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Durant l'été 1988, le régime iranien a sommairement exécuté des dizaines de milliers de détenus politiques à travers l'Iran. Il n'a jamais reconnu ces exécutions ni fourni la moindre information sur le nombre de prisonniers tués.

La majorité des victimes purgeaient des peines de prison pour leurs activités politiques ou avaient terminé leur peine mais étaient toujours incarcérées. Certains avaient déjà été emprisonnés et libérés, mais avaient de nouveau été arrêtés pour être exécutés pendant le massacre.

Le carnage a commencé à la fin juillet et s'est poursuivie sans relâche pendant quelques mois. Quand il s'est arrêté à l'automne, quelque 30.000 prisonniers politiques, dont l’écrasante majorité était des militants de l'organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (OMPI), avaient été assassinés.

 

Un des charniers des victimes du massacre de 1998

LES EXECUTIONS MASSIVES DE1988 ONT COMMENCE SUR UN DECRET DE MORT DE KHOMEINY

A la fin de la guerre Iran-Irak, Khomeiny qui sentait la défaite imminente, a décidé de se venger sur les prisonniers politiques. Il a émis des fatwas (décrets religieux) ordonnant de massacrer tous ceux qui refusaient le repentir et la collaboration totale avec le régime.

La boucherie a commencé avec chaque jour des centaines de pendaisons et de cadavres enterrés à la hâte dans des fosses communes un peu partout dans les grandes villes, en particulier à Téhéran.

Khomeiny avait décrété : « quiconque, à n'importe quel stade, continue d'appartenir aux Monafeghine (terme péjoratif pour désigner l’Ompi) doit être exécuté. Anéantissez immédiatement les ennemis de l'islam.» Il avait ajouté : « Ceux qui sont dans les prisons à travers le pays et restent inébranlables dans leur soutien à l’OMPI sont en guerre contre Dieu et condamnés à être exécutés (...) Il est naïf de faire preuve de miséricorde à ceux qui font la guerre à Dieu. »

 

Le « décret de mort » rédigé par Khomeiny pour les exécutions massives de prisonniers politiques en Iran en 1988.

LE « COMITE DE MORT » DU MASSACRE DE 1988 

Khomeiny a mis en place une « commission d'amnistie » dans les prisons. En réalité, il s’agissait d’un comité de la mort composé de trois individus : un représentant du ministère du Renseignement (Vevak), un juge religieux et un procureur. C’est au Vevak que revenait la décision finale. Ils tenaient un procès de quelques minutes. Ils demandaient surtout si le ou la détenu(e) était fidèle à l'OMPI. Les Moudjahidine constituaient plus de 90 % des détenus. Si les prisonniers n'étaient pas disposés à collaborer totalement avec le régime contre l'OMPI, c’était considéré comme un signe de sympathie avec l'organisation et la peine était l’exécution immédiate. La tâche du comité de la mort était de déterminer si un prisonnier était un ennemi de Dieu ou non. Dans le cas des prisonniers Moudjahidine, cette décision était souvent prise après une seule question sur leur affiliation à un parti. Ceux qui disaient « Moudjahidine » plutôt que le péjoratif « Monafeghine » étaient envoyés à la potence.

Des décideurs du comité de la mort

L’HERITIER DE KHOMEINY CONTESTE LA CADENCE DES EXECUTIONS DANS LE MASSACRE DE 1988

L'empressement à exécuter était si odieux que certains des plus proches confidents de Khomeiny, comme Montazeri, le dauphin officiel de Khomeiny n’ont pu tolérer l’énormité de ce crime et ont protesté. Dans des lettres à Khomeiny, Montazeri a appelé à une certaine indulgence et à ralentir la cadence des exécutions. Mais Khomeiny avait ordonné qu'il ne devait y avoir de pitié pour personne, y compris les adolescents. Il avait déclaré que les femmes enceintes ne devaient pas être épargnées ni même avoir la chance de donner naissance à leur enfant et devaient être exécutées sur le champ.

En décembre 2000, Montazeri, un religieux désigné pendant 10 ans comme le dauphin de Khomeiny, a publié ses mémoires. Le livre révèle des documents choquants sur les atrocités commises par le régime des mollahs, aucune n'est aussi horrible que le massacre des 30.000 prisonniers politiques de 1988 sur ordre de Khomeiny.

Le livre de Montazeri n’est pas le premier document à informer le monde de ce massacre. Des nouvelles du carnage avaient déjà commencé à filtrer de l’épaisse censure des mollahs qui voulaient assurer un black-out complet sur ce crime.

Texte de la lettre de Montazeri à Khomeiny du 31 juillet 1988, se plaignant que l'exécution de masse des prisonniers Moudjahidine (OMPI) ne ferait que renforcer leur légitimité et leur attrait populaire.

KHOMEINY EXIGE UNE APPROBATION TOTALE DES AUTORITES DU REGIME

Quiconque avait un rang dans le régime à l'époque devait approuver pleinement ce massacre ou était limogé, voire éliminé. L’ayatollah Montazeri qui avait protesté est tombé en disgrâce et a été limogé en mars 1989. En décembre 2000, Montazeri a publié ses mémoires et révélé des documents choquants sur le massacre. Ce qui a donné du poids aux révélations, c’est qu'elles venaient d’un homme qui était à l'époque des exécutions, le successeur officiel de Khomeiny et la deuxième plus haute autorité du pays. Pourtant, quand il a objecté, Khomeiny n’a montré aucune pitié pour un minimum de désaccord de Montazeri.

LE ROLE DE HASSAN ROHANI DANS LE MASSACRE DE 1988

Hassan Rohani était vice-commandant en chef des forces armées du régime à l'époque. En fait, depuis 1982, il était membre du Conseil suprême de la défense et membre du Conseil central du QG de la logistique de guerre.

A ces postes, il était parfaitement au courant de ce crime monstrueux et, évidemment, l’approuvait pleinement. Cela montre bien que l'idée d’un Rohani modéré est totalement absurde et sans fondement. En fait il comme tous les autres hauts responsables du régime, il est coupable de ce crime odieux.

UNE EVALUATION INTERNATIONALE

Ce crime contre l’humanité a peu mobilisé l’attention internationale. En 2008, vingt ans après le massacre, Amnesty International « a renouvelé son appel pour demander des comptes aux responsables du ‘massacre des prisons’. Il ne doit y avoir aucune impunité pour des violations de droits humains aussi flagrantes, sans tenir compte de la date à laquelle elles ont été commises». Amnesty ajoutait : « Ceux qui sont responsables des tueries – une des pires violations commises en Iran - doivent être poursuivis et jugés devant un tribunal régulier et légalement constitué et avec toutes les garanties procédurales nécessaires, conformément aux normes internationales de procès équitable. »

LA JUSTICE N’A PAS ENCORE ETE RENDUE

Le massacre de 1988 reste l’une des tâches les plus sombres de l'histoire récente de l'humanité, l'une des moins dénoncées et des moins portées dans les débats.

De la manière la plus paradoxale, de toutes les violations de droits humains commises par le régime, c’est ce terrible épisode que le pouvoir a le mieux réussi à cacher à la communauté internationale et à de nombreux Iraniens. A l'heure actuelle, presque tout le monde connaît le règne de la terreur qui a immédiatement suivi la révolution antimonarchique, la campagne d'assassinat du gouvernement iranien à l'étranger, et les «meurtres en série» commis contre les intellectuels de l'opposition et des militants ciblés à la fin des années 1990. Tragiquement, cependant, il y a très peu de sensibilisation du public sur les exécutions de1988.

Non seulement il n'y a pas eu de poursuites contre les criminels qui ont orchestré et exécuté ces meurtres horribles, mais le gouvernement continue de nier qu'ils ont même eu lieu.

Le gouvernement iranien continue de nier l'élimination en 1988 des prisonniers politiques. Aucun des auteurs ou commanditaires n’ont été traduits en justice et aucun des hauts responsables du régime dont le guide suprême, Ali Khamenei, n'a encore été tenu responsable.

Le silence assourdissant des vingt-cinq dernières années doit être brisé. L'ONU doit ouvrir une enquête indépendante sur l'un des crimes les plus odieux contre l'humanité après la Seconde Guerre mondiale.

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