samedi, mars 6, 2021
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Les exécutions se poursuivent en Iran alors que la communauté internationale reste silencieuse

Au moins six personnes ont été exécutées ces derniers jours en Iran, selon les informations de la Résistance iranienne. La poursuite des exécutions souligne le mépris du régime pour les normes internationales relatives aux droits de l’homme.

Les Nations Unies ont publié leur 67e résolution de condamnation des violations des droits de l’homme par le régime iranien le 16 décembre. Moins d’une semaine après la résolution de l’ONU, le régime a exécuté 14 prisonniers. Le régime a montré son mépris pour les condamnations verbales, les actions et les protestations internationales, en exécutant Navid Afkari, champion national de lutte iranien, en septembre, et Ruhollah Zam, un résident français, en décembre.

Le régime continue de recourir à la peine capitale pour intimider la popoulation et empêcher les soulèvements populaires. À cet égard, le 3 janvier, le général de brigade Qassem Rezaei, commandant adjoint des forces de sécurité de l’État (SSF), a demandé à la télévision à ses agents de «briser les bras» de jeunes rebelles que le régime qualifie de «voyous». Rezaei a déclaré: “Si vous les attrapez sur les lieux et que je vois qu’ils sont indemnes, vous aurez à répondre pourquoi ils sont toujours indemnes.”

Les propos de Rezaei ont confirmé l’intention du régime d’utiliser des méthodes violentes pour réprimer la société.

Iran's Deputy Police Chief orders pure suppression in front of media-IRGC General Qassem Rezaei

Video : Le chef adjoint de la police iranienne ordonne la répression pure devant les médias – le général Qassem Rezaei du CGRI

En d’autres termes, les violations flagrantes des droits de l’homme font partie intégrante du régime des mollahs. Le nombre croissant d’exécutions et de tortures brutales en Iran n’est pas une surprise quand on sait que l’actuel chef du pouvoir judiciaire est Ebrahim Raïssi, «juge des pendaisons» dans le massacre de 1988.

Au cours de l’été 1988, Raïssi et d’autres membres des «commissions de la mort» ont appliqué une fatwa de Ruhollah Khomeini pour massacrer les prisonniers affiliés à l’OMPI. Les prisonniers politiques affiliés à d’autres groupes ont été exécutés dans une deuxième vague. Au moins 30 000 prisonniers politiques ont été massacrés en 1988 et enterrés secrètement dans des fosses communes.

Dans une lettre de septembre, qui a été publiée en décembre, un groupe d’experts de l’ONU a souligné que le massacre de 1988 «peut constituer des crimes contre l’humanité».

Ils ont également souligné comment le régime de Téhéran a refusé d’enquêter sur ce crime contre l’humanité et a fourni une «impunité systématique» aux auteurs, en leur offrant des postes gouvernementaux et judiciaires de premier plan.

Les experts de l’ONU ont également critiqué l’inaction de la communauté internationale face à ce crime contre l’humanité qui «a eu un impact dévastateur sur les survivants et les familles».

Plus important encore, les experts de l’ONU ont souligné que cette inaction avait également un impact dévastateur sur «la situation générale des droits de l’homme en Iran et encouragé Téhéran à continuer à dissimuler le sort des victimes et à maintenir une stratégie de déni qui se poursuit à ce jour. »

Comme l’ont souligné les experts de l’ONU, l’échec de la communauté internationale à tenir le régime responsable de ses crimes a permis au régime de continuer à violer les droits de l’homme. Les actions de la communauté internationale n’ont pas dépassé les «lettres» et les «condamnations verbales ».

Lors du soulèvement de novembre 2019, le régime a massacré 1500 personnes dans les rues. Mais la communauté internationale n’est pas allée au-delà de «condamner» le massacre. De nombreux pays européens ont même redoublé d’efforts depuis le soulèvement de novembre pour établir des relations d’affaires avec le régime. Pendant ce temps, le soulèvement et la violence du régime ont montré que les Iraniens ne veulent pas de ce régime et que le régime perdra son emprise sur le pouvoir s’il arrête les violations des droits de l’homme.

L’Union européenne a depuis poursuivi ses efforts pour relancer l’accord nucléaire iranien moribond, malgré les violations par le régime de ses engagements.

Alors qu’en décembre l’UE a adopté son nouveau régime de sanctions mondiales, visant les auteurs de violations des droits de l’homme dans tous les pays, les dirigeants européens poursuivent leurs relations avec le régime de Téhéran, qui est le plus grand bourreau du monde par habitant.
Le moment est venu pour l’UE d’aller au-delà des résolutions et des condamnations et de prendre des mesures concrètes. L’UE devrait utiliser sa «loi Magnitsky» et imposer des sanctions à tous les dirigeants du régime pour leur rôle dans les violations des droits de l’homme. L’UE devrait conditionner toutes les relations avec Téhéran à l’arrêt immédiat par le régime des violations des droits de l’homme.

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