lundi, janvier 17, 2022
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Le ministre iranien des Affaires étrangères, Javad Zarif, doit être exclu d’Europe

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Javad Zarif, doit être exclu d'Europe

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, devrait être banni d’Europe en raison de son rôle dans les activités terroristes du régime, affirme l’ancien eurodéputé Struan Stevenson.

Dans une chronique pour le United Press International du lundi 26 août 2019, M. Stevenson a souligné : « En tant que ministre des Affaires étrangères, Zarif est responsable de l’armée des ambassadeurs et du personnel diplomatique de l’Iran. En juin 2018, il était donc responsable des ordres donnés à Assadollah Assadi, diplomate de l’ambassade d’Iran à Vienne. Assadi a reçu l’ordre de remettre 500 grammes d’explosifs puissants et un détonateur à un couple iranien vivant à Anvers, en Belgique. Il leur a ordonné de se rendre en voiture à Paris et de faire exploser la bombe lors d’un grand rassemblement organisé par le Conseil national de la Résistance iranienne auquel ont assisté plus de 100 000 personnes. Une opération conjointe des services de renseignements allemands, français et belges a conduit à l’arrestation d’Assadi et des autres conspirateurs, qui sont maintenant tous en prison en Belgique, en attendant leur procès pour terrorisme. »

Il était bien connu que Rudy Giuliani et d’autres dirigeants politiques internationaux de haut rang seraient présents et prononceraient des discours lors de ce rassemblement, de sorte que Zarif doit clairement avoir planifié l’attaque terroriste avec Mahmoud Alavi, ministre iranien du Renseignement, et Reza Amiri Moghaddam, chef de l’Organisation du Renseignement et des mouvements étrangers du ministère du Renseignement et de la sécurité, a écrit M. Stevenson.

« Une atrocité d’un tel acabit n’aurait pu être validée que par Hassan Rohani, président soi-disant « modéré » des mollahs et le Guide Suprême du pays, le psychotique Ali Khamenei. Zarif s’était même arrangé pour se rendre à Vienne, le lendemain de la tentative d’attentat à la bombe, probablement pour féliciter personnellement Assadi et pour répandre les mensonges et la propagande habituels, accusant sans doute l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI), le principal mouvement d’opposition aux mollahs, de comploter cette attaque contre ses propres militants afin que ceux-ci puissent accuser Téhéran. »

Mais le plan de Zarif s’est retourné contre lui, le laissant impuissant à prétendre que l’arrestation de son diplomate et d’autres agents iraniens entraînés était une « opération sous faux pavillon » destinée à tromper, et menée par des ennemis de l’Iran. Il sera intéressant de voir ce que les tribunaux belges pensent de cette affirmation ridicule. »

« Ironiquement, le diplomate de haut rang qu’Assadi avait remplacé à l’ambassade de Vienne était Mostafa Roodaki, un autre agent formé par le VEVAK. Auparavant, il dirigeait le bureau de Renseignement du régime des mollahs en Autriche et coordonnait les activités contre l’OMPI dans toute l’Europe. Roodaki avait été redéployé en Albanie par Zarif, avec rang de premier secrétaire à l’ambassade d’Iran à Tirana. Il était accompagné d’un nouvel ambassadeur nommé par Zarif, Gholam Hossein Mohammadnia, un ancien haut responsable du renseignement qui avait également fait partie de l’équipe iranienne de négociation nucléaire. »

Zarif avait clairement indiqué à sa nouvelle équipe de « diplomates » en Albanie que leur mandat principal était de traquer et d’éliminer l’OMPI, qui avait créé un nouveau complexe dans le pays abritant plus de 2 500 de ses membres. »

Mais une fois de plus, les plans de Zarif ont été contrecarrés, a souligné M. Stevenson.

« Des agents des services de Renseignement albanais ont découvert un complot visant à faire exploser une bombe lors d’un rassemblement de membres de l’OMPI à Tirana, à l’occasion du Norouz (Nouvel An iranien). Deux agents du VEVAK, ainsi que Mohammadnia et son complice Roodaki, ont été expulsés du pays par le Premier ministre albanais Edi Rama. Et ce n’étaient pas les seules parcelles de terreur qui portent les empreintes digitales de Zarif. En octobre 2018, Téhéran a envoyé un autre haut responsable du ministère de l’Intérieur, Mohammad Davoudzadeh Lului, qui entretient des liens étroits avec l’ambassade d’Iran et son ambassadeur en Norvège pour assassiner un opposant au Danemark. Lui aussi attend maintenant son procès pour terrorisme. En 2018, deux diplomates iraniens ont été expulsés des Pays-Bas pour actes de terrorisme. »

Avec ce catalogue d’assassinats et d’attentats à la bombe impliquant du personnel diplomatique iranien sous la direction de Zarif, il n’est pas surprenant que les États-Unis aient décidé de le désigner en tant que terroriste, a écrit M. Stevenson.

« Pourtant, l’Occident continue de croire que sa maîtrise de l’anglais et son sourire bienveillant sont le signe qu’il doit être un modéré digne de confiance avec qui nous pouvons négocier. Il vaut peut-être la peine de se rappeler que le ministre des Affaires étrangères d’Adolf Hitler, Joachim Von Ribbentrop, parlait aussi couramment l’anglais et pouvait aussi sourire bénignement devant les caméras. Il a été exécuté comme criminel de guerre le 16 octobre 1946. »

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Struan Stevenson est le coordinateur de la Campagne pour le changement en Iran. Il a été membre du Parlement européen représentant l’Écosse (1999-2014), président de la délégation du Parlement européen pour les relations avec l’Irak (2009-14) et président de l’intergroupe des Amis d’un Iran libre (2004-14). Il est conférencier international sur le Moyen-Orient et président de l’Association européenne pour la liberté en Irak.

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