dimanche, mai 9, 2021
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Iran : la situation critique de la population pendant le mois du Ramadan

Iran-Tabriz-bazar

Mardi a marqué le début du mois sacré du Ramadan. De nombreux Iraniens ont commencé ce mois-ci avec des tables vides et ont dû faire face à une flambée des prix. «Un coup d’œil sur le rapport du Centre statistique de l’Iran indique une augmentation de la cherté de la vie pour les Iraniens pendant le Ramadan», a écrit jeudi Aftab-e Yazd. Selon ce quotidien officiel, les prix des produits de base comparés à ceux de 2019 montrent une augmentation de 100%.

«Les dattes sont l’un des articles les plus consommés [pendant le Ramadan]. Son prix est de 35 000 Tomans à 90 000 Tomans le kilogramme. Le prix du pain Sangak est de 1800 tomans et le barbari est de 1500 tomans. En outre, le prix du pain Taftoon est de 850 et le pain Lavash est vendu pour 300 Tomans. Bien sûr, ces prix sont les plus bas estimés », ajoute Aftab-e Yazd.

Dans une telle situation, le quotient officiel admet que de nombreuses «familles ne mangent qu’un seul repas par jour à Sahar et ne peuvent pas se permettre un autre repas pour leur iftar. Le prix de l’agneau est maintenant de 160 000 Tomans par kilogramme, le carré d’agneau est de 185 000 Tomans et sa jarret est de 210 000 Tomans. De nombreuses familles n’ont pas les moyens d’acheter ces articles en raison de leur faible moyen financier.»

«Avec un exemple de calcul, nous comprenons que la flambée des prix des produits de base au cours du dernier mois ne correspond pas aux revenus des gens. Les gens sont confrontés à la flambée des prix de ces produits et à leur rareté, ce qui les empêche d’acheter leurs besoins de base », a écrit jeudi Eghtesad-e Pouya, une journal économique.

Ce ne sont pas les sanctions mais le système économique corrompue du régime qui est la véritable cause de la crise. «L’économie iranienne est enchevêtrée dans un étrange paradoxe, enraciné dans la gestion économique discutable du gouvernement», a écrit jeudi le journal public Tejarat.

«Les statistiques internationales montrent une croissance économique négative en Iran cette année. Le 4 mars, le centre de statistiques du pays a annoncé une croissance négative de 2,1% au cours des neuf premiers mois de l’année dernière », a écrit jeudi le quotidien Keyhan. «Le Fonds monétaire international prévoit également que la croissance économique de l’Iran sera négative de 5% cette année », a écrit Keyhan qui cite l’économiste Reza Mohammadkhani.

Les querelles entre factions du régime s’intensifient au milieu des crises économiques et sociales croissantes, qualifiant les négociations avec les pays occidentaux la seule façon de sauver le régime de l’effondrement.

«Dans ces conditions économiques déplorables, pour être à l’abri des conséquences de manifestations périodiques et de la révolte de l’armée des affamés, nous avons besoin d’une flexibilité héroïque», a écrit le journal Jahan-e Sanat.

Mais la vraie raison de la crise économique iranienne est les politiques néfastes du régime intégriste. «Blâmer tous les problèmes sur les sanctions dure depuis des années. Les sanctions ne sont pas la seule cause des crises économiques de l’Iran », a écrit le 7 avril le quotidien Siyasat-e Rouz. «Selon les experts économiques et politiques, 30% des problèmes sont dus aux sanctions, mais 70% des problèmes sont dus à la mauvaise gestion, aux mauvaises décisions et planification du gouvernement.» Le quotidien a conclu: «Devrions-nous blâmer les sanctions pour la flambée des prix et la rareté de la volaille? »

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