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Iran : L’ONU dénonce le code pénal intégriste qui autorise le mariage forcé de fillettes

Iran : L’ONU dénonce le code pénal intégriste qui autorise le mariage forcé de fillettes

Avec AFP : Toujours plus de fillettes, âgées de 10 ans ou moins, continuent à être mariées de force en Iran, a dénoncé jeudi le Comité des enfants de l'ONU, déplorant que les relations sexuelles avec des fillettes de 9 ans y soient tolérées.

Ce comité, qui se réunit régulièrement pour suivre les évolutions sur le sujet dans tous les pays, se montre dans son dernier rapport sur l'Iran "gravement préoccupé par les informations faisant état d'un nombre croissant de filles de 10 ans ou moins qui sont soumis à des mariages forcés avec des hommes beaucoup plus âgés qu'elles".

"Les lois et politiques" en vigueur dans le pays des mollahs "qui discriminent les filles" en portent la responsabilité, selon le comité, qui fustige le fait que l'Iran autorise des relations sexuelles avec des fillettes de 9 ans et que "des formes d'abus sexuels" contre des enfants encore plus jeunes ne soient pas criminalisées.

Les experts se disent "gravement préoccupés" par le fait que le Code civil iranien oblige les femmes et fillettes à satisfaire les besoins sexuels de leurs maris en tout temps et lieux, ce qui légitime les violences sexuelles et le viol conjugal. Le comité appelle donc l'Iran à relever l'âge légal du consentement à des relations sexuelles à 16 ans. Il demande aussi aux autorités iraniennes de fixer l'âge légal du mariage à 18 ans et de criminaliser le viol conjugal.

Le comité a également critiqué l'application de la peine de mort à des mineurs (moins de 18 ans). "Des enfants ont été exécutés en Iran, en petit nombre", a assuré un des experts du groupe, le monégasque Bernard Gastaud, lors d'une conférence de presse.

Le rapport s'indigne aussi des différentes formes de violences, tortures et autres traitements cruels infligés aux mineurs accusés d'avoir commis certains crimes. Il déplore aussi les informations faisant état de mauvais traitement - électrochocs et admissions forcées de médicaments et d'hormones - que subissent les enfants dits LGBT (lesbiennes, gays, bi et trans) afin de les "guérir".

Les grands ayatollahs ont sanctionné une loi en 2013 autorisant le mariage avec les filles adoptives mineures. Dans une initiative ahurissante, le parlement des mollahs a adopté une loi  où les pères peuvent épouser leur fille adoptive mineure, dès l'âge de 13 ans. Ceci a provoqué une vague d'indignation en Iran et dans le monde et  a fait frémir les militants des droits humains.

Le « Conseil de surveillance » a donné son feu vert à une loi où le rôle du père est confondu avec celui du mari et les enfants ne peuvent être en sécurité dans ces familles. Cette loi légalise la pédophilie, met les enfants iraniens et la sécurité des familles en danger et normalise le crime, selon militants des droits humains.

Malgré l'indignation suscitée, le gouvernement Rohani a maintenu le silence sur cette loi votée et n'a pas tenté d'empêcher sa confirmation finale au Conseil de surveillance.

L’âge du  mariage pour les filles avait été élevé à 15 ans en 1967, puis à 18 ans en 1974.  Mais en 1979, les islamistes au pouvoir ont abaissé l’âge de mariage à 13 ans, et dans une fatwa, le guide suprême du régime, Ali Khamenei, a réitéré cette loi autorisant le mariage des filles à cette âge douloureusement précoce.

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