dimanche, août 9, 2020
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Des militantes iraniennes ont été condamnées à des peines de prison par les tribunaux du régime

par Hamideh Taati

Le procès de la militante Rezvaneh Ahmad Khanbeigi a eu lieu le samedi 1er février 2020, au tribunal révolutionnaire de Téhéran présidé par le sinistre juge Amouzadeh qui a examiné les accusations portées contre elle par le Département des renseignements du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI pasdaran). L’activiste des droits civiles Rezvaneh Ahmad Khanbeigi a été condamnée à six ans de prison le dimanche 2 février 2020.

La militante kurde Farzaneh Jalali a été condamnée à un an de prison par le tribunal ‘’révolutionnaire’’ de Kermanshah pour «propagande contre l’État». Son procès a eu lieu le 15 novembre 2019. Mme Jalali est diplômée en anthropologie de l’Université de Téhéran.

Jhaka Esma’ili, une autre militante civile kurde de Boukan, a également été condamnée à une peine de trois mois le mercredi 29 janvier 2020.

Shora Fekri, une ancienne militante étudiante, a été arrêtée à Amol dans le nord de l’Iran le mercredi 12 janvier 2020 pour avoir assisté à une cérémonie commémorative pour les victimes de l’avion abattu par un tir de missiles des pasdarans.

Environ quatre jours se sont écoulés depuis son arrestation, mais on ignore toujours où elle se trouve.

Shora Fekri, qui est titulaire d’une maîtrise en économie de l’université de Mazandaran, est une poète professionnelle et une alpiniste. Elle est l’une des rares femmes à pratiquer l’alpinisme en Iran en haute altitude et à effectuer divers travaux de restauration dans la province de Mazandaran.

Par ailleurs, en réponse à la question du journaliste de l’agence officielle ISNA sur les arrestations effectuées lors des manifestations à la suite du crash de l’avion ukrainien, le porte-parole du pouvoir judiciaire a déclaré : « Nous ne nous retenons pas s’il y a des tentatives d’atteinte à la sécurité. Une trentaine de personnes ont été arrêtées lors de cet événement. Les arrestations ont eu lieu alors que des infractions ont été commises. » ( ISNA – 14 janvier 2020)

D’autre part, Maryam Payab, une militante des droits civils de Behbahan, a été temporairement libérée de la prison Sepidar à Ahwaz le 13 janvier 2020, moyennant une caution de 1 milliard de tomans (270 000 €) jusqu’à la fin de son procès. Cette caution est sans précédent, même dans les rangs des extorsions judiciaires de prisonniers politiques par le régime. Maryam Payab a reçu une balle dans le dos le 16 novembre 2019. Elle a été opérée dans un hôpital de Behbahan, dans le sud-ouest du pays, et libérée au bout de trois jours, mais a été arrêtée le 19 décembre 2019 et emmenée à la prison de Sepidar à Ahwaz.

Vida Rabbani, une militante civile, a été arrêtée par les forces de sécurité à son domicile le 15 janvier 2020.

Sedigheh Maleki Fard, l’épouse d’Hachem Khastar, et Fatemeh Maleki ont été arrêtées alors qu’ils participaient à un sit-in devant le tribunal à Machad. Le climat sécuritaire est tendu devant le tribunal de Machad. Il n’y a aucune information sur l’organe qui a arrêté ces deux militantes des droits civils. Elles ont tenu un sit-in le 15 janvier 2020 pour protester contre l’arrestation de leurs maris et ont ensuite été arrêtées.

Selon les données recueillies à partir de documents publiés par la presse officielle iranienne, les militants des droits humains et leurs sites internet ou par des sources privées en contact avec la Résistance iranienne, 105 femmes ont été exécutées sous la présidence de Rohani.

Néanmoins, les chiffres réels sont nettement plus élevés, car la plupart des exécutions en Iran se déroulent en secret sans que personne ne le sache, mis à part les bourreaux.

 

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