jeudi, août 5, 2021
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Iran Élection 2021 : le deuxième débat télévisé confirme le déclin du régime

Les candidats à l’élection présidentiel des mollahs ont tenu leur deuxième débat télévisé. Quelques jours avant la parodie électorale, ce débat a montré la crise aigue que traverse le régime, alors que de plus en plus de personnes se joignent à la campagne pour le boycott électoral.

Bien que soigneusement contrôlés pour leur loyauté au régime, les soi-disant candidats du régime n’ont pas perdu un instant pour s’attaquer les uns les autres et reconnaître certains aspects de la corruption du régime. Alors que le Conseil des gardiens du régime leur avait précédemment demandé de rester à l’écart des lignes rouges du régime, les candidats ont transformé le débat en une autre farce en s’attaquant mutuellement. Cependant, ils ont respecté une règle : ne pas parler de l’histoire violente d’Ebrahim Raïssi, le candidat préféré du chef suprême du régime Ali Khamenei.

Ils ont cependant reconnu le terrible sort des Iraniens sous les pressions économiques et la corruption du régime comme la véritable cause du désastre actuel. « Les groupes corrompus et les rentiers se sont emparés de l’économie et de la culture du pays. Ils ont des connexions étendues dans les importations et les exportations ainsi que dans le blanchissement d’argent et la contrebande », a déclaré Abdolnasser Hemmati, l’ancien chef de la Banque centrale, se référant aux Gardiens de la révolution (IRGC).

« Les caciques de l’établissement ont pris le contrôle de l’économie pendant trois décennies», a déclaré Alireza Zakani en réponse à Hemmati. Zakani, un membre actuel du parlement de la faction de Khamenei, a des liens étroits avec les pasdaran.

« Vingt-six espions ont été capturés dans le gouvernement de Rohani, qui est censé être le gouvernement le plus axé sur la sécurité de l’histoire. Sous la surveillance de M. Hemmati, 12 000 milliards de rials ont été illégalement transférés d’une banque gouvernementale à une banque privée », a poursuivi Zakani en s’en prenant à la faction de Hemmati et au gouvernement de Hassan Rohani.

En réponse, Hemmati a déclaré : « Chaque année, les marchands de sanctions font 16 milliards de dollars de bénéfices », se référant clairement au réseau de contrebande du CGRI.

Deux sessions de débats ont en outre montré les crises du régime. Certains députés ont qualifié ces débats de « match de malédiction ». « La tâche principale de ces débats était d’attaquer l’establishment politique. Ces discours étaient des actes d’accusation contre l’ensemble du système », a écrit jeudi le quotidien public Arman.

« Nous avons assisté à un débat de très bas niveau. C’était une gêne. Ces débats ont montré à quel point le futur président sera de bas niveau », ajoute le quotidien Arman.

En d’autres termes, ces débats ont dépeint l’image d’un régime corrompu et belliciste et la faiblesse du système du Guide suprême. Ce qui a été révélé au cours de ces débats n’était que la pointe de l’iceberg des 40 années d’oppression et de corruption du régime. De nombreux médias d’État et responsables du régime ont déclaré que ces débats avaient accru la volonté du public de boycotter les élections. La faction rivale de Khamenei avait averti que l’élimination de ses candidats réduirait la participation de la population.

Alors que ces développements ont certainement confirmé que le régime n’avait rien de démocratique, le peuple iranien a depuis longtemps exprimé sa volonté de boycotter la farce électorale du régime. Les Iraniens de tous les horizons ont scandé dans leurs manifestations ces dernières semaines : « nous ne voterons plus ; nous n’avons vu aucune justice. L’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK) a joué un rôle clé dans la popularisation de l’appel au boycott de l’élection fictive par le biais de ses unités de résistance.

Vidéo : Les unités de résistance de l’OMPI appellent au boycott de la parodie électorale iranienne, mai 2021

« La faible participation électorale est le rêve éternel de nos ennemis. Pourtant, certains parlent aujourd’hui de faible participation. Cette faible participation électorale n’est pas due aux disqualifications du Conseil des gardiens », a déclaré vendredi Mehdi Kiany, représentant de Khamenei à Kohgiluyeh et dans la province de Boyer-Ahmad.

« Je pense que la mauvaise gestion sera la cause d’une faible participation. Certaines personnes essaient de blâmer le Conseil des gardiens pour la faible participation électorale. C’est une astuce. L’intention de vote était-elle à 80 % avant l’annonce des qualifications ? a démandé Gholamali Hadad-e Adel, ancien président du parlement du régime de la faction de Khamenei.

En un mot, l’élection truqué du régime va rencontrer un boycott général et montrer davantage l’absence de légitimité des mollahs. Une réalité qui effraie hautement les responsables du régime qui s’attendent chaque jour à l’éclatement d’un soulèvement populaire.

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