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Ebrahim Raïssi doit être traduit en justice pour son rôle dans le massacre de 1988 - Express.co.uk

Ebrahim Raisi doit être traduit en justice pour son rôle dans le massacre de 1988 - Express.co.uk

Le nouveau chef du pouvoir judiciaire du régime de Téhéran, Ebrahim Raïssi, doit être condamné par la communauté internationale pour son rôle dans le massacre de 30 000 prisonniers politiques en Iran en 1988, a déclaré Shahin Gobadi, de la Commission des affaires Etrangères du CNRI, à l'Express britannique.

Dans une interview accordée jeudi à Express.co.uk, M. Gobadi a déclaré : « Ebrahim Raïssi est membre de la Commission de la mort qui a décidé du massacre de 30 000 prisonniers politiques, dont une écrasante majorité étaient des militants de l'Organisation des Moudjahidine du Peuple d'Iran (OMPI/MEK) en 1988.

« Raïssi, un partisan dévoué du Guide Suprême Ali Khamenei, devrait faire l'objet de poursuites internationales pour avoir commis des crimes contre l'humanité lors du massacre de prisonniers politiques en 1988, et être jugé pour génocide. »

« Sa nomination à la tête de l’appareil judiciaire du régime des mollahs signale un virage brutal vers plus de répression de la part du régime des mollahs contre le peuple iranien et la Résistance. En plus d'avoir commis un crime majeur lors du massacre de 1988, Raïssi est un mollahs de bas niveau sans références religieuses adéquates. Il est sous l’autorité de Khamenei et sert dans les agences répressives du régime depuis ses vingt ans.

« La nomination de Raïssi par Khamenei prouve une fois de plus qu'en tant que chef du régime théocratique en crise, il ne trouve d'autre solution que le recours à une répression accrue afin de contenir la crise croissante à laquelle le régime fait face. Khamenei veut ainsi protéger son régime théocratique contre le soulèvement du peuple iranien et de sa Résistance organisée pour la justice et la liberté en Iran. »

Que s'est-il passé en 1988 ?

L’article sur le massacre de 1988 ajoute : À partir du 19 juillet 1988 et pendant environ cinq mois, les exécutions ont été une série d'assassinats de prisonniers politiques coordonnés par l'État dans tout l'Iran ; elles ont été décrites comme une purge politique sans précédent dans l’histoire.

Amnesty International a enregistré les noms de plus de 4 482 prisonniers disparus au cours de cette période, mais d'autres estimations suggèrent qu'au moins 30 000 prisonniers auraient péri dans l'une des plus grandes opérations d’ensevelissement de tous les temps.

Une bande audio qui a fait l'objet d'une fuite et qui a été divulgué en 2016 aurait mis en lumière le rôle d'Ebrahim Raïssi dans l'exécution en 1988 de milliers de prisonniers politiques.

Sur l'enregistrement, on entend l'ayatollah Hossein Ali Montazeri, dauphin du Guide Suprême de l'époque, réprimander quatre responsables des exécutions systématiques, qui restent l'un des plus grands secrets de l'Iran après les tentatives du gouvernement de bloquer toute enquête sur ces massacres.

On l'entend dire que parmi les personnes exécutées, il y avait « des femmes enceintes et des jeunes filles de 15 ans » et que c’était « le crime les plus graves commis par la République islamique. »

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