mardi, janvier 18, 2022
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IRAN : Des femmes enceintes sans abri que la pauvreté oblige à vendre leurs enfants à naître pour 585 $

IRAN : Des femmes enceintes sans abri que la pauvreté oblige à vendre leurs enfants à naître pour 585 $

CNRI- Certaines femmes enceintes vivant dans les rues de Téhéran sont forcées à vendre en avance leurs enfants à naître, poussées par l’extrême pauvreté et le dénuement, a reconnu un officiel du régime des mollahs en Iran. La pauvreté parmi les sans abri de 13 quartiers du District 12 de la capitale iranienne a atteint des niveaux insupportables, a affirmé le professeur Chit Chian, l’un des 30 membres du groupe de travail sur la société à la municipalité de Téhéran.

« Malheureusement dans ces quartiers, nous avons été témoins de la vente d’enfants », a-t-il avoué, ajoutant qu’il avait passé plusieurs nuits en compagnie des sans abri pour se faire une idée précise.

« La situation est tellement critique que les bébés sont achetés alors qu’ils sont toujours dans le ventre de leur mère, au tarif courant d’1,75 millions de Tomans (585 $) », a ajouté M. Chit Chian.

L’aveu choquant a été fait à la dernière session mensuelle du groupe de travail de société de la municipalité de Téhéran.

Ses remarques ont été publiées samedi par l’agence de presse de l’état Mehr. D’autres quotidiens d’état ont également publié son rapport.

Mme Farideh Karimi, membre du Conseil National de la Résistance Iranienne à Paris, et activiste des droits de l’homme, a affirmé mardi que les souffrances du peuple iranien n’avaient rien à voir avec les sanctions internationales imposées au régime, et tout à voir avec la politique du régime.

« On ne peut pas voir cela comme un autre fait divers fâcheux. L’Iran détient un dixième des réserves de pétrole connues et possède la deuxième réserve de gaz naturel la plus importante dans le monde. On ne peut pas non plus penser que cette information préoccupante est en lien avec les sanctions internationales », a affirmé Mme Karimi.

« Comme l’ont signalé les économistes, de 2005 à 2008, les recettes des exportations de pétrole de l’Iran se sont élevées à 244 milliards de dollars, la même somme que celle accumulée les 13 années précédentes de 1992 à 2004. Cela revient à près de 500 milliards en seulement 17 ans. Cette manne financière aurait pu conduire l’Iran à une situation exceptionnelle ; si l’argent était dépensé correctement nous n’aurions pas aujourd’hui à être témoins de scènes si affligeantes. Malheureusement cependant, en dehors de l’argent empoché par les mollahs et leurs Gardiens de la Révolution, une large proportion des recettes de l’Iran a été dépensée dans l’exportation du terrorisme et du fondamentalisme dans la région et dans le programme nucléaire militaire du régime », a-t-elle affirmé.

« Même si les sanctions internationales sont levées, nous ne pourrons voir aucune amélioration dans la vie des iraniens ordinaires. Le peuple iranien ne verra pas la couleur de cet argent, de la même manière qu’il n’en a pas vu la couleur avant que les sanctions prennent effet. »

S’adressant au même groupe de travail de société à Téhéran samedi, Reza Mahboubi, le directeur du Bureau Social du Ministère de l’intérieur du régime a signalé qu’à travers l’Iran, plus de 18 millions de personnes vivaient dans des bidonvilles ou dans la rue, sans domicile.

« Ces chiffres sont réellement inquiétants. Je ne peux pas les dévoiler tous ici car il y a des journalistes présents », a-t-il déclaré.

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