mercredi, juin 23, 2021
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Iran: les protestations des retraités et leur message

Dimanche, les retraités iraniens ont organisé leur 12e rassemblement national au cours des quatre derniers mois, soulignant une fois de plus que «ce n’est que dans la rue que nous obtiendrons nos droits». Ce slogan à lui seul montre qu’ils iront jusqu’au bout face à un régime qu’ils considèrent derrière tous leurs problèmes.

Soulignant que la corruption institutionnalisée du régime a affecté la situation financière des Iraniens, ils ont scandé : «nous sommes dépourvues et dans la pauvreté » et «les pillards ayez honte, quittez notre pays». Les retraités iraniens ont insisté qu’ils sont résolus à poursuivre leurs protestations pour obtenir leurs droits et ne pas succomber aux menaces du régime et ont scandé : «Les retraités sont prêt à mourir, mais n’accepteront pas d’être humiliés».

Ils ont organisé leur manifestation dimanche malgré les menaces du régime. Les forces de sécurité du régime avaient menacé les retraités et les avaient sommés de ne pas organiser de manifestations sous prétexte que cela coïncidait avec la Journée des militaire du régime.
Le régime est incapable de réprimer les manifestations comme il l’avait fait auparavant. En raison du caractère explosif de la société, l’oppression du régime clérical n’aurait qu’un résultat opposé et ne ferait qu’intensifier les protestations.

Le quotidien Jahan-e Sanat a admis dimanche que «les gens sont comme le feu sous la cendre», et que la corruption du régime «a accru la colère de ces derniers», donc une nouvelle répression «condensera [la haine du peuple envers le régime] et des réactions désagréables se produiront. Le quotidien public Sharq a de son côté alerté samedi que la réaction de la population amènerait le régime «vers des lieux indésirables».

D’un autre côté, si le régime autorise la tenue des manifestations, elles risquent de se propager, avec les différentes couches de la population qui viendraient déferler dans les rues pour revendiquer leurs droits. Parce que «la tolérance du peuple a une limite», a écrit le journal Arman dimanche ; et «il y a une possibilité de toutes formes de manifestations dans le pays», selon le quotidien économique Jahan-e Sanat.

Dimanche, le quotidien Mostaghel a admis que l’état explosif actuel de la société «a atteint un certain point de difficultés que le fait d’en parler agitent les responsables».

Les mollahs sont dans l’impasse et font face à une société au bord de la révolte. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’un soulèvement national éclate. Comme l’a admis dimanche le quotidien Mostaghel, «le navire du système est coincé dans la boue, et son capitaine [le chef suprême Ali Khamenei] ne croit pas que ses passager sont en train de se noyer les uns après les autres ». Pour Mostaghel, la tempête de la colère de la population «jettera tout le monde, même le capitaine, dans la même mer agitée».

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