jeudi, septembre 23, 2021
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Iran : La sélection d’Ebrahim Raïssi signifie plus de terrorisme et de répression

Le Guide Suprême du régime iranien, Ali Khamenei, a choisi Ebrahim Raïssi comme nouveau président du régime. Le régime doit faire face à une société iranienne rétive qui est déterminée à renverser la dictature par tous les moyens.

Le peuple iranien a montré son désir d’un changement de régime lors de nombreux soulèvements. Le dernier soulèvement a eu lieu en novembre 2019, au cours duquel Khamenei a ordonné aux Gardiens de la révolution (pasdaran) de massacrer les manifestants. À la mi-décembre, l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI) a révélé que les pasdaran avaient tué plus de 1 500 manifestants lors du soulèvement de novembre. En décembre 2019, la présidente élue du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), Mme Maryam Radjavi, a déclaré : « le nombre de martyrs dépasse définitivement les 1 500. Bien sûr, le nombre réel est beaucoup plus élevé. Cela signifie que le régime a tué au moins 60 fois plus que le nombre de personnes tuées pendant le soulèvement de décembre 2017-janvier 2018. Beaucoup d’autres ont été blessées à l’aide de couteaux, de haches et de pistolets à plomb, entre autres armes. »

Ebrahim Raïssi est l’un des principaux responsables du massacre de 30 000 prisonniers politiques à l’été 1988, pour la plupart membres et sympathisants de l’OMPI.

La nomination de l’homme de main du massacre de 1988, Ebrahim Raïssi, porte deux messages : Premièrement, c’est le dernier clou dans le cercueil du « réformisme ». Deuxièmement, la Résistance organisée du peuple iranien est l’alternative du régime.

La nomination de Raïssi … est une déclaration de guerre ouverte et plus forte contre le peuple d’Iran par le grand voleur de sa souveraineté », a déclaré Maryam Radjavi dans son discours marquant le 20 juin, le 40e anniversaire de la résistance contre le régime des mollahs.

« Depuis le 20 juin 1981, il n’y a eu que deux grands camps opposés en Iran : Le camp de la résistance du peuple pour la liberté d’une part, et le camp de la théocratie religieuse, de la réaction et de la dictature cherchant à préserver un régime meurtrier d’autre part. Aujourd’hui, à l’occasion du 40e anniversaire de la Résistance, le régime se débat dans un tourbillon de renversement, à tel point qu’il a décidé de lier son destin à un meurtrier de masse maléfique dont le nom et l’identité symbolisent la fin du régime« , a-t-elle ajouté.

Ebrahim Raïssi est entré dans la hiérarchie du régime en 1979, après la prise du pouvoir par les mollahs en Iran. Il avait 19 ans lorsqu’il est devenu juge et a joué un rôle clé dans l’assassinat et la répression des membres de l’OMPI et d’autres groupes d’opposition.

La Secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard, a déclaré sur Twitter qu’Ebrahim Raïssi méritait de faire l’objet d’une enquête pour les crimes contre l’humanité que sont le meurtre, la disparition forcée et la torture, au lieu de devenir président.

« L’élection en Iran est une imposture. Le vainqueur est une marionnette des ayatollahs – et un tueur et un oppresseur« , a tweeté l’ancienne ambassadrice américaine aux Nations unies, Nikki Haley.

La prise de pouvoir d’Ebrahim Raïssi en Iran va également accroître les tensions et le terrorisme dans la région. Ebrahim Raïssi était à la tête d’Astan-e Qods Razavi, une puissance économique des mollahs dont la richesse se chiffre en milliards de dollars et qui est utilisée pour financer le terrorisme. Ebrahim Raïssi finançait des groupes terroristes comme le Hezbollah libanais et les Hachd al-Chaabi irakiens.

En 2019, Ebrahim Raïssi a rendu visite à la famille du terroriste Imad Mughniyeh, exprimant ainsi vertement son soutien au terrorisme. Il a également rendu visite au chef du Hezbollah irakien la même année et a réaffirmé qu’il continuerait à financer ce groupe terroriste.

L’organisation Ofogh No ou « Nouvel Horizon » est également financée par Astan Qods Razavi. C’est cette organisation qui a recruté Monica Witt, une ancienne spécialiste du renseignement de l’armée de l’air américaine, pour l’espionnage.

Ebrahim Raïssi a également soutenu sans réserve le dictateur syrien Bachar el-Assad.

En tant que chef d’Astan Qods Razavi, Raïssi a décerné à Qassem Soleimani, le cerveau terroriste éliminé du régime, le plus grand insigne d’Astan Qods.

En un mot, la nomination d’Ebrahim Raïssi à la présidence du régime va alimenter le terrorisme dans la région. Cela signifie également davantage de répression et de violations des Droits de l’Homme en Iran.

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