samedi, novembre 27, 2021
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Les voyages nationaux et internationaux de Raïssi en Iran échouent

Les voyages nationaux et internationaux de Raïssi en Iran échouent
Les voyages nationaux et internationaux de Raïssi en Iran échouent

Lundi, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du régime iranien a annoncé que le président du régime, Ebrahim Raïssi, n’assisterait pas à la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique COP26 à Glasgow. Répondant aux journalistes, le porte-parole de AE a affirmé qu' »un tel voyage n’était pas à l’ordre du jour du président en premier lieu ». Refuser une telle opportunité diplomatique au régime qui cherche désespérément une reconnaissance internationale pour son président est un sérieux revers.

Une fois qu’il est devenu évident que Raïssi assisterait probablement à la COP26, les victimes du régime iranien et un ancien député européen, Struan Stevenson, ont fait une demande formelle d’arrestation de Raïssi. Cette demande officielle a été faite en raison du sombre antécédent de Raïssi en matière de violations des droits humains. Raïssi est connu pour son rôle dans le massacre de plus de 30 000 prisonniers politiques en 1988. La demande formelle faite par les militants iraniens et l’action de M. Stevenson a reçu une large couverture médiatique.

« Une demande formelle a été faite pour arrêter le président iranien pour crimes contre l’humanité s’il assiste à la Cop26 à Glasgow », a rapporté le Times. « Les militants des droits humains, les victimes et les proches de ceux qui ont été torturés et exécutés par le régime iranien ont appelé la police écossaise à enquêter sur Raïssi en vertu du concept juridique de la compétence universelle. Cela signifie que les violateurs des droits humains de toute nationalité peuvent être inculpés dans n’importe quel pays, quel que soit le lieu où les crimes ont été commis », a ajouté le Times.

La Résistance iranienne a également tenu une conférence de presse le 13 octobre. Cet événement a réuni d’anciens prisonniers politiques, des victimes du régime et M. Stevenson. Tahar Boumedra, ancien chef du Bureau des droits de l’homme de l’ONU en Irak a également assisté à cet événement. M. Boumedra a également souligné que « nous avons déposé la première plainte le 2 juillet 2021. Nous pensons que justice différée, c’est justice refusée ».

Les appels se sont multipliés pour que Raïssi soit tenu responsable de son rôle dans le massacre de 1988, ainsi que des crimes qu’il a commis en tant que chef du pouvoir judiciaire de 2019 à 2021, principalement lors des grandes manifestations anti-régime.

Ces activités comprennent des manifestations en cours dans différentes parties du monde. À la veille de la 19e Journée mondiale contre la peine de mort, les Iraniens et les partisans de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK) ont condamné les violations des droits humains et le nombre croissant d’exécutions en Iran en organisant une série de rassemblements dans 21 villes de 12 pays européens différents pays, les États-Unis et le Canada. Ils ont exhorté la communauté internationale à tenir les responsables du régime iranien, principalement Raïssi, pour responsables de crimes contre l’humanité.

Raïssi a été choisi par le guide suprême du régime, Ali Khamenei, pour consolider son pouvoir. L’élection présidentielle du régime a rencontré un boycott sans précédent de la part des Iraniens qui souffrent aux mains de Khamenei, Raïssi et leurs semblables depuis 43 ans.

Alors que Raïssi peut difficilement se rendre dans un pays où il ne serait pas surveillé pour ses crimes contre les droits humains, les Iraniens le rejettent et partout où il va les protestations s’enchaînent.

Vendredi, Raïssi s’est rendu dans la province de Boushehr, dans le sud-ouest de l’Iran, pour « examiner et trouver des solutions aux problèmes de la province », comme l’ont affirmé les médias d’État. Pourtant, malgré les faux rapports des médias d’État selon lesquels la population l’ «accueille chaleureusement Raïssi », Raïssi a de nouveau été accueilli par des personnes en colère qui ont protesté contre sa présence.

Les habitants ont montré qu’ils en avaient marre des responsables du régime et de leurs promesses creuses. Des rapports de Boushehr indiquent que les gens ont marché vers l’aéroport où l’avion de Raïssi atterrissait et ont scandé des slogans contre sa politique, y compris « la justice est un mensonge », rejetant ses prétentions de lutte contre la corruption.

Le voyage de Raïssi dans la province de Kohgiluyeh et Boyer Ahmad s’est terminé dans la même manière. Lorsque son véhicule a atteint la région Tang-e Sorkh de Boyer Ahmad, les gens ont bloqué son chemin. La situation a atteint un point tel que l’agence de presse officielle IRNA a rapporté : « Les manifestants scandaient des slogans en colère et utilisaient parfois un langage injurieux pour exprimer leurs revendications. Les gens étaient très indignés. »

Ces manifestations montrent à quel point le peuple iranien déteste le régime. Cela montre également que Khamenei a échoué dans son objectif ultime de réprimer toute voix dissidente en nommant Raïssi président et en sélectionnant un cabinet de corrompus et de terroristes.

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