jeudi, août 6, 2020
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Iran : plus de 67.600 décès dus au coronavirus dans 342 villes – Mis à jour AU 8 juillet 2020, 18H00

  • Le vice-ministre de la Santé : la situation va certainement empirer. Il n’y aura pas de vaccin avant au moins un an.
  • Un député du Majlis des mollahs : nous avons certains jours jusqu’à 300 décès du coronavirus. Les chiffres du ministère de la Santé ne prennent pas en compte les morts à domicile ni ceux qui meurent pendant le transport à l’hôpital.
  • Le chef du centre de lutte contre le coronavirus : La situation est extrêmement précaire. Le nombre de cas positifs et de décès ces dix derniers jours n’a cessé de monter.
  • Un professeur d’épidémiologie : la moyenne des décès en Iran est le double de celle dans le monde. Nous sommes au second rang en terme de décès.
  • Un cadre médical de l’hôpital de Khorramabad : j’ai emmené 200 à 300 morts du coronavirus à la chambre froide, jeunes et vieux, ils meurent tous. Les lits ne restent même pas vacants une heure.
  • La moyenne des décès dans le Kermanchah depuis le 20 juin a été multipliée par 12.

L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI / MEK) a annoncé ce 8 juillet que le nombre des décès dus au coronavirus dans 342 villes d’Iran dépasse les 67.600. Le nombre de morts dans les provinces de Téhéran est de 17.050, de Khorassan-Razavi de 4890, de Qom de 4050 personnes, de Lorestan 2470, d’Azerbaïdjan oriental 1970, de Kermanchah de 1735, de Hamedan 1575 et de Zandjan de 650.

Alors que les victimes du coronavirus se multiplient et que le régime ne fait rien pour aider les gens, Rohani s’est adressé au gouvernement aujourd’hui dans un discours remplis de généralités, menaçant les gens s’ils ne respectaient pas les gestes barrières et se contentant de donner carte blanche aux autorités locales pour appliquer des restrictions. Il a exprimé l’espoir que la situation se calmerait en août et septembre.

Iradj Haririchi, vice-ministre de la Santé, a déclaré : « Aujourd’hui, nous sommes confrontés à un nombre de morts inacceptable et sans précédent, alors que nous sommes dans les 30e et 40e minutes du match (…) La levée des restrictions (…) nous a mené à la mort de 200 personnes ces dernières 24 heures. Si des mesures globales ne sont pas prises, la situation va certainement empirer (…) il n’y aura pas de vaccin avant au moins un an. » (Agence ILNA, 7 juillet).

Le député Mohseni, membre de la commission de la Santé au Majlis du régime, a déclaré : « Certains jours, nous avons eu jusqu’à 300 décès dus au coronavirus, et si vous voyez que les chiffres annoncés par le ministère de la Santé sont inférieurs, c’est parce qu’ils ne prennent en compte que les morts à l’hôpital, mais ils ne prennent pas en compte les morts à domicile ni ceux qui meurent pendant le transport à l’hôpital. » Il a reconnu que « la crainte des gens de n’avoir rien à manger en raison de l’arrêt du travail, les a conduits à sortir. Ce n’est une question de ne pas effrayer la population, c’est que les chefs de famille ont peur de ne plus pouvoir faire vivre leur famille. » ( Site Rouydad24, 5 juillet).

À Téhéran, une réunion d’urgence au centre national de lutte contre le coronavirus (CNCL) s’est tenue dans laquelle Alireza Zali son chef a déclaré : « Ces derniers jours, la situation à Téhéran a été extrêmement précaire. Le nombre de malades, de décès et de personnes nécessitant une hospitalisation a augmenté de façon exponentielle ces 10 derniers jours. Tous les membres présents à la réunion d’aujourd’hui ont exprimé leur inquiétude (…) Les visites dans les centres médicaux ont augmenté, nous avons donc besoin de mesures plus sérieuses » (Agence ISNA, 9 juillet).

Un spécialiste des maladies infectieuses de l’hôpital Taleghani a déclaré: « Les hôpitaux sont confrontés à la limite de lits et à l’augmentation des visites, et la poursuite de ce processus représente un défi pour le système de santé du pays. Si la poussée progressive de l’épidémie n’est pas contrôlée, il ne sera pas possible d’accepter de nouveaux patients et de traiter les malades gravement atteints, ce qui entraînera une augmentation de la mortalité (…) Et vu la fatigue du personnel soignant, le système sanitaire perd sa capacité de récupération en termes d’équipement et de main d’œuvre (…) Lorsque le virus se propage à cette vitesse pendant la saison chaude, il est certain que pendant la saison froide le taux de contamination augmentera. » (Agence ISNA, 9 juillet).

Le Dr Souri, professeur d’épidémiologie, a déclaré : « On ne peut pas s’attendre à contenir l’épidémie en donnant simplement des conseils et des informations et en faisant porter la responsabilité de la nouvelle flambée du virus à la population. Ce n’est pas juste. Il est du devoir des gouvernements et des organisations concernées d’avoir un plan et une politique appropriés pour prévenir la propagation de la maladie et avec les moyens à leur disposition, de contrôler le virus (…) Le nombre moyen de décès dans notre pays est d’environ le double de la moyenne mondiale. Dans le monde, nous avons 65 décès pour un million, et dans notre pays ce nombre atteint 135 (…) Aujourd’hui, notre pays se classe au deuxième rang mondial en termes de mortalité.» (Agence Fars, 8 juillet).

Le vice-président de la faculté des sciences médicales de Téhéran a déclaré : « Nous revenons aux jours critiques de février-mars. 485 malades du coronavirus sont hospitalisés dans les CHU de Téhéran dont 177 sont en USI (…) Certains malades ont besoin de soins intensifs et nous attendons que les lits de USI se vident. » (Agence Mehr, 7 juillet).

Dans la province de Lorestan, un membre du personnel médical de l’hôpital de Khorramabad a déclaré: « J’ai peut-être emmené 200 à 300 décédés du coronavirus à la chambre froide pour les laver. Jeunes et vieux, ils meurent tous. Les lits ne restent même pas vacants une heure. Dès qu’un malade sort, un autre malade en salle d’urgence doit être hospitalisé ». (Aflak TV, 7 juillet)

Le président de la faculté des sciences médicales de Kermanchah a déclaré: « La moyenne des décès depuis le 20 juin a augmenté de 12 fois par rapport au mois de mars. Le nombre moyen d’hospitalisations depuis le 20 juin par rapport au mois de mars est 4,3 fois plus. » (Agence ISNA, 8 juillet).

Le vice-président de la faculté des sciences médicales de la province d’Alborz a déclaré: « Depuis le 5 juin, nous avons constaté une augmentation du nombre de malades. Ces dernières nuits, le nombre de malades et d’hospitalisation a considérablement augmenté. » (Agence Fars, 8 juillet)

À Ardebil, le vice-président de la faculté des sciences médicales a déclaré: « L’épidémie dans cette province avance rapidement (…) La nuit dernière, les centres médicaux ont enregistré le plus grand nombre d’hospitalisations de ces trente derniers jours. » (Agence IRNA,8 juillet).

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 8 juillet 2020

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