samedi, septembre 26, 2020
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Malgré le massacre de 1988, la résistance contre la dictature s’est développée en Iran

Il y a trente-deux ans, le régime iranien a tenté d’anéantir lors d’une entreprise sanguinaire sans précédent la plus grande force de l’opposition démocratique en Iran. Sur la base d’une fatwa émise par le fondateur du régime islamiste, Rouhollah Khomeiny, déclarant les prisonniers politiques récalcitrants des ennemis de Dieu, des « commissions de la mort » ont été mis sur pied dans les prisons de tout l’Iran et ont commencé à interroger les détenus sur leurs opinions politique. Ces simulacres de procès duraient parfois une minute et on envoyait les prisonniers à la potence par milliers.

La plupart des victimes étaient des membres et des partisans de l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI / MEK) qui ont choisi la mort au lieu de céder aux dictats du régime. Ceux qui ont été traînés devant les commissions de la mort ont choisi de défendre fièrement leurs convictions et leur soutien à l’OMPI.

Les commissions ont ordonné la mort de plus de 30 000 prisonniers politiques en quelques mois en 1988. On sait que les victimes comprenaient des adolescents et des femmes enceintes. Les hommes de main du régime ont pendu les victimes en groupes puis les ont emmenés dans des camions frigorifiques pour les enterrer secrètement dans des fosses communes. Un certain nombre de fosses communes ont depuis été identifiées par des militants iraniens, mais d’autres ont été détruits dans le cadre de projets de construction de routes et de bâtiments par le régime, un phénomène qui est toujours en cours et a été dénoncé par Amnesty International.

Ce groupe de défense des droits de l’homme est l’une des entités qui militent pour une enquête indépendante approfondie sur ce que l’on a appelé le plus grand crime contre l’humanité depuis la seconde moitié du XXe siècle. Amnesty avertit que la destruction des preuves par le régime se poursuivra à moins qu’elle ne soit confrontée à la communauté internationale, ce qui entrave les chances de rendre justice aux victimes du massacre et à leurs familles. La Résistance iranienne a suggéré à plusieurs reprises que le retard à rendre justice encourage le régime dans son entreprise mortifère.

En 2017, Mme Maryam Radjavi, a lancé une campagne pour demander justice pour les victimes du massacre de 1988. Depuis, cette campagne a été largement accueillie par le peuple iranien et les organisations de défense des droits humains.

Téhéran a échoué dans les objectifs du massacre de 1988. Et à la fin du mois de juillet, les «Unités de résistance» de l’OMPI se sont activés avec une série de graffitis pour attirer l’attention du public sur la nécessité de demander des comptes pour ces meurtres.

L’oppression du régime n’a pu réprimer la société iranienne que pendant une courte période de temps, mais n’a jamais réussi à interrompre les activités des «unités de résistance» de l’OMPI, qui ont joué un rôle de premier plan pendant les soulèvements récents en Iran.

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