dimanche, mai 9, 2021
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Iran: l’accord avec la Chine montre que les mollahs sont prêt à sacrifier le pays pour le pouvoir

Manifestation de rue contre le traité Chine-Iran à Téhéran

Rouhollah Khomeini a un jour affirmé que s’il était confronté à une situation qui exigeait soit d’abandonner le système au pouvoir soit d’abandonner les principes islamiques, il choisirait ce dernier. C’était reconnaitre les priorités du régime pour la survie du régime islamiste. C’est ce qui a été démontrée avec un nouvel accord avec la Chine.

La conclusion de l’accord de coopération économique de 25 ans avec la Chine indique que les autorités du régime ont en fait renoncé à leur responsabilité vis-à-vis de l’économie nationale. Cet accord implique essentiellement que Téhéran renonce au contrôle des principales industries, régions et projets, en échange d’une injection conséquente d’argent à court terme qui sera sans aucun doute directement acheminée entre les mains des institutions chargées de sauvegarder l’emprise du régime clérical sur le pouvoir.

En 2016, environ un an après le début du processus de négociation, le régime a annoncé que l’Iran liquiderait de grandes quantités d’infrastructures, y compris des parties des industries pétrolière, gazière et pétrochimique. En 2019, il a été annoncé que la Chine serait autorisée à différer le paiement jusqu’à deux ans lors de l’achat de produits iraniens. Encore plus récemment, le député du régime iranien Hassan Norouzi a révélé qu’on a l’intention de donné le contrôle de l’île de Kish, un pôle économique de l’Iran, à la Chine pour une durée de 25 ans. Et selon Norouzi, le décor était également planté pour la «confiscation de la mer Caspienne» par la Chine.

Face à l’isolement international croissant, le régime a déterminé que cette acceptation de la dépendance économique à l’égard de la Chine était nécessaire.

L’accord est une vente aux enchères évidente des actifs et des ressources du peuple iranien, et même certains responsables du régime ont spécifiquement comparé l’accord au traité Turkemenchay de 1828, avec lequel la dynastie iranienne Qajar cédait le contrôle de vastes régions du nord du pays à la Russie tsariste. La comparaison renforce les slogans et les arguments qui ont figuré dans le soulèvement de novembre 2019 et d’autres manifestations majeures au cours des trois dernières années. On a souvent entendu les participants à ces mouvements scander : «Non à la dictature, que ce soit le Chah ou les mollahs».

Derrière ces pratiques corrompues se cache le fait que, le régime iranien est prêt à sacrifier tout pour maintenir son pouvoir et comme l’accord avec la Chine l’indique désormais, il est même prêt à sacrifier l’autonomie du pays si cela signifie que le système au pouvoir survire un autre de plus.

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