samedi, juillet 31, 2021
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Iran : les médias du régime avouent le gaspillage des ressources au service du terrorisme

L’économie iranienne traverse sa pire situation depuis 1979. La population pâti de la crise endémique dû à la corruption éhontée d’un régime totalitaire et belliqueuse. Ces derniers jours, des médias d’État en Iran ont reconnu la responsabilité des autorités dans le désastre économique que traverse le pays.

Selon le quotidien Sharq, le 30 mai, « L’année dernière, les prix de nombreux biens de consommation essentiels ont augmenté de plusieurs centaines de pour cent (…) Sur la base des dernières statistiques publiées par le ministère de l’Industrie, des Mines et du Commerce, les prix de certains types d’aliments pour bétail et volaille, les fruits, les légumineuses, le riz, l’huile, la volaille vivante ont augmenté de plus de 100% en 2020. Le prix de 41 marchandises a augmenté de 50 à 100 pour cent. »

« La crise économique est le résultat de l’inefficacité, à la fois en termes de ressources humaines et de facteurs administratifs, mais aussi en raison des contradictions structurelles [du régime] », a écrit pour sa part le journal économique Eghtesad-e Pouya, le lundi 7 juin.

Selon Eghtesad-e Pouya, « Les grands projets économiques appartiennent aux affiliés et aux proches du principal centre du pouvoir. En raison de l’absence de conditions nécessaires, ils ne terminent souvent pas les projets qu’ils entreprennent ou cela se terminent avec des dépenses extravagants et à des prix plusieurs fois plus élevés. En raison du manque d’expertise nécessaire, le capital national est gaspillé. Ces projets avancent souvent par essais et erreurs. Le capital du peuple, au lieu de faire avancer des projets de développement durable, est utilisé dans des guerres par procuration. »

Pendant ce temps, « dans, 70 % des personnes dans les trois premiers déciles les plus modestes de la société iranienne ne reçoivent de pension d’aucune institution formelle ou informelle et sont abandonnées. Cela signifie que plus de la moitié de la société est abandonnée à elle-même.

En effet, le régime gaspille les richesses pays pour financer et soutenir des groupes terroristes inféodés dans la région, ou, comme l’a reconnu le quotidien Eghtesad-e Pouya, pour mener des « guerres par procuration ».

L’ancien Heshmatullah Falahatpisheh avait affirmé au site iranien E’temad Online, le 20 mai 2020 : « Je suis allé en Syrie, certaines personnes ont dit que j’avais fait certaines dépenses, mais je le répète, nous avons peut-être donné quelques 20 à 30 milliards de dollars à la Syrie, mais nous devons le reprendre ».

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En plus de ses politiques belliqueuses, la corruption du régime et la mauvaise gestion économique ont eu un effet dévastateur sur l’économie iranienne. Le quotidien Keyhan a écrit jeudi : « Certains produits alimentaires ont connu une inflation à trois chiffres ».

La hausse du taux d’inflation, qui a fait grimper les prix en flèche, est due à l’impression galopante de billets de banque par les autorités pour compenser le déficit budgétaire. Lors du premier débat des candidats à l’élection présidentielle des mollahs, Alireza Zakani a reconnu que « le volume de liquidités est supérieur à 3,5 quadrillions de tomans, ce qui est dû à l’impression effrénée de billets de banque dans le pays ».

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La crise économique et l’incurie du régime ont accru la fébrilité de la société. Ainsi, les médias d’État mettent en garde contre la réaction de la population.

« La crise économique a rendu les gens agressifs. Ce gouvernement peut rester au pouvoir jusqu’en juillet, mais il faut savoir que les effets de cette agressivité vont perdurer encore quelques années. Les responsables devraient répondre aux attentes de la population afin qu’elle puisse subvenir à ses besoins. Sinon, il y aura des dommages sociaux », a averti jeudi le quotidien économique Donya-e Eghtesad au sujet du risque de l’explosion de la colère populaire.

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