dimanche, mai 9, 2021
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Un ancien député admet le massacre dans les manifestations de 2019 en Iran

Récemment, dans un clip vidéo circulant sur les réseaux sociaux, Mahmoud Sadeghi, un ancien député du parlement des mollahs, a reconnu que les forces de sécurité du régime avaient tué des manifestants innocents lors des grandes manifestations de novembre 2019 en Iran.

«Dans la commission chargée de gérer [le soulèvement de novembre], j’ai demandé s’il y avait des signes de groupes d’opposition, ils ont répondu non. J’ai dit à M. Shamkhani que ce sont des gens ordinaires. On est en train de tuer des gens dans la rue. Que faites-vous ? Allez-vous continuer à tuer s’ils restent dans la rue? Shamkhani a dit que oui, nous le ferons », a déclaré Mahmoud Sadeghi.

Ali Shamkhani est le secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale du régime intégriste.

Lors des grandes manifestations de novembre 2019, la population en colère a pris d’assaut les centres de répression du régime et a appelé à un changement de régime. Le soulèvement a ébranlé les fondations du régime. Pour empêcher son régime de tomber, le guide suprême des mollahs, Ali Khamenei, a ordonné à ses forces de sécurité et aux gardiens de la révolution (CGRI) de «faire tout ce qu’ils peuvent». Le CGRI et les forces de sécurité de l’État (SSF) ont tué plus de 1500 manifestants.

Le régime a refusé d’annoncer le nombre de manifestants abattus et ses responsables ont tenté de minimiser le nombre de martyrs.

En juin 2020, Mojtaba Zolnouri, président de la Commission de la sécurité nationale et de la politique étrangère du parlement, a déclaré: «230 ont été tués lors des incidents de novembre».

Avant Zoulnouri, le ministre de l’Intérieur, Abdolreza Rahmani Fazli, avait annoncé qu’environ 250 avaient été tués lors des manifestations en Iran. Comme Zoulnouri, qui a déclaré insolemment que «52 des personnes tuées étaient des forces de sécurité», Rahmani Fazli a affirmé: «Quelques 40 à 45 personnes ont été tuées avec des armes non officielles et non enregistrées», essayant de rejeter la responsabilité sur tiers et justifier la répression brutale des manifestants.

Rahmani Fazli est la même personne qui a défendu l’imposition par le régime d’une panne d’internet pendant le soulèvement pour empêcher le monde extérieur de savoir ce qui se passe en Iran.

«Ils disent que Rahmani a fermé Internet ces jours-là. Je l’ai sûrement fait parce qu’ils commandaient et formaient [les manifestants] par Internet. Ils cherchaient à déclencher une guerre civile. En tant que responsables de la sécurité du pays, nous suivions leurs activités; ils planifiaient pendant des mois », a déclaré Rahmani, ajoutant que « c’est la hausse du prix du carburant qui a déclenché cela. Ils voulaient semer le chaos dans le pays et transformer notre pays en une autre Syrie. Préserver la sécurité [du régime] est notre priorité ».

Bien que le régime ait pu mater la révolte de novembre 2019, la dissidence sociale reste comme le feu sous la cendre. «Nous sommes dans une telle situation qu’à tout moment, ce feu sous la cendre peut s’attiser. Les incidents de novembre 2019 ne s’effaceront pas de la mémoire des Iraniens », avait écrit le 19 mai 2020 le quotidien d’Etat Arman.

 

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