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L’Irak se dirige lentement vers la catastrophe, il doit expulser le régime iranien

ONG: l’Irak se dirige lentement vers la catastrophe, il doit expulser le régime iranien d'Irak

« Si des réformes réelles et complètes ne sont pas prises, l'Irak ira lentement vers la catastrophe ». C’est le point de vue qui a été exprimé aujourd'hui par Struan Stevenson, président de l'Association Européenne pour la Liberté de l’rak (European Iraqi Freedom Association - EIFA) et ancien président de la délégation du Parlement Européen pour les relations avec l’Irak (2009-2014).

Dans une déclaration publiée jeudi par l’EIFA, Stevenson a fermement condamné les récentes explosions à Bagdad et dans d'autres villes et a affirmé qu'il serait impossible de régler la crise actuelle à moins que le régime iranien et ses cohortes ne soient expulsés d'Irak et que les vrais représentants des Sunnites soient autorisés à avoir une part du pouvoir politique et soient sérieusement impliqués dans la lutte contre le Daesh (ISIS).

Il a ajouté : «La population irakienne est malade de ces politiciens qui se servent systématiquement de leur pouvoir pour voler la nation et remplir leurs comptes bancaires offshore, alors que les infrastructures du pays et les services publics pourrissent et que la lutte pour la survie s’intensifie. Les revenus en chute libre du pétrole ont brisé l'économie irakienne et la combinaison de la corruption vénale et de l'instabilité politique a fait de l'Irak une zone à haut risque, même pour les plans de sauvetage du FMI. »

« Les événements récents ont simplement renforcé l'idée que le premier ministre Abadi est à court de temps et doit empêcher l'Iran de manipuler la situation. Ses tentatives de réformes ont été catégoriquement repoussées par les factions politiques qui sont déterminées à garder leurs mains dans le registre national de trésorerie. Quand il a essayé de rappeler le parlement la semaine dernière, afin de lancer un ultimatum sur son programme de réforme, les politiciens sont simplement restés à la maison, en boycottant la procédure. Les principaux obstacles à la réforme sont l'ancien premier ministre Nouri Al-Maliki et ses hommes qui sont sous le contrôle absolu de Téhéran et agissent en pleine coordination avec les milices affiliées à la force terroriste Al-Qods. »

« Dans un fait très intéressant qui est intervenu, Tariq al- Hashimi, l'ancien vice-président de l'Irak et leader Sunnite, qui a été condamné à mort par contumace lors d'un procès-spectacle honteux par Maliki, a été retiré de la liste rouge de l'avis d'Interpol lundi. Cet acte d’Interpol est révélateur du niveau de la corruption qui prévalait dans le gouvernement irakien sous Maliki. Il met également en évidence la nécessité pour al-Abadi de rétablir en urgence l'intégrité des dirigeants Sunnites qui ont été arrêtés ou condamnés par contumace par Maliki. »

« Le vide politique a créé un sentiment bouillonnant d’agitation et de tension croissante, qui, selon certains commentateurs, pourrait annoncer une révolution et le renversement du gouvernement Abadi. Une telle tragédie pourrait directement jouer en faveur du régime iranien et de Daesh, dont les buts ultimes sont de prendre le contrôle de toute l'Irak ».

Stevenson a ajouté que le Premier ministre Abadi a rappelé la plupart de ses forces militaires irakiennes afin de fournir un cordon de protection autour de Bagdad, à la suite de la série d’attentats suicides de Daesh qui a tué un grand nombre de civils la semaine dernière.

Stevenson a conclu: « La seule solution possible à l’agitation croissante est la formation d'un gouvernement de salut national pour pacifier la nation et unifier l’Irak. Si le premier ministre Abadi tient à survivre, il doit balayer tous les ministres corrompus et les remplacer par des technocrates prêts à travailler dans l’intérêt du pays plutôt qu’à s’enrichir. Il doit expulser le régime iranien d'Irak et déclarer sa libération de leur ingérence. Il doit amener les milices Chiites sous le contrôle immédiat de l'armée irakienne et mettre un terme à leur campagne sectaire d’abattage génocidaire. Les États-Unis, l'ONU et l'UE devraient rapidement user de leur influence pour persuader Abadi de ce plan d'action avant qu'il ne soit trop tard. »

Struan Stevenson a été membre du Parlement européen de 1999 à 2014 et a été président de la délégation du Parlement Européen pour les relations avec l'Irak de 2009 à 2014. Il est actuellement président de l'Association Européenne pour la Liberté de l’rak (European Iraqi Freedom Association - EIFA) basée à Bruxelles.

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