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Iran’Arabie Saoudite : Les remarques d’Ahmadinejad irritent les Saoudiens

ImageCNRI, 10 décembre 2005 – Les Saoudiens étaient furieux vendredi que le président des mollahs, Ahmadinejad , ait entaché un sommet qui devait mettre en avant le visage modéré de l’islam, en appelant à ce qu’Israël soit transféré en Europe.

 

Même quelques alliés d’Ahmadinejad en Iran commencent à se méfier de ses projets, car ils craignent qu’il ne porte préjudice au pays avec ses rhétoriques extrêmes. Des factions rivales à l’intérieur du régime ont demandé que les religieux lui ordonnent de ne plus faire cegenre de remarques sur la scène internationale.

« Le président doit choisir ses mots. Il peut faire passer son message au monde dans un langage moins extrême, » a déclaré Hamid Reza Taraqi, un chef du parti extrémiste, La Coalition de la Société Islamique, à l’agence Associated Press.

Les Etats-Unis, l’Israël, l’Europe et l’allié de l’Iran, la Russie, ont condamné les propos d’Ahmadinejad sur Israël jeudi à La Mecque, en Arabie Saoudite, au sommet de plus de 50 Etats musulmans qui voulaient afficher un front uni contre le terrorisme.

Des heures avant que les participants aient publié la pièce centrale du sommet – la déclaration de La Mecque – promettant de radier la pensée extrémiste – Ahmadinejad a déclaré lors d’une conférence de presse qu’il avait des doutes sur l’Holocauste et suggérant que l’Europe donne une partie de son territoire à l’Etat hébreu si elle se sentait coupable.

«  Donnons un peu de terre aux sionistes en Europe, en Allemagne ou en Autriche » a-t-il déclaré. «  Ils ont subi une injustice en Europe, pourquoi les répercussions devraient tomber sur les Palestiniens ? »

En privé, les responsables saoudiens étaient furieux vendredi. Trois hauts responsables saoudiens qui ont parlé à l’Associated Press se sont plaints de ce que ces propos étaient contradictoires et détournait l’attention du message de tolérance que le sommet voulait faire passer.

Ils ont voulu garder l’anonymat à cause de la sensibilité des liens souvent tendus qu’entretient le royaume avec Téhéran. Les journaux saoudiens ont publié les extraits de la conférence d’Ahmadinejad où il a fait les éloges du sommet – mais ils n’ont pas publié les références faites à Israël. Les commentaires ne sont pas apparus dans les journaux iraniens, même si l’agence de presse gouvernementale les a rapportées quand la conférence avait lieu.

Un responsable saoudien, visiblement en colère, a comparé Ahmadinejad à Saddam Hussein et au chef libyen  Moammar Gadhafi, dont les déclarations extrêmes ont fréquemment énervé les autres chefs arabes.

« Le président iranien semble avoir perdu sa direction, » a déclaré Gilan al- Ghamidi, le commentateur d’un média en Arabie Saoudite. «  L’Iran devrait  être logique s’il veut avoir le soutien du monde. Le président n’a marqué aucun point. Au contraire, il en a perdu quelques uns.

 

Ces déclarations viennent à un moment très sensible pour les mollahs. Les Etats-Unis accusent le régime iranien de chercher à développer des armes nucléaires et mène une campagne pour que l’Iran soit référé au Conseil de Sécurité des Nations Unies pour de possible sanctions liées à son programme.

 

Le chef de l’Agence d’Energie Atomique,  Mohamed ElBaradei, a déclaré vendredi que le monde perdait patience avec le régime iranien lors de négociations sans fin.

 

Il a dit qu’il espère que les sujets non encore traités à propos du nucléaire avec les mullahs seraient clarifiés au moment où il présenterait son nouveau rapport en mars, parce que «  la communauté internationale est en train de perdre patience avec la nature de ce programme. »

 

« La balle est dans le camp de l’Iran. C’est à lui de montrer la transparence requise, » a déclaré ElBaradiei aux journalistes à Oslo, en Norvège.

La déclaration du président iranien a davantage détérioré ses liens avec les conservateurs, qui se sont déjà plaints qu’il ne les consultait pas sur les  sujets domestiques. Le parlement, qui est dominé par les partisans du régime conservateur du clergé, a déjà donné une claque à Ahmadinejad en rejetant trois de ses candidats au poste clé du ministère du pétrole parce qu’il n’avait pas consulté les parlementaires et que les candidats n’étaient pas qualifiés.

 

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