lundi, janvier 17, 2022
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Journée mondial des droits de l’homme: la communauté internationale doit mettre fin à l’impunité du régime iranien

Musée 120 ans de lutte pour la liberté en Iran – Achraf-3 Albanie

Jeudi marque la Journée mondiale des droits de l’homme de l’ONU et soulève la question de savoir si la communauté internationale prendra des mesures sérieuses pour lutter contre des crimes et des abus qui ont été ignorés pendant des décennies en Iran.

Après trois décennies d’injustice, un groupe d’experts des droits de l’homme des Nations Unies a envoyé une lettre aux autorités du régime sur le massacre de 1988 des prisonniers politiques iraniens, affirmant que le massacre de 1988 pouvait « constituer un crime contre l’humanité».

Ils ont également réaffirmé que si le régime refuse d’enquêter et «de respecter ses obligations en vertu du droit international des droits de l’homme», ils appelleront «la communauté internationale à prendre des mesures pour enquêter sur les cas, notamment en ouvrant une enquête internationale».

La politique de complaisance des gouvernements occidentaux a encouragé le régime et lui a donné un sentiment d’impunité pour continuer ses crimes contre l’humanité. Maintenant, après cette lettre, qu’Amnesty International a qualifiée de «point tournant», la communauté internationale a cette occasion de demander au régime de rendre compte pour ses crimes.

Les développements des dernières années sont suffisants pour démontrer que de nouvelles souffrances se profilent pour le peuple iranien si le régime n’est pas obligé de changer de comportement. Et lorsque ces récents développements sont mis en contexte avec les exactions et les crimes contre l’humanité du passé en Iran, il devient clair qu’une réponse faible à la crise en cours ouvrira la voie à de nombreuses violations.

La crise actuelle a commencé vers le début de 2018, lorsque le régime a été secoué par un soulèvement sans précédent. Le mouvement a vu des habitants de plus de 100 villes et villages scandant des slogans comme «mort au dictateur» et démontrant un engagement collectif pour un changement de régime vers la démocratie en Iran. Les manifestations à l’échelle nationale se sont naturellement heurtées à de violentes répressions de la part des autorités, qui ont fait des dizaines de morts et des milliers de personnes en prison.

En novembre 2019, les augmentations des prix de l’essence ont rappelé de façon éclatante le mépris du régime iranien pour le sort de la population. En réponse, des manifestations ont éclaté dans près de 200 localités, les participants reprenant les mêmes slogans qui avaient défini le soulèvement précédent. Cette fois, les institutions du régime comme le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) ont répondu avec une violence encore plus meurtrière, ouvrant le feu sur les foules à balles réelles et tirant pour tuer.

Iran Protests: Nationwide Uprising in Iran- November 2019

Le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI) a rapidement rapporté que le bilan des manifestations de novembre 2019 avait fait 1500 morts sur une période de quelques jours seulement. L’année suivante, la crise a continué de s’aggraver, de nombreuses personnes arrêtées étant torturées et privées d’accès à des soins médicaux, souvent dans le but d’obtenir des aveux forcés. Ces aveux, à leur tour, ont été utilisés de manière par la justice des mollahs pour justifier des condamnations à mort pour un certain nombre de manifestants pacifiques.

Le dernier assaut de ces condamnations devrait servir à rappeler à la communauté internationale l’une des caractéristiques les plus incontestables du mépris du régime pour les droits de l’homme. L’Iran est bien reconnu comme l’État avec le taux d’exécutions par habitant le plus élevé au monde. La réputation du régime d’abuser de la peine de mort est encore renforcée par le fait que l’Iran reste l’un des derniers pays au monde à appliquer systématiquement cette peine aux affaires dans lesquelles l’accusé avait moins de 18 ans au moment du crime.

Cette habitude d’exécution des mineurs est une violation flagrante du droit international et des normes universelles des droits de l’homme qui ont été adoptées par l’Assemblée générale des Nations Unies le 10 décembre 1948. Téhéran en est bien conscient, étant signataire du Pacte international relatif aux droits civils et Droits politiques et Convention relative aux droits de l’enfant. Mais pendant toutes les années où le régime iranien a été soumis aux résolutions de l’ONU et à d’autres condamnations formelles de son bilan en matière de droits humains, ses responsables ont développé une habitude de ne pas tenir compte sans vergogne du concept même des droits humains universels.

Alors que le régime iranien maintient techniquement son propre contrôleur interne des droits de l’homme, son rôle dans la pratique est seulement de contredire la condamnation internationale tout en insistant sur le fait que l’exécution de mineurs, l’emprisonnement politique et d’autres formes de violence d’État sont tous conformes à la conception unique de l’éthique « islamiste » du régime.

Les responsables du régime sont même allés jusqu’à défendre publiquement les exécutions massives de prisonniers politiques et à insister sur le fait qu’une telle brutalité est basée sur «l’ordre de Dieu».

To Stop Executions in Iran Permanently, World Should Hold Mullahs to Account for 1988 Massacre

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