samedi, décembre 4, 2021
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L’élection présidentielle de 2021 en Iran : Les médias officiels reconnaissent que le régime est plongé dans la crise

La parodie d’élection présidentiel en Iran se tiendra le 18 juin. Plus la date approche, plus les querelles entre factions du régime s’intensifient, alimentées par les difficultés sociales et économiques croissantes du peuple. Ces derniers jours, les médias officiels ont reconnu que le régime était plongé dans la crise et ont mis en garde contre la montée de la fronde sociale et le boycott de l’élection à l’échelle nationale en raison des luttes intestines du régime.

« Au cours des quatre dernières années et demie, l’écart de confiance sociale a atteint son point le plus bas« , a écrit mercredi le quotidien officiel Arman.

Le quotidien souligne que « le déclin du trésor social dans notre pays n’est pas sans raison. L’augmentation soudaine du prix du carburant en novembre 2019 [qui a entraîné d’importantes manifestations en Iran] malgré les promesses des autorités, puis la dissimulation de l’abattage de l’avion de ligne ukrainien ont accru la méfiance sociale. »

La politique cruelle du régime face au Covid-19, qui repose sur la dissimulation et l’inaction, a également accru la fronde sociale. « La contradiction entre le bilan officiel du ministère de la Santé et les responsables locaux, et maintenant la question de la vaccination et la corruption des responsables à cet égard, a creusé le fossé social« , écrit le quotidien sur la question.

Le quotidien a ensuite averti les factions du régime sur le fait que l’aggravation du fossé social entraînera une « indiscipline sociale » ou plutôt un soulèvement à l’approche de l’élection.

Dans un autre article,reconnaissant une partie des difficultés économiques et sociales de la population, le même quotidien souligne que « Pour encourager la population à se rendre aux urnes, il faut presque un miracle. »

« La parodie d’élection présidentielle est considérée comme un référendum dans une perspective. Par conséquent, la participation ou non à celle-ci doit se faire avec la compréhension et l’acceptation de cette présupposition. Soyons vigilants et réfléchissons à une solution ; puisqu’aujourd’hui, la forte baisse et le manque de confiance de la population au régime ont tiré la sonnette d’alarme plus que la pauvreté économique« , ajoute le quotidien Arman.

Ce journal confirme que le régime « en tant que système politique, est sans aucun doute en crise, en raison des nombreux problèmes intérieurs et internationaux et de ses 40 ans de performance. »

Arman prévient que « cette crise, par une participation significativement faible aux élections, peut conduire à une crise d’un point de vue interne et externe, et être la source de nombreux défis pour le [régime]. »

Alors que les soi-disant réformateurs et les partisans de la faction radicale du régime se battent pour obtenir plus de pouvoir, l’article du quotidien Arman leur rappelle qu’aucun des présidents du régime « n’a pu tenir les promesses qu’il a faites au peuple. Ils ont détruit les dernières gouttes de la confiance que le peuple avait en eux« . Arman conseille ensuite aux factions du régime de « mettre fin à la lutte pour le pouvoir ».

« Il n’y a toujours pas de motivation ou d’attention de la part du peuple. Le gouvernement d’Hassan Rohani a réussi à dépeindre clairement l’incapacité, l’échec et l’inefficacité de tous les gouvernements iraniens« , écrit jeudi le quotidien officiel Mostaghel.

Dans un article publié jeudi, le quotidien officiel Setare-h Sobh (étoile du matin) met en garde les responsables du régime contre le boycott par la population de la parodie d’élection présidentielle organisée par le régime.

« La société iranienne est affectée par les épreuves qu’elle a traversées et qu’elle traverse dans des conditions difficiles. Ces conditions difficiles que traverse le pays dans les domaines de la politique intérieure et étrangère, des conflits régionaux et économiques et des clivages dont souffre notre société, notamment les défis générationnels et ethniques, ont créé une situation dans laquelle l’opinion publique a été déçue et frustrée comme elle ne l’a jamais été auparavant par les élections« , prévient l’article de Setar-e Sobh.

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