mercredi, septembre 22, 2021
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L’élection en Iran a démystifié la chimère réformiste chez les mollahs

Le célèbre slogan « Réformiste, conservateurs, la partie est terminée » sur un mur de Behbahan.

Il n’y a pas de politiciens réformistes en Iran. Cela a toujours été le cas, et cela le restera jusqu’à ce que la dictature théocratique soit renversée, pour être remplacée par une république démocratique qui reflète véritablement la volonté du peuple iranien.

La récente « élection », comme toutes les autres qui adhèrent aux règles mises en place par le régime clérical, n’était pas démocratique dans le sens exacte du terme. Avant que le public ne soit autorisé à avoir son mot à dire dans le processus, tous les candidats à de hautes fonctions doivent être contrôlés par un organe connu sous le nom de Conseil des gardiens, qui exclut toute personne jugée insuffisamment fidèle à la constitution iranienne, au chef suprême ou aux interprétations fondamentalistes de l’Islam des mollahs.

Ce système garantit positivement qu’aucun défenseur d’une véritable réforme démocratique n’est même autorisé à mener campagne devant le peuple iranien. Toute promesse de réforme au sein du Conseil des gardiens lui-même est contrecarrée par le fait que cet organe est entièrement redevable au Guide suprême. Six de ses 12 membres sont nommés directement par lui, et les six autres sont nommés par le chef du pouvoir judiciaire, qui est également choisi par le Guide suprême. L’actuel chef de la justice, Ebrahim Raïssi, est l’une des figures violentes du régime et porte la responsabilité de multiples crimes contre l’Humanité, dont le massacre de 30 000 prisonniers politiques à l’été 1988.

Depuis l’élection, pas même un membre de la soi-disant faction réformiste n’a protesté contre le processus truqué ou la présidence de Raïssi.

Bien au contraire, Rouhani lui-même est apparu à la télévision d’État iranienne pour exhorter tous les citoyens à participer à l’élection et la plupart des médias soi-disant réformistes ont accueilli Raïssi comme vainqueur bien avant que les résultats ne soient officiellement annoncés. L’appel public du président actuel du régime a reconnu que de nombreux Iraniens s’opposaient à tous les noms qui figuraient sur le bulletin de vote, mais il a imité le Guide suprême en parlant du vote comme d’un devoir religieux qui renforce la légitimité politique du système, indépendamment de l’éventail d’idéologies qu’il représente.

De nombreux autres responsables des camps de la « ligne dure » et des « réformistes » ont répété ce point de vue dans les semaines qui ont précédé l’élection. Le peuple iranien les a tous rejetés et a procédé à un boycott massif de l’élections. Téhéran n’a pas tardé à reconnaître que moins de la moitié des électeurs éligibles ont participé – un creux historique pour les élections présidentielles et à peu près le même que le record historique établi l’année dernière lors des dernières élections législatives du régime. Mais l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran a souligné que le régime gonflait les statistiques pour minimiser l’ampleur avec laquelle les citoyens ont véritablement rejeté l’illégitimité du processus politique.

Selon l’OMPI, le taux de participation réel à l’élection de février 2020 était d’environ un quart des électeurs éligibles, et le taux de participation en juin 2021 n’était que d’environ un dixième. Cette dernière estimation était basée sur des données collectées par environ 1200 journalistes de la résistance dans 400 villes à travers l’Iran. C’est un résultat que Maryam Radjavi, présidente élue du CNRI, a qualifié de « plus grand coup politique et social » porté au dictateur et son règne.

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La sélection de Raïssi comme président est un signe clair que la soi-disant faction réformiste au sein du régime est conforme à la volonté du chef suprême. Même après que leur faction ait été largement exclue à la fois des élections législatives et présidentielles, ils n’ont donné aucun signe d’opposition au projet d’installer Raïssi comme prochain président et ont préparé le terrain pour des répressions encore pires dans les mois et les années à venir.

Cela devrait dire aux décideurs politiques occidentaux tout ce qu’ils doivent savoir sur la nature de l’idéologie « dure » ou « réformiste » du régime. S’il y a une différence entre ces factions dans les affaires intérieures, ce n’est que la lutte pour obtenir plus de part du pouvoir.

Le peuple iranien avait déjà rejeté la fausse dichotomie de la politique du régime bien avant le boycott électoral de vendredi. Les soulèvements de janvier 2018 et de novembre 2019 comportaient des slogans qui s’adressaient nommément aux deux factions et condamnaient leur « jeu » de partage du pouvoir et de corruption mutuelle.

Mme Radjavi dans un communiqué, a souligné que le changement de régime est le seul moyen de résoudre les innombrables problèmes de l’Iran.

Il est grand temps que les décideurs politiques occidentaux se joignent au peuple iranien pour reconnaître publiquement l’illégitimité du régime. Et il est grand temps pour eux de cesser de négocier et de commercer avec le régime des mollahs sous la fausse prétexte qu’en agissant ainsi ils peuvent donner aux réformistes iraniens le moyen de rivaliser efficacement avec les extrémistes. Cela a toujours été une idée infondée, mais après la dernière élection, ce fait est plus évident que jamais. Il n’y a pas de réformistes à l’intérieur du régime. Le seul espoir de l’Iran pour un avenir démocratique existe en dehors de ce régime, avec une Résistance organisée pour ouvrir la voie à un gouvernement basé sur des élections libres et équitables.

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