jeudi, octobre 1, 2020
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Les étudiants iraniens montrent leur soutien aux prisonniers politiques

Les étudiants iraniens montrent leur soutien aux prisonniers politiques

CNRI – les étudiants de l’Université Polytechnique de Téhéran (l’Université de technologie d’Armirkabir) ont montré leur solidarité et soutien aux professeurs emprisonnés en Iran pour leur opinion politique. Le dimanche 1er mai, les étudiants ont levé des déclarations de soutien et des photos des professeurs emprisonnés, dont plusieurs sont actuellement en grève de la faim dans les plus célèbres prisons d’Iran.

Esmail Abdi and Mahmoud Beheshti Langroudi, deux professeurs qui sont derrière les barreaux à la prison Evin, sont actuellement en grève de faim.

Un autre prisonnier politique Ali Moezzi, dont les proches sont des membres de  l’organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI), a annoncé qu’il pense se joindre à Abdi et d’autres prisonniers politiques pour la grève de faim qui commence le vendredi en guise de solidarité.

Parallèlement, les étudiants de l’université médicale de Qom ont exprimé leur soutien au prisonnier politique Omid Kokabee. Le samedi 30 avril, les ils ont levé des bannières et des signes appelant à la libération de Monsieur Kokabee.

Monsieur Kokabee un physicien de 34 ans, a subi une opération le mois dernier afin d’ôter son rein droit cancéreux. Ses proches ont répétitivement mis en garde à propos de ses divers soucis de santé, mais le régime des mollahs a systématiquement ignoré leurs avertissements durant les 5 dernières années pendant lesquelles il a été derrière les barreaux.

Les associations des droits de l’Homme disent que Monsieur Kokabee est un prisonnier de conscience détenu uniquement pour son refus de travailler sur les projets militaires en Iran et du fait de charges fallacieuses reliées à ses légitimes études scolaires en dehors de l’Iran.

En mai 2012, après un procès injuste au supposé tribunal révolutionnaire du régime auquel il est entendu qu’il n’a été présenté aucune preuve contre lui, il a été condamné à 10 ans de prison pour avoir eu « des liens avec un gouvernement hostile », selon l’Amnesty International.

Sa sentence a été maintenue en appel en aout 2012.

Selon les associations de droits de l’Homme, les autorités iraniennes ont injustement retardé l’accès de Monsieur Kokabee à un traitement médical par le passé.

En 2012, après qu’un examen préliminaire ait révélé qu’il avait une tumeur, Monsieur Kokabee a connu un long retard dans l’obtention de l’autorisation pour être transféré d’une clinique de santé de prison à un hôpital pour des examens médicaux cruciaux.

Dans une lettre ouverte écrite depuis la prison en avril 2013, M Kokabee a dit: « Au cours des interrogatoires qui ont été conduits en isolement cellulaire, alors que la communication avec ma famille et l’extérieur était coupée, et alors que j’étais constamment mis sous pression et menaces en recevant les informations à propos de l’état physique et mental de ma famille, j’étais appelé encore et encore à rédiger diverses versions de mon histoire personnelle après 2005. »

 

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