mercredi, octobre 27, 2021
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Iran, élection présidentielle des mollahs: qui est Ali Larijani?

Ali Larijani est entré dans la course pour la prochaine élection présidentielle des mollahs qui se tiendra le 18 juin prochain. Qui est Ali Larijani ?

Larijani appartient à la faction « principliste », proche du guide suprême des mollahs Ali Khamenei. Fils d’un grand ayatollah iranien, il est né à Najaf, Irak, en 1957.

Larijani a été à la tête du conseil d’administration qui a rédigé et signé le très impopulaire pacte stratégique de 25 ans avec la Chine.

Larijani a été un commandant des pasdaran (CGRI) et a joué un rôle majeur dans la guerre de huit ans entre l’Iran et l’Irak. Il a occupé les postes suivants au sein du CGRI: conseiller du commandant en chef du CGRI ; adjoint au ministère des Gardiens de la révolution ; chef d’état-major adjoint du CGRI.

Après avoir servi dans le CGRI pendant 10 ans, il est devenu Ministre de la culture et de l’orientation islamique sous la présidence de Hashemi Rafsandjani en 1992 et est resté à ce poste jusqu’en 1994. Il a joué un rôle clé dans la censure des médias et des activités culturelles.

Khamenei a nommé Larijani à la tête de la radio-télévision de l’Etat (IRIB) en 1994, poste qu’il a occupé pendant 10 ans. Au cours de son mandat, l’ingérence du régime dans les États de la région a été soutenue par plusieurs chaînes de télévision en langue arabe que Larijani a créées pour diffuser la propagande et l’endoctrinement idéologique de la jeunesse arabe, en particulier en Irak et au Liban. Il a également utilisé le réseau de radiodiffusion pour diffuser les aveux forcés de dissidents emprisonnés et intimider la population.

Son bras droit, Ghafour Darjazi (un brigadier général du CGRI) a été impliqué dans l’assassinat d’Abdol-Rahman Qassemlou, secrétaire général du Parti démocratique du Kurdistan d’Iran en juillet 1989 à Vienne. Ainsi que dans le meurtre de Mohammad Hossein Naghdi, représentant du CNRI en Italie en mars 1993 à Rome. Darjazi a suivi Larijani pour travailler au Conseil suprême de sécurité nationale lorsque Larijani est devenu le secrétaire du CSSN.

En tant que secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, Larijani a nommé le général des pasdaran Mohammad Jafar Sahraroudi en tant que son premier adjoint et plus tard en tant que chef de cabinet pendant son mandat en tant que président du Parlement des mollahs. Sahraroudi était le commandant de l’escouade qui a tiré et tué Qassemlou à Vienne en 1989. Sahraroudi a été blessé et hospitalisé lors de cette opération à Vienne, mais s’est rapidement envolé pour l’Iran après la décision criminelle du gouvernement autrichien qui lui a reconnu l’immunité diplomatique. Le 12 décembre 1989, la police autrichienne a émis un mandat d’arrêt international contre Sahraroudi pour son rôle dans l’assassinat de M. Qassemlou !

Larijani est devenu le représentant de Khamenei au Conseil suprême de sécurité nationale le 3 janvier 1996 et, en 2005, a été nommé secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale sous la présidence de Mahmoud Ahmadinejad. À ce poste, il est devenu le principal négociateur lors des discussions sur le programme nucléaire iranien avec l’UE-3. Dans une interview accordée à l’agence de presse Fars en février 2005, il a déclaré que «toute concession sur le programme nucléaire est une trahison».

Il était membre d’un comité dirigé par Saïd Emami, alors vice-ministre du renseignement et chef de file des tueurs en série qui ont enlevé et assassiné de nombreux intellectuels et écrivains dissidents en Iran dans les années 1990.

En même temps, il était membre du Conseil du Conseil suprême pour la révolution culturelle. En juin 2008, il est devenu président du Parlement, poste qu’il a occupé pendant 12 ans.

Les frères de Larijani (qui sont au nombre de quatre à des postes clés dans le pouvoir iranien), sont fortement impliqués dans la corruption à un point tel que le nom de famille Larijani est aujourd’hui synonyme en Iran de pots-de-vin et de corruption systématique.

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