vendredi, septembre 24, 2021
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Fin du mirage réformiste en Iran

Fin du mirage réformiste en Iran

La semaine dernière, le ministère iranien de l’Intérieur a commencé à enregistrer les candidats à l’élection présidentielle truquée qui doit avoir lieu le 18 juin.

L’élection en 2013 du soi-disant réformiste Hassan Rohani avait été été décrite par certains en Occident comme la victoire des «réformistes» au sein du régime .
Une recensement récent indique que le nombre annuel moyen d’exécutions en Iran a été plus élevé pendant l’ère «réformiste» de Rohani que pendant celle du «dur» Ahmadinejad. Ces huit dernières années, plus de 4000 exécutions ne prend pas en compte les milliers d’exécutions extrajudiciaires, notamment sous la torture et à cause du refus de soins médicaux pendant la pandémie de coronavirus.

Les forces de sécurité du régime iranien ont abattu des manifestants de près lors des manifestations de novembre 2019.

Le pire de ces derniers crimes s’est produit en novembre 2019, lorsque les autorités ont répondu par une force meurtrière face au soulèvement populaire des Iraniens contre le régime, avec des slogans condamnant à la fois les «conservateur» et «réformiste» dans près de 200 villes et villages d’Iran. En quelques jours seulement, les forces de sécurité et le Corps des gardiens de la révolution islamique ont abattu environ 1 500 manifestants. 12 000 autres ont été arrêtés et un rapport d’Amnesty International a confirmé par la suite que nombre d’entre eux avaient été soumis à la torture.

Cet incident s’est produit sous une administration «réformiste» et, ironiquement, toutes les activités nefastes du régime ont eu lieu sous l’une administration dite réformiste. En fait, 32 des 42 années de la République islamique les administrations étaient «réformistes» » ; 8 ans de Mousavi de 1981 à 1989, huit ans de Rafsandjani de 1989 à 1997, huit ans de Khatami 1997 à 2005, et huit ans de Rohani de 2013 à 2021.

En 1988, l’un des plus grands crimes du siècle a eu lieu en Iran sous l’administration «réformiste» de Mir Hossein Mousavi. Pendant plusieurs mois cette année-là, pas moins de 30 000 prisonniers politiques ont été exécutés en groupe avant d’être enterrés dans des fosses communes secrètes. L’une des responsables de ce massacre était Ebrahim Raïssi, alors procureur adjoint de Téhéran et nommé en 2019 à la tête du pouvoir judiciaire.

L’héritage de brutalité de Rohani démontre ce que beaucoup ont reconnu depuis les premiers jours du régime iranien: le système est mis en place pour donner la priorité à la loyauté envers le Guide Suprême, qu’on prétende être un «conservateur» ou un «réformiste».

En ce sens, les élections iraniennes ne sont qu’un partage du pouvoir entre deux factions ayant des intérêts personnels différents mais pas de différences significatives de politique ou d’idéologie. S’il est vrai que davantage de « réformistes» ont été exclus du scrutin cette année, cela ne fait que refléter la volonté de consolider le pouvoir du Guide face aux défis internes et externes.

L’éditorial d’un quotidien d’État a récemment écrit que le principal défit de l’élection cette année ne se situait pas entre les différents candidats mais plutôt entre les principaux candidats et une population qui méprise le système dans son ensemble.

Le guide suprême du régime préfère que Raïssi devienne le nouveau président du régime. Cette préférence est sans aucun doute basée sur l’histoire de brutalité de Raïssi et sa récente volonté, en tant que chef du pouvoir judciaire, de déployer la même brutalité face aux défis auquels est confrontés le régime iranien, en particulier par l’OMPI.
Le peuple iranien reconnaît clairement que l’OMPI est sa meilleure source d’espoir pour un avenir démocratique et libéré du régime des mollahs.

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