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Kimmo Sasi: 2000 exécutions menées en Iran sous Rohani

Kimmo Sasi: 2000 exécutions menées en Iran sous Rohani

CNRI - La situation des Droits de l'Homme en Iran ne s'est pas améliorée avec l'arrivée d'Hassan Rohani au pouvoir il y a deux ans, selon Kimmo Sasi, ancien membre du Parlement finlandais et membre de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe. On dénombre 2000 exécutions depuis Rohani a pris ses fonctions, a-t-il ajouté.

Kimmo Sasi, au centre, intervenant à la conférence sur les Droits de l'Homme de Genève, le 18 septembre 2015

Extrait du discours de M. Sasi, ancien membre du Parlement finlandais et membre de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe :

Quand je regarde la situation actuelle, depuis la signature de l'accord sur le nucléaire iranien (14 juillet), je constate que toute l'attention repose désormais sur cet accord et sur les relations commerciales avec l'Iran. Et en fait, la signature de cet accord a conféré au gouvernement iranien un certain crédit et lui a, dans une certaine mesure, permis d'obtenir plus de soutien au sein du pays.

Bien sûr, les exportations et les importations vont aussi changer la situation et le paysage économique du pays. Toutefois, les principes fondamentaux du pays n'ont pas été modifiés. Il n'y a toujours pas de démocratie et toujours pas de Droits de l'Homme en Iran pour le moment. Quand M. Rohani a été élu Président, il y avait de grands espoirs que les choses changent. Malheureusement, il n'y a eu aucun changement.

Si nous essayons de mesurer, d'une certaine manière, ce qui est arrivé, le fait est qu'il y a eu 2000 exécutions depuis qu'il a pris ses fonctions. En réalité, ces exécutions ont été très brutales : il y a eu notamment la lapidation et l'amputation des membres du corps humain de personnes. Les dernières statistiques d'Amnesty International montrent qu'il y a eu 699 exécutions depuis le début de l'année et jusqu'au mois de juillet. Pourquoi toutes ces atrocités ? C'est pour générer de la peur, afin que les gens ne veulent plus avoir de résistance au sein du pays, parce qu'ils ont trop peur pour leur vie.

Nous devons faire quelque chose, mais quoi ? Le Conseil de l'Europe a de bonnes normes très exigeantes concernant les Droits de l'Homme. Et le Conseil de la Commission des questions juridiques de l'Europe a étudié la situation dans les zones voisines des pays du Conseil de l'Europe. Et en effet, si l'Iran avait les mêmes normes en termes de Droits de l'Homme que le Conseil de l'Europe, je pense que ce serait un premier pas vers la paix dans tout le Moyen-Orient.

M. [Alejo] Vidal Quadras a déjà évoqué l'Union Européenne, et il a vu juste à ce moment-là. Comme le montre le rapport annuel de l'Union européenne, il n'y a aujourd'hui pas de dialogue entre l'Union européenne et l'Iran sur le sujet des Droits de l'homme. En fait, il serait très important dans toutes les relations, d'avoir ce dialogue sur les Droits de l'Homme, et de mettre des conditions pour toute amélioration des relations entre l'Iran, l'Union européenne et les pays européens comme condition pour l'amélioration de ces relations. En fait, le Parlement européen a fait une déclaration dans ce sens en avril 2014, en disant que les Droits de l'Homme doivent représenter une partie essentielle des relations et être une condition.

Mais je plaide, avec les parlements nationaux, pour que ces derniers étudient l'Iran et fassent pression sur leurs propres pays, dont ils ont en effet besoin, quand ils ont des relations avec l'Iran, pour que les Droits de l'Homme fassent partie des conditions dans ces négociations. La Commission joue également rôle important dans l'Union européenne, et quand la ministre des Affaires étrangères [Federica] Mogherini s'était rendue à Téhéran, 11 personnes avaient été exécutées pendant sa visite. On ne donne pas la véritable image du gouverment iranien, quand la ministre européen des Affaires étrangères est en visite dans le pays. On doit instaurer des conditions dans les relations étrangères.

Je pense que dans l'avenir, le commerce prendra une place très importante. Je dois dire que les sanctions constituent un très bon moyen d'avoir une influence sur la démocratie et les Droits de l'Homme. Si l'on constate des actions terroristes, elles doivent être combattues avec de véritables sanctions. Si on fait de telles choses, alors on doit être puni par des sanctions commerciales, quelles qu'elles soient. Mais c'est également très efficace pour les Droits de l'Homme.

Si des personnes ont contribué à violer gravement les Droits de l'Homme, alors elles devront être punies par des sanctions individuelles. Cela est très important. Cela était déjà le cas dans les relations avec d'autres pays, mais cela doit l'être dans les relations avec les citoyens iraniens qui violent gravement les Droits de l'Homme.

En effet, ce qui est très important, c'est que les pays occidentaux ne fassent aucun commerce d'aucune façon avec les gardes de la révolution islamique (IRGC) ou la Force Qods, parce que si nous essayons de le
s favoriser, cela signifie que la dictature dans ce pays sera maintenue et vous devez surveiller avec qui vous faites du commerce.

Je tiens à dire que l'Organisation des Nations Unies est une organisation morale à nos yeux. il est très important qu'ils discutent de la situation en Iran et qu'ils prennent une position claire contre la violation des Droits de l'Homme, lors de l'Assemblée générale qui se réunira cet automne.

Si toute organisation des Droits de l'homme doit se battre, l'Organisation des Nations Unies, elle, doit se battre pour les Droits de l'Homme. Le Conseil de sécurité doit mettre en oeuvre des actions concrètes, quand un pays ou un régime viole gravement les Droits de l'Homme.

Merci pour votre attention.

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