jeudi, janvier 27, 2022
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Un membre de la Commission de la mort nommé chef du pouvoir judiciaire en Iran

Un membre de la Commission de la mort nommé chef du pouvoir judiciaire en Iran

L’un des responsables du massacre de prisonniers politiques en Iran en 1988 a été nommé nouveau chef du pouvoir judiciaire par Ali Khamenei. Ebrahim Raïssi, qui remplace Sadeq Amoli Larijani, a siégé à la Commission de la mort de Téhéran avec l’ancien ministre iranien de la Justice, Mostafa Pour Mohammadi, et a envoyé des dizaines de milliers de prisonniers politiques à la potence pour avoir refusé de renoncer à leur conviction politique et leur soutien aux Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI/MEK).

La nomination de Raïssi, qui a été choisi par Khamenei comme candidat à la présidence en 2017 et son successeur potentiel, a été confirmée dimanche par le porte-parole du pouvoir judiciaire des mollahs, Gholamhossein Mohseni Ejei, tandis que Yahya Kamalipour, membre de la Commission judiciaire du Majlis (Parlement des mollahs), a déclaré que Raïssi sera présenté officiellement jeudi 7 mars. Cette nomination est pour une durée de cinq ans, renouvelable.

Compte tenu des liens de Raïssi avec la faction de Khamenei, il est surprenant que de nombreux membres de la faction du soi-disant modéré Hassan Rohani, notamment Mostafa Tajzadeh et Mahmoud Sadeghi qui ont tous deux envoyé des tweets en sa faveur, soutiennent sa nomination. Ils essaient d’éviter une autre brèche dans le Régime qui pourrait s’effondrer.

Les Commissions de la mort et tribunaux éclaires

Ces Commissions de la mort ont été créées en 1988 après que le Guide Suprême de l’époque, Rouhollah Khomeiny, eut publié une fatwa demandant l’élimination de tous les prisonniers politiques de l’OMPI. Ils ont tenu des procès éclaires qui ont duré en moyenne trois minutes avec souvent une seule question : Tu crois toujours aux Moudjahidine ? Quelque 30 000 condamnations à mort ont été prononcées et exécutées dans tout l’Iran en trois mois seulement.

Raïssi, Procureur adjoint de Téhéran en 1988, a été identifié par de nombreux survivants comme l’une des principales personnes impliquées dans l’application de l’ordre d’exécution. Il a même été cité par l’ancien adjoint de Khomeiny, l’ayatollah Hossein-Ali Montazeri dans ses mémoires.

Dans un enregistrement audio de 1988 qui a été divulgué, on peut entendre Montazeri s’opposer au massacre, soulignant que l’histoire « va vous condamner comme les plus grands criminels ». Il a été destitué du pouvoir et a passé le reste de sa vie en résidence surveillée.

Après la publication de cette bande audio en 2016, Pour-mohammadi s’est dit « fier » d’avoir été membre de la Commission de la mort et de n’avoir « jamais eu d’insomnie » sur son rôle dans la condamnation à mort de milliers de personnes. La semaine dernière, dans une interview télévisée, il a déclaré que la divulgation des propos de Montazeri, par le fils de Montazeri, Ahmad, était un « acte de trahison ».

Pour-mohammadi a déclaré : « Eh bien, j’ai défendu le mouvement de [Khomeiny]. Nous avions une mission en ce qui concerne l’OMPI, à l’époque où j’étais le Procureur du tribunal révolutionnaire. J’ai publié de nombreux actes d’accusation contre l’OMPI et je les ai envoyés à la cour. Beaucoup d’entre eux ont été condamnés, beaucoup ont été exécutés et il y a eu d’autres verdicts. »

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