samedi, novembre 27, 2021
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Iran Election 2021 : Dans un contexte de conflits croissants, les médias officiels mettent en garde contre le danger que représente l’OMPI

La parodie d’élection présidentielle en Iran aura lieu le 18 juin. Plus la date de l’élection approche, plus les luttes intestines du régime s’intensifient. Ainsi, les médias officiels mettent en garde contre les conséquences des querelles entre factions.

Ces derniers jours, le Conseil des gardiens du régime a commencé à éliminer les candidats de la faction rivale pour les prétendues élections des conseils islamiques de la ville. Le Conseil des gardiens, placé sous la supervision de Khamenei et agissant en son nom, est chargé d’examiner les candidats.

Le quotidien officiel Mostaghel a qualifié lundi cette élimination de « procédure dangereuse à l’approche de l’élection présidentielle, car elle renforce le soupçon que les conditions préalables à l’élimination généralisée du candidat réformateur à l’élection présidentielle seront fournies autant que possible. »

Ces soi-disant « réformistes » sont les responsables du régime qui ont été activement engagés dans l’exportation du terrorisme et des violations des droits humains. Le président Hassan Rohani, soi-disant « modéré » et « réformateur« , a un sombre passé de répression et d’exportation du terrorisme. Pendant le mandat de Rohani, près de 5 000 personnes ont été exécutées, 1 500 manifestants du soulèvement de novembre ont été abattus, et le diplomate-terroriste de Rohani, Assadollah Assadi, purge une peine de 20 ans de prison en Belgique pour avoir tenté de faire exploser le rassemblement de l’opposition en 2018.

Le quotidien Mostaghel souligne le rôle de ces soi-disant « réformateurs » dans les activités malignes du régime et met en garde contre la conséquence de leur élimination. « Ce que [la faction rivale] ne comprend pas ou ne veut pas comprendre, c’est le grand dommage qu’ils apportent à la République islamique. Savent-ils que l’élimination d’une grande partie du système, alors que beaucoup d’entre eux ont été responsables de la préservation et du développement de la République islamique pendant 42 ans et constituent le tissu du système, fera du mal à l’ensemble des entités affiliées à la République islamique ? » écrit Mostaghel.

L’article de Mostaghel avertit ensuite au sujet de ces querelles de factions que l’élimination massive de candidats profitera au mouvement de la Résistance iranienne et pourrait provoquer des protestations.

« Savent-ils que leur action crée de larges failles dans le système que l’ennemi va utiliser ? [Khamenei] n’a-t-il pas rappelé le [soulèvement] de 2009 qui a été le résultat de la création d’une faille dans le corps du système lors de l’élection ? ». Le quotidien Mostaghel a ajouté : « N’avons-nous pas assisté à une série de protestations sociales dans le pays au cours des quatre derniers mois, accompagnées de slogans politiques tranchants ? Et ne savons-nous pas que la propagation de ces protestations a des conséquences dangereuses et irréversibles sur la sécurité ? »

Mostaghel reflète ensuite la crainte du régime à l’égard de l’opposition organisée iranienne, l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI), et de son rôle dans la mobilisation de la société iranienne rétive au changement de régime.

« Pourquoi les [membres de la faction rivale] ne voient-ils pas que l’ennemi juré du système, l’OMPI, qui ne souhaite rien d’autre que le renversement [du régime], appelle quotidiennement à des émeutes et à des protestations ? Ne voient-ils pas que ce vieil ennemi s’est investi pour créer des dissensions, même à l’approche de l’élection présidentielle ?« , ajoute le quotidien Mostaghel.

Pourquoi Khamenei élimine-t-il les candidats de la faction rivale ?

Le 21 mars, Khamenei a déclaré : « à propos de l’élection présidentielle, le dernier mot est que notre chère nation ne doit pas voir les élections comme un symbole de bipolarité. »

En février 2020, Khamenei et son Conseil des gardiens ont disqualifié de nombreux candidats, même ceux qui étaient membres du Majlis (parlement des mollahs) depuis deux ou trois mandats. L’objectif de Khamenei était de permettre aux personnes proches de lui d’entrer au Majlis.

Deux grandes manifestations en Iran en 2018 et 2019 ont ébranlé les fondements du régime. Alors que la société iranienne devient plus explosive en raison des problèmes économiques et sociaux, Khamenei a décidé d’unipolariser son régime dans le cadre de sa politique de contraction et d’avoir ses éléments dans le cercle du pouvoir.

Après l’annonce de la candidature de plusieurs candidats, le Conseil des gardiens a déclaré que « Si le Conseil des gardiens détermine que quelque chose s’est produit avant l’élection, qui est une raison de disqualification, même après que [le candidat] a été qualifié, c’est le droit légal du Conseil des gardiens de reconsidérer la candidature de cette personne. »

En d’autres termes, le Conseil des gardiens pourra éliminer même les candidats déjà qualifiés qui pourraient nuire à la politique de contraction de Khamenei.

À cet égard, le quotidien Mostaghel met en garde : « Si le Conseil des gardiens veut répéter le processus des élections législatives de février 2020, il créera la même énorme faille dans le système à laquelle aspire l’ennemi. Depuis les premiers jours de la révolution, n’est-ce pas le rêve de l’OMPI de créer une faille à la tête du [régime] ? »

Le quotidien Mostaghel avertit ensuite la faction rivale que son élimination « ouvrira la voie à l’OMPI. »

Mostaghel reconnait alors : « La situation est beaucoup plus sensible aujourd’hui que par le passé. Un regard sur les énormes problèmes de vie du peuple, le chômage sans précédent, la crise de la Covid-19 et le manque de vaccination, et mille et un autres problèmes sociaux, a laissé une belle opportunité à l’OMPI pour recruter des membres parmi les jeunes qui sont fatigués de la situation actuelle. Il suffit maintenant de creuser le fossé dans la pyramide de la souveraineté ; c’est exactement ce que l’ennemi recherche. »

 

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