mardi, novembre 30, 2021
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Election présidentielle : les médias iraniens évoquent la crise de confiance des électeurs

Les médias d’État iraniens mettent en garde sur les conséquences des luttes intestines au sein du régime avant la Présidentielle de juin. Ils soulignent également que de plus en plus d’Iraniens comptent boycotter la farce électorale des mollahs.

«Alors que les sympathisants du système mettent en garde au sujet de la très faible motivation de la population pour participer à l’élection, la question sérieuse est de savoir pourquoi [les candidats] sont occupés par la façade et ne prêtent pas attention aux problèmes fondamentaux?» a écrit dimanche le quotidien Arman.

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Soulignant que des « sondages scientifiques et impartiaux » ont confirmé le pronostic d’un faible taux de participation, Arman a averti que les promesses creuses des candidats ne feront qu’«augmenter la distance entre les électeurs et les urnes».

De nombreux candidats du régime, principalement le chef du pouvoir judiciaire, Ebrahim Raïssi, ont récemment promis de lutter contre la corruption, ceci alors que l’économie iranienne est en proie à la corruption institutionnalisée sous contrôle du guide suprême du régime, Ali Khamenei et ses acolytes. Raïssi et les autres candidats ont occupé des postes de responsabilité clés au cours des 42 dernières années et sont responsables de la déliquescence économique et sociale du pays.

Le quotidien Arman a souligné dimanche dans un article intitulé « Mise en accusation des candidats sur la direction du pays » : «Vous qui avez occupé divers postes exécutifs et judiciaires au cours des 42 dernières années, n’avez-vous pas vu de corruption? Ne l’avez-vous pas vu s’institutionnaliser ? N’aviez-vous pas les outils pour lutter contre la corruption? »

L’article d’Arman reconnaît que sous la théocratie au pouvoir, il n’existe pas de solution aux problèmes de l’Iran. « Quiconque assumera la direction exécutive du pays pour les quatre prochaines années aura un résultat : la même inefficacité dans la gestion du pays qui a prévalue au cours des 40 dernières années. »

Par ailleurs, le quotidien économique Jahan-e Sanat, a écrit dimanche : « Les mêmes individus veulent blâmer leurs rivaux. Aujourd’hui, les Iraniens disent que ces [candidats] étaient chacun des cadres supérieurs dans différentes institutions et organisations au cours des quatre dernières décennies, et c’est eux qui ont malmené l’économie iranienne. »

En raison de la corruption du régime, la crise économique iranienne a transformé la société en une poudrière. Les médias d’État mettent en garde contre l’agitation sociale. Le quotidien Ebtekar a écrit dimanche :

« Le manque de répartition équitable des subventions parmi la population, absence de perspectives économiques positives, une politique étrangère faible, la belligérance et l’aventurisme régional, le manque de transparence vis-à-vis de la population, le manque d’indépendance de la banque centrale, la répression monétaire et la méfiance de la population, sont des causes de la malédiction actuelle. »

«Les problèmes économiques, l’inflation, la peur de la maladie et de la mort ont considérablement réduit la patience de la population. Les gens se déplacent dans la ville comme des barils de poudre en mouvement qui pourraient exploser à tout moment », a mis en garde dimanche le quotidien Arman.

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