mercredi, juin 29, 2022
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Iran : les dirigeants des prière du vendredi mettent en garde contre un autre soulèvement et le rôle de l’OMPI

Le 10 décembre 2021 – Les habitants d'Ispahan manifestent contre les pénuries d'eau.

Dans leurs prêches du vendredi, qui sert de plate-forme pour énoncer les politiques officielles concernant les problèmes auxquels est confronté le régime, les mollahs ont de nouveau affiché leur craintes de l’opposition organisée des Moudjahidine du Peuple (OMPI) et un soulèvement imminent en raison des crises sociales et économiques aigues dont est confronté le pays.

Les responsables de la prière du vendredi sont soigneusement choisies par le Guide suprême des mollahs et agissent comme le porte-parole d’Ali Khamenei.

« Une menace sérieuse est l’OMPI. Nous les avons affrontés au début de la révolution. Il s’agit d’un mouvement dangereux qui attire parfois des personnes ayant de bons antécédents. Vous avez vu qu’au début de la révolution, ce mouvement a provoqué des émeutes de rue et s’est heurté au système », a déclaré Hassan Alidadi, représentant de Khamenei à Kerman, dans le sud-est de l’Iran.

« Nous avons connu de nombreuses séditions [un terme que le régime utilise pour les soulèvements]. Nous avons eu la sédition de l’OMPI, la sédition [protestations estudiantines] en 1999 et celle de 2009. Ce dernier était un énorme défi pour le pays, entraînant la quasi-effondrement du système. Cette sédition nous a causé de nombreux dommages, et de nombreuses institutions et individus sacrés [du régime] [comme le guide suprême] ont été remis en cause », a déclaré Reza Noury, représentant de Khamenei à Bojnourd, dans la province du Khorasan.

« Ils ont mené une campagne multidimensionnelle. La pression maximale visait à susciter des protestations et à faire renverser le régime. Ils voulaient faire pression sur les gens, alors ils se sont confrontés au système. Ils voulaient renverser le [régime] sans tirer une balle ni faire la guerre. Ils avaient trois méthodes. La première méthode, la pression maximale, était leur levier économique. Ils avaient également des méthodes politiques et de renseignement pour provoquer des émeutes en Iran. Les médias ont commencé leur propagande et ils continuent », a déclaré Seyed Hachem Bouchehri, le représentant de Khamenei à Qom.

Faisant référence aux doléances sociales et politiques du pays, Bouchehri a également mis en garde le président du régime, Ebrahim Raïssi. « Et pour le budget 2022…. les gens ont des attentes concernant l’inflation galopante, la baisse des salaires, la valeur de la monnaie nationale et leur pouvoir d’achat, et leurs problèmes économiques ainsi que les problèmes du système bancaire », a-t-il déclaré.

« Avons-nous pu nous débarrasser de la sédition de 2009 ? Nous l’avons fait à ce moment-là. Mais après cela, 42 ans après la révolution, on entend des nouvelles au sujet des manquements des responsables. Mais quand on se penche sur les problèmes économiques et les conditions de vie de la population, on se rend compte que [l’opposition] essaie d’aggraver ces problèmes. Donc, la sédition n’est pas terminée, et c’est du leurre. C’est une guerre, et ce ne sera pas facile », a déclaré Mehdi Rahim-Abadi, représentant de Khamenei à Birjand.

De tels avertissements auront très peu d’impact sur la résolution des crises irrémédiables auxquelles le régime est confronté, en particulier compte tenu des conditions épouvantables auxquelles sont confrontées des millions d’Iraniens, notamment l’extrême pauvreté, la faim et le manque de services sociaux et de protection sociale adéquats. Ceux-ci, associés à une corruption endémique, à l’incompétence et à la mauvaise gestion, ne feront qu’alimenter davantage la colère et ouvrir la voie à d’autres soulèvements à court terme.

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