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Iran: Un appel pour la justice

 

Par l’écrivain dissident Heshmat Alavi, paru dans l’American Thinker le 23 novembre 2016 :

Alors que s’approche la fin du mandat d’Hassan Rohani en tant que président du régime iranien, il est temps de passer revue ces quatre dernières années.

Nous nous souvenons tous de comment l’Occident avait accueilli cette élection comme un changement de cap pour l’Iran vers la modération. Cependant, le monde a été témoin, depuis, que cela n’a été qu’une augmentation douloureuse des exécutions, des punitions publiques et d’une augmentation de la répression. Avec un nouveau gouvernement sous peu, Washington doit bien faire comprendre à Téhéran que les violations des droits de l’Homme ne seront plus tolérées.

 

Des exécutions sans précédent

Malgré la promesse de détenir la « clé » pour les problèmes iraniens, Rohani a échoué à fournir ne serait-ce qu’une once de liberté aux Iraniens qui ne demandent que ça. Son bilan a révélé sa loyauté au régime. Selon les rapports officiels, l’Iran a envoyé à la potence 18 personnes rien que la semaine dernière.

Alors que la communauté internationale poursuit sa politique de complaisance, Rohani et le régime utilisent cette opportunité pour lancer une vague d’exécutions. Plus de 2500 personnes ont été envoyées à la potence depuis que Rohani est entré en fonction, faisant de l’ombre à tous les records de ce régime depuis deux décennies.

Rien qu’en 2015, l’Iran a fait exécuter une personne toutes les huit heures, comme le rapporte le Dr Ahmed Shaheed, ancien Rapporteur spécial des droits de l’Homme en Iran des Nations Unies.

 

Vaste répression sociale

L’engagement de Rohani pour le guide suprême, Ali Khamenei, et l’élite au pouvoir a conduit à une large répression qui ne fait qu’augmenter. En plus des exécutions mentionnées ci-dessus, l’oppression de l’État a conduit à des scènes horribles de pendaisons publiques, de flagellations et même à des amputations des membres.

Les prisons sont remplies de détenus, ce qui conduit à des conditions intolérables et inhumaines. L’organisation des droits de l’Homme Amnesty International a lancé un appel urgent récemment exprimant ses préoccupations majeures concernant le cas de Maryam Akbari Monfared, une organisatrice d’un mouvement écologiste qui est toujours en prison deux ans après que sa famille ait protesté contre son emprisonnement. Et ce n’est qu’un exemple des résultats horribles des politiques internes de Rohani.

 

Un appel pour la justice

La population iranienne adore internet et des millions de personnes utilisent activement les réseaux sociaux. Malgré ses larges efforts de censure, le régime a échoué à censurer le net iraniens intelligents et très motivés. De nombreux clips, images et récits depuis l’intérieur de l’Iran fuitent vers le monde extérieur à ce moment même, révélant toujours plus d’atrocités du régime.

Un cas significatif implique la publication d’un enregistrement controversé mettant en lumière une réunion privée entre le feu ayatollah Hossein-Ali Montazeri et les responsables du massacre horrible de plus de 30 000 prisonniers politiques en 1988 en Iran. Montazeri était le successeur supposé du fondateur du régime iranien, le mollah rouhollah Khomeiny. Celui-ci l’a démis de ses fonctions pour son opposition.

Cette révélation a envoyé une onde de choc parmi la population iranienne et autour du monde. C’est pour cette raison qu’un mouvement mondial demande des comptes aux responsables de ce massacre terrible de milliers de prisonniers politiques. Les victimes de ce carnage comptent les membres et les soutiens du principal groupe d’opposition, l’organisation des moudjahidines du peuple d’Iran, et d’autres groupes de dissidents et de minorités. L’OMPI a également été la cible d’une campagne lancée par l’Iran

Conclusion

Le régime iranien dans son ensemble, dont la « ligne dure » et les « modérés », passe à la vitesse supérieure pour les élections présidentielles de juin 2017. Les membres de la faction de Rohani ont décrit le mandat du président Barack Obama comme « l’âge d’or ». C’est un signal comme quoi Téhéran a tiré profit du rapprochement d’Obama et l’a perçu comme un feu vert vers l’augmentation des exécutions et une plus grande répression sociale.

Avec un nouveau gouvernement qui va prendre les reines de Washington, c’est le moment pour les États-Unis de soulever la question des violations des droits de l’Homme. De tels crimes outrageants n’ont pas leur place dans le 21e siècle. Un soutien à l’appel à tenir pour responsable tous les hauts dignitaires du régime iranien impliqués dans le massacre de 1988 pour tous leurs crimes est un bon début.

 

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