vendredi, septembre 24, 2021
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L’économie iranienne est en chute libre

Alors que le Guide Suprême des mollahs, Ali Khamenei, a déclaré que la nouvelle année perse 1400 serait l’année de la « production, du soutien et de la suppression des obstacles », l’économie iranienne est en chute libre en raison de la corruption institutionnalisée du régime.

« Actuellement, les familles iraniennes doivent supporter plus de 30 % de taux d’inflation. Les économistes ne prédisent pas seulement une inclinaison économique positive en Iran, mais ils croient aussi que le taux d’inflation sera de 30 % ou même plus », a écrit lundi le journal officiel Tejaratnews.

« Comme l’avenir de l’épidémie de Coronavirus n’est pas clair, et au moins au cours des six premiers mois, le [système entier] sera impliqué dans les élections [présidentielles], et le secteur de l’élaboration des politiques économiques sera lent. L’année prochaine ne semble pas être une année brillante en termes de variables économiques », ajoute l’article de Tejarat, citant Farshad Fatemi, un économiste du régime.

Alors que le régime a annoncé que le taux d’inflation était supérieur à 30 %, le professeur Steve Hanke de l’université John Hopkins a prédit en décembre que le taux d’inflation réel de l’Iran était de 97,52 %.

« Dans le rapport du Centre statistique d’Iran du [mois d’]Azar de [l’année perse] 1399, l’inflation en Iran est de 30,5 % par an. FAUX. En utilisant la parité du pouvoir d’achat et des données à haute fréquence, je mesure avec précision que l’inflation en Iran est de 97,52 %. C’est plus de trois fois le taux officiel BOGUS ! », a écrit le Prof Hanke sur Twitter.

Comme l’a souligné le professeur Hanks, « le gouvernement corrompu de l’Iran produit des faits corrompus ». En d’autres termes, le régime tente de minimiser la situation en donnant des chiffres beaucoup plus faibles des indicateurs économiques de l’Iran, comme l’inflation. Parallèlement, Khamenei nomme l’année, sans agir pour résoudre la crise économique de l’Iran.

« Si nous sommes censés nommer l’année, et que les organisations impliquées donnent des rapports tronqués pour faire paraître la situation bonne, alors que la population fait de longues files d’attente pour acheter de la volaille, cela signifie que nous n’avons rien accompli, a déclaré lundi Mehdi Ghazanfari, ancien ministre de l’Industrie, des mines et du commerce, à l’agence de presse officiel Tasnim, ajoutant : « De nombreuses organisations manipulent les rapports et avancent des chiffres, il faut donc mettre en place un système de mesure. La mauvaise gestion à différents niveaux se manifeste généralement dans les indicateurs économiques. Mais nous essayons de garder une façade, et avec des décisions inutiles, les problèmes se transforment pratiquement en crises. »

Concernant la pauvreté et les défis auxquels la population est confrontée, le quotidien officiel Etemad a écrit le 18 mars :

« Les longues files d’attente [pour l’achat de produits de première nécessité comme la volaille], la montée en flèche des prix et la pénurie de denrées alimentaires sur le marché, ainsi que l’augmentation de quelques centaines pourcent du prix des fruits ne sont que quelques exemples de ce qui est arrivé aux familles iraniennes l’année dernière. Alors que nous arrivons à la fin de l’année [persane], les indicateurs économiques importants tels que les liquidités, l’inflation et la croissance économique n’affichent pas des chiffres prometteurs. Malgré le taux de croissance économique positif de 2,2 %, l’inflation et le taux de liquidité, à la fin du mois de février de cette année, étaient respectivement de 34,2 % et de 3 300 milliards de tomans. Cela pourrait être un signe avant-coureur d’une hausse de l’inflation l’année prochaine. »

Pourtant, la racine de la crise économique iranienne n’est pas seulement la mauvaise gestion du régime. La corruption institutionnalisée et les mauvaises politiques du régime sont également à blâmer. En d’autres termes, contrairement à l’illusion que les défenseurs des mollahs essaient de vendre, la crise économique de l’Iran n’est pas due aux sanctions.

« Nous avons eu 119 milliards de dollars de recettes en devises étrangères en un an. L’année dernière, nous avons eu moins de 15 milliards de dollars de recettes en devises, mais nous avons connu l’inflation et la flambée des prix ces deux années-là. Notre problème ne concerne pas seulement le manque d’argent, et nous avons des problèmes même lorsque nous avons de l’argent. « D’un côté, il y a des montagnes de richesses. De l’autre côté, il y a la pauvreté », a reconnu lundi Mohammad Baghaer Ghalibaf, président du Majlis (Parlement des mollahs), pendant les querelles entre les factions, selon l’agence de officielle Khane-Melat.

« Le fait de nommer une année sans ses exigences sur plusieurs années consécutives a fait que ces noms ressemblent davantage à de la propagande et des slogans et sont parfois devenus une contradiction, et l’année 1400 ne fait pas exception à cette règle. La corruption systématique est un obstacle sérieux à l’accroissement du capital national. C’est pour cela que nous avons besoin de réformes sérieuses, réelles et légales au sein du [régime] pour la combattre et la réduire, et non de slogans », a déclaré Azar Mansouri, un membre éminent de l’Union du parti populaire islamique d’Iran, en se moquant du discours de Khamenei.

« De nombreux experts estiment que l’économie iranienne est décadente. Mais les problèmes économiques du pays sont-ils réellement dus aux sanctions étrangères ? Si nous examinons les propos des experts, nous arriverons à la réponse qui est ‘non' », écrivait le 16 mars le quotidien officiel Arman à propos de la crise économique iranienne, dans un article intitulé « La population pait le prix de l’inaction du gouvernement ».

Alors que l’économie iranienne est en chute libre, le régime dépense des milliards de dollars pour ses projets nucléaires et de missiles.

« La cérémonie de dévoilement de la nouvelle cité des missiles navals des Gardiens de la Révolution (pasdaran) et l’annexion d’équipements de missiles à cette force s’est tenue ce matin, 15 mars, en présence du général de brigade Hossein Salami, commandant en chef des pasdaran, du brigadier général Alireza Tangsiri, commandant de la marine des pasdaran et d’un groupe de commandants. Selon notre reporter, un grand nombre de systèmes de missiles de croisière et balistiques et de missiles de différentes portées ont été exposés dans la cité navale des missiles des pasdaran », a écrit l’agence de presse étatique Tasnim le 15 mars 2021.

C’est pourquoi les Iraniens de tous les horizons organisent des manifestations et scandent : « Notre ennemi est ici ; ils mentent en affirmant que ce sont les États-Unis. »

 

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