samedi, février 27, 2021
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Khamenei ordonne la révision des conventions du GAFI, intensifiant les luttes intestines du régime iranien

Sadeq Amoli-Larijani, chef du Conseil de discernement de l’intérêt supérieur du régime iranien, a annoncé que le conseil avait entamé une nouvelle révision des conventions de Palerme et du Groupe d’action financière, un organisme intergouvernemental de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Le récent examen a donné lieu à une nouvelle série de luttes intestines au sein du régime clérical.

Le GAFI établit des normes internationales visant à prévenir les activités financières illégales et les dommages qu’elles causent à la société. Selon son site Web, «En tant qu’organe de décision, le GAFI s’efforce de générer la volonté politique nécessaire pour amener des réformes législatives et réglementaires nationales dans ces domaines.»

Le GAFI divise les pays en trois catégories:

Pays qui se conforment pleinement aux recommandations du groupe et les ont mises en œuvre.
Pays qui développent et s’adaptent à des normes spécifiées.
Pays à risque de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme.
La liste noire du GAFI comprend les pays qui ne respectent pas les réglementations financières et de blanchiment d’argent. Le GAFI a deux conventions importantes, la Convention de Palerme, la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée et la Convention sur le financement du terrorisme (CFT).

Le régime religieux iranien est sur la liste noire du GAFI depuis 2015. À la suite de l’accord nucléaire du régime en 2015 avec les puissances mondiales, alors que le régime était sur la liste noire du GAFI, l’organisation a suspendu toute action réciproque et a mis le régime dans une soi-disant «situation grise».

Le GAFI a donné le temps à Téhéran de ratifier les projets de loi et les conventions de l’organisation au parlement. Sinon, le GAFI initierait un boycott financier du régime. Le GAFI a prolongé le délai à plusieurs reprises dans le but de donner au régime suffisamment de chances d’adopter les projets de loi.

L’approbation des projets de loi du GAFI a intensifié les luttes intestines du régime. L’économie iranienne et les activités terroristes du régime sont contrôlées par les Gardiens de la révolution (CGRI). Le CGRI et ses subordonnés figurent sur la liste des organisations terroristes des États-Unis. En outre, des groupes terroristes tels que le Hamas et le Hezbollah sont à la solde du régime.

Approuver le GAFI signifie que Téhéran doit cesser de financer le terrorisme. En revanche, s’il refuse d’approuver ces conventions, le régime suffoquera économiquement.

Ainsi, l’adoption des conventions de Palerme et du CFT ont été à plusieurs reprises contournés par le parlement du régime, le Conseil des Gardiens et le Conseil de Discernement. Enfin, après des mois de retard, le chef suprême du régime, Ali Khamenei, a accusé le GAFI d’être «le résultat des groupes de réflexion des grandes puissances». «Le parlement, mûr et sage, doit légiférer de manière indépendante sur des questions telles que la lutte contre le terrorisme ou la lutte contre le blanchiment d’argent», a-t-il déclaré le 20 juin 2018.

Par conséquent, le régime est arrivé à une impasse en approuvant les conventions du GAFI. Refuser d’approuver le GAFI signifiait accepter de nouvelles sanctions sévères et un boycott financier international, avec d’énormes conséquences économiques. Si le régime avait ratifié les conventions du GAFI, il aurait dû cesser de financer le terrorisme, qui lui est indissociable. En fin de compte, le régime a refusé d’approuver les règlements du GAFI, de sorte que l’organisation a mis l’Iran sur sa liste noire en mars 2020.

Maintenant, pourquoi après un an Khamenei a-t-il ordonné au Conseil de l’opportunité d’examiner cette question, alors qu’il savait que cela entraînerait de nouvelles séries de conflits internes ? Le régime est dans une impasse. Il doit coopérer avec la communauté internationale, ce qui exige qu’il prenne les mesures nécessaires, y compris l’approbation des conventions du GAFI, cessant ainsi son soutien au terrorisme.

Approuver le GAFI signifie que le régime doit accepter de faire l’objet d’une enquête approfondie, principalement permettre à sa corruption institutionnalisée de tomber sous la loupe. «En temps de guerre économique, cela fait du pays et de ses renseignements financières une véritable vitrine », a déclaré mardi à cet égard Hassan Shojaei, vice-président de la commission parlementaire Article 90.

En attendant, si le régime refuse toujours d’approuver les conventions du GAFI, il devra accepter la pression internationale et rester sur la liste noire du GAFI. Ainsi, «le résultat du maintien de telles conditions n’est rien d’autre que la continuation des souffrances », selon Javid Ghorbanoglu, un ancien diplomate.

 

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