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La belligérance de Téhéran et la réaction impulsive de l'UE

La belligérance de Téhéran et la réaction impulsive de l'UE

Suzy Kassem, écrivaine, poétesse et philosophe américaine, dans son livre « Rise Up and Salute the Sun » estime que « Le profit ne doit jamais s’obtenir au prix du sang humain. Tout gouvernement qui fait passer le profit avant le peuple est un mal absolu. » Elle a raison et quel dommage que, malheureusement, les pays européens, en continuant leur politique de complaisance avec la théocratie au pouvoir en Iran et en ignorant ses crimes et violations des droits humains, commettent le mal. L'article suivant est écrit par Struan Stevenson, coordinateur de la campagne pour le changement en Iran.

22 mai (UPI) - Alors que les États-Unis resserrent inlassablement l’étau sur le régime en Iran, la dictature théocratique continue de se déchaîner de manière prévisible.

Elle a mobilisé ses agents du ministère du Renseignement et de la Sécurité (VEVAK) pour traquer et éliminer les opposants au régime. Se faisant passer pour des diplomates, ces espions et assassins affiliés à Téhéran ont lancé une série d'attaques en Europe et en Amérique du Nord. Fin juin de l'année dernière, la police allemande a arrêté Assadollah Assadi, un diplomate de l'ambassade d'Iran à Vienne. Trois candidats à l'attentat déjoué ont déclaré à la police qu'Assadi leur avait donné la bombe et leur a demandé de la faire exploser lors d'un important rassemblement de la coalition politique iranienne du CNRI près de Paris, auquel ont assisté plus de 100 000 Iraniens opposés au régime et d'éminentes personnalités politiques comme Rudy Giuliani, Newt Gingrich et Bill Richardson. Assadi et ses trois complices ont été accusés d'actes de terrorisme et sont en prison en attendant leur procès.

Par la suite, des mesures similaires ont été prises contre les complots terroristes de Téhéran aux États-Unis, au Danemark, en Bulgarie, aux Pays-Bas et dans plusieurs autres pays européens, qui imposent maintenant leurs propres sanctions au régime des mollahs et inscrivent certains de ses agents sur liste noire.

Fin décembre, le Premier ministre albanais, Edi Rama, a expulsé l'ambassadeur et le premier secrétaire de Téhéran au motif qu'ils représentaient une menace pour la sécurité de l'Albanie après qu'il eut découvert un autre complot à la bombe visant des opposants du régime. Même à Glasgow, en Écosse, le Times a découvert un complot d'agents armés du VEVAK pour menacer et tuer des manifestants anti-régime. Aux États-Unis, plusieurs agents du VEVAK ont été arrêtés et accusés de mener des opérations de surveillance en vue de tentatives d'assassinat visant des hauts responsables du principal mouvement d'opposition démocratique iranien, l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI). Il est évident que l'Iran de sert de ses ambassades comme des usines à bombes et des cellules terroristes, complotant des atrocités. Les mollahs ont des agents du VEVAK infiltrés dans toutes les ambassades européennes.

Après avoir échoué dans leurs efforts pour commettre un attentat et assassiner leurs opposants en Europe et aux États-Unis, les mollahs ont maintenant tourné leur attention vers le Moyen-Orient. Les sanctions américaines ont paralysé l'économie de Téhéran, réduisant leurs exportations de pétrole à presque zéro et amenuisant considérablement la capacité du régime à financer ses groupes inféodés comme Bachar el-Assad en Syrie, les rebelles du Houtites au Yémen, les violentes milices chiites en Irak et le Hezbollah au Liban.

Déterminés à prouver qu'ils pouvaient riposter, les mollahs ont donné l'ordre à ces groupes inféodés de saboter les navires près du détroit d'Ormuz, l'une des routes maritimes les plus stratégiques au monde, où transitent chaque année un cinquième des réserves mondiales de pétrole. A la mi-mai, quatre navires commerciaux ont été endommagés, dont deux pétroliers saoudiens. Téhéran a ensuite utilisé ses forces inféodées pour mener des attaques armées de drones contre les stations de pompage de pétrole saoudiennes ; les autorités de Téhéran se vantant joyeusement d'être capables de subvertir l'économie mondiale en attaquant les capacités d'exportation du pétrole saoudien et des EAU, que le régime décrit comme « les entreposeurs de pétrole ».

Ensuite, les tyrans enturbannés ont ordonné à leurs alliés Houthites de lancer deux missiles balistiques visant La Mecque et Djeddah. Les deux ont été interceptés et détruits par les forces aériennes saoudiennes. Sans se laisser décourager, les mollahs ont envoyé leur général en chef, Qassem Soleimani, commandant de la Force terroriste Qods, la branche extraterritoriale des Gardiens de la révolution (pasdaran), à Bagdad pour rencontrer ses milices, où il les a placées en alerte de combat et leur a demandé de se préparer à une guerre par procuration. Peu après, une attaque à la roquette a été lancée contre l'ambassade des États-Unis dans la zone verte de Bagdad.

C'était une réaction prévisible au fait que le Département d'État américain a récemment ajouté les pasdaran, la version de Téhéran de la Gestapo, à sa liste des organisations terroristes étrangères (FTO). Dans une nouvelle tentative pour intensifier la tension croissante au Moyen-Orient, le président iranien Hassan Rohani a déclaré que son pays cesserait de respecter deux de ses engagements au titre de l'accord nucléaire, également connu sous le nom de plan d'action global commun. La déclaration de M. Rohani est survenue exactement un an jour pour jour après l'annonce par le président américain Donald Trump que les États-Unis se retiraient de l'accord qui avait échoué.

Face à ces menaces, les États-Unis ont déployé un groupe de porte-avions et des bombardiers dans le golfe Persique. Trump, ayant insisté sur le fait qu'il ne cherchait pas la guerre avec l'Iran, a néanmoins posté le tweet suivant ce week-end : « Si Téhéran veut la guerre, ce sera sa fin officielle. Ne menacez plus jamais les États-Unis ! »

La diplomatie américaine de la canonnière a suscité la réaction spontanée attendue de l'Union européenne. Les partisans de la politique de complaisance avec la République islamique qui ont dénoncé le retrait de Trump de l'accord nucléaire avec Téhéran et ont vainement cherché des moyens de continuer à faire des affaires avec le régime terroriste, ont maintenant provoqué une réaction diplomatique contre les États-Unis, dénonçant le bruit de sabre de Trump et exhortant à la prudence. Ce faisant, ils ont fait le jeu des mollahs, qui sont rapidement à court d'options et cherchent désespérément des alliés pour maintenir à flot leur régime moribond. Les armes à feu, les bombes, les missiles, la terreur et l'intimidation ne semblent pas déranger les dirigeants européens qui, comme les légendaires singes sages, ne voient rien, n'entendent rien et ne disent rien.


Struan Stevenson est le coordinateur de la Campagne pour le changement en Iran.Struan Stevenson a été membre du Parlement Européen représentant l'Écosse (1999-2014), président de la délégation du Parlement pour les relations avec l'Iraq (2009-2014) et Président de l’Intergroupe Les Amis d'un Iran Libre (2004-2014). Il est conférencier sur la politique du Moyen-Orient et le Président de l'Association Européenne pour la liberté en Irak (EIFA)

 

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