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Le régime des mollahs a continué à exécuter des prisonniers, même pendant le mois du Ramadan

Le régime des mollahs a continué à exécuter des prisonniers, même pendant le mois du Ramadan

Par Mansoureh Galestan

Le régime des mollahs a continué de prononcer des peines de morts et d'exécuter des prisonniers pendant le mois saint du Ramadan, selon le dernier rapport mensuel sur les droits humains publié lundi par Iran Human Rights Monitor.

L'Islam déconseille l'exécution pendant le mois saint du Ramadan, mais les autorités iraniennes ont pendu publiquement un prisonnier pendant le mois de jeûne, a écrit HRM dans son rapport mensuel pour mai 2019.

Le rapport ajoute qu'un prisonnier politique a été condamné à mort pour « inimitié contre Dieu », « rassemblement et collusion » et « adhésion à la MEK », en référence au principal groupe d'opposition démocratique iranien, l'Organisation des Moudjahidine du Peuple d'Iran (OMPI). Le verdict a été rendu par la chambre 28 du tribunal révolutionnaire de Téhéran, présidé par le sinistre juge Mohammad Moghiseh.

Abdullah Ghasempour, 34 ans, a été arrêté le 21 mai 2018 pour avoir mis le feu à une base des Basij affiliées aux Gardiens de la révolution (pasdaran) Basij, filmé l'événement et l'avoir envoyé aux médias de l’OMPI.

Trois autres hommes, Mohammad Hossein Ghasempour (frère d'Abdullah), 32 ans, Alireza Habibian, 30 ans, et Akbar Dalir, 34 ans, ont été condamnés à cinq ans et demi de prison chacun pour « rassemblement et collusion ». Ils sont actuellement détenus dans le pavillon 4 de la prison d’Evin à Téhéran. Ils ont été arrêtés avec Ghasempour et sont également affiliés à l'opposition – le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), la coalition dans laquelle se trouve l’OMPI.

Le régime des mollahs a recours depuis longtemps à la peine de mort comme outil pour étouffer le mécontentement populaire.

Le mois dernier, le Guide Suprême des mollahs, Ali Khamenei, a nommé le sinistre Hossein Salami comme nouveau commandant des Gardiens de la révolution (pasdaran). Avant cela, il avait nommé Ebrahim Raïssi, impliqué dans le massacre de 30 000 prisonniers politiques en 1988, en tant que Chef de l’appareil judiciaire.

Les responsables du régime sont alarmés par le mécontentement généralisé de l'opinion publique qui se transforme en manifestations de rue, alors que l'économie iranienne est en ruine : l'inflation a atteint près de 50 %, sa monnaie s'est presque effondrée, les grèves des travailleurs et des fonctionnaires sont courantes et le régime fait face à un mouvement croissant en faveur des droits des femmes.

En outre, les récentes inondations à l'échelle nationale ont également laissé les terres agricoles de 26 provinces en ruines et diverses maladies menacent des millions de personnes dans les zones rurales.

Le remaniement par le régime du pouvoir judiciaire et des forces armées du pays indique qu'il est sur le point d'intensifier la pression sur l'opinion publique, pour empêcher toute remise en cause des mollahs.

Le rapport mensuel complet de HRM Iran est disponible ici.

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