samedi, avril 10, 2021
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Les Iraniens demandent à l’UE une politique ferme vis-à-vis du régime terroriste

Le 22 février, malgré les restrictions liées au Covid 19, un groupe d’Iraniens épris de liberté a manifesté devant le siège de l’UE à Bruxelles pour protester contre la politique de complaisance de l’UE et exiger le retour des résolutions du Conseil de sécurité pour mettre fin au programme nucléaire du régime iranien. Les manifestants ont appelé à une position ferme contre le régime iranien. Ils ont appelé l’Union européenne à fermer les ambassades du régime, qui sont des foyers de terrorisme en Europe, et à expulser les diplomates et agents du régime d’Europe. Les manifestants ont scandé des slogans de soutien au peuple iranien et à son soulèvement contre le régime et ont appelé à un changement de régime de la part du peuple iranien et de sa juste résistance.

Paulo Casaca, ancien membre du Parlement européen, s’est joint aux manifestants et a exprimé sa solidarité avec le peuple iranien et sa résistance, et a déclaré:

«C’est la première fois qu’un diplomate du régime est accusé de terrorisme devant une cour européenne, et l’Europe doit mettre fin à sa complaisance et tenir le régime responsable du terrorisme sur le sol européen et des violations de l’accord nucléaire.»

Serge de Patul, du Comité belge des parlementaires et des maires pour un Iran démocratique, s’est également joint aux manifestants. Dans son discours, faisant référence au terrorisme du régime en Europe et au verdict du tribunal belge contre le diplomate du régime, il a déclaré que toute relation avec Téhéran doit être conditionnée à la cessation du terrorisme iranien sur le sol européen.

Les sénateurs Mark Demesmaeker le député Goblet, qui ont envoyé des lettres au ministre belge des Affaires étrangères et à l’Union européenne, ont également envoyé leurs lettres au rassemblement des Iraniens à Bruxelles. Dans ces lettres, ils ont exprimé leur inquiétude à propos de la tenue d’une réunion économique avec le régime après la condamnation du diplomate iranien et ont considéré ces relation d’injustifiable après la condamnation du diplomate. Leur message indique que la décision de justice belge montre que le terrorisme iranien n’était pas l’initiative d’une seule personne mais de l’ensemble du régime. L’ordre est venu de hauts responsables du régime, dont le guide suprême Ali Khamenei, le président Hassan Rohani, le ministre des Affaires étrangères Javad Zarif et le ministre des Renseignements Mahmoud Alavi, et Zarif, en tant que ministre des Affaires étrangères ; ils doivent donc être tenus pour responsables.

Voici la déclaration du sénateur Demesmaeker:

Bruxelles, le 21 février 2021

DÉCLARATION

Le silence sur l’affaire terroriste iranienne reflète les vieilles habitudes dangereuses de la politique étrangère de l’UE.

Je voudrais exprimer ma préoccupation concernant le forum des affaires en ligne Europe-Iran qui doit avoir lieu du 1er au 3 mars, soutenu par l’UE et avec la participation de représentants de haut niveau de l’UE ainsi que du régime iranien.

Le silence de l’UE sur la récente condamnation, par un tribunal belge, d’Assadollah Assadi, un diplomate iranien de haut rang et de ses collaborateurs pour terrorisme et pour projet de mettre une bombe dans le rassemblement organisé par le Conseil national de la résistance à Paris en juin 2018 est dangereux.

Considérant qu’il ne s’agit pas du premier du genre, et qu’il reflète la négligence apparemment délibérée des conseils politiques exprimés au cours des dernières semaines par des dizaines de législateurs européens et d’anciens fonctionnaires.

Le tribunal a estimé que les quatre accusés faisaient partie d’un groupe terroriste plus large au sein d’un service de renseignement iranien spécifique et «il ne fait aucun doute que l’action terroriste d’Assadi a été planifiée et ordonnée par les plus hauts échelons du régime, y compris le guide suprême Ayatollah Ali Khamenei, le président Hassan Rohani, le ministre des Affaires étrangères Javad Zarif et le ministre du renseignement Mahmoud Alavi. Les preuves de cette conclusion sont multiples et incluent le simple fait qu’Assadi, en tant que troisième conseiller à l’ambassade d’Iran à Vienne, aurait été en contact étroit avec des diplomates de haut rang, y compris Zarif lui-même, rendant impossible que le ministère des Affaires étrangères puisse ignorer ses activités.

La décision de l’UE de parrainer le Forum des affaires Europe-Iran entre le 1er et le 3 mars 2021 et d’inviter le ministre iranien des Affaires étrangères Javad Zarif à prendre la parole lors de cet événement en ligne récompense le terrorisme d’État iranien au lieu de demander à son diplomate en chef de rendre des comptes pour les actes terroristes commis par son diplomate. Cet événement doit être annulé car il ne fera qu’enhardir l’Iran et risque d’inviter davantage d’actes terroristes sur le sol européen à l’avenir.

Aujourd’hui, l’UE doit prendre des mesures pour mettre fin au terrorisme d’État iranien au lieu de promouvoir le commerce et de sauver l’accord nucléaire à tout prix, ce qui signifie désormais blanchir les actes terroristes de l’Iran sur le sol européen. Ces efforts doivent refléter la condamnation faite dans la déclaration de l’UE sur l’Iran en avril 1997, à la suite de l’affaire Mykonos à Berlin, lorsque des agents iraniens ont été condamnés pour acte terroriste.

Je tiens à souligner que le 3 décembre 2020, au deuxième jour du procès d’Anvers, environ 250 parlementaires de 20 pays européens ont publié un communiqué. Dans cette déclaration, intitulée «Mettre fin au terrorisme du gouvernement iranien sur le territoire européen», ils ont évoqué la grande quantité de preuves et de documents découverts et divulgués par les policiers et les services de sécurité belges et allemands.

Dans la déclaration, les parlementaires ont affirmé qu’après ces preuves, l’UE devrait poursuivre une politique ferme pour protéger sa sécurité et ses valeurs démocratiques des menaces terroristes du gouvernement de Téhéran. Cela nécessite des mesures pratiques, telles que la poursuite et l’expulsion du réseau d’agents de renseignement du régime dans les pays européens, la fermeture des centres dits religieux, culturels, caritatifs ou diplomatiques du régime. Je compte sur les dirigeants de l’UE pour comprendre que cette approche est la seule appropriée.

Cordialement,

Mark Demesmaeker

Sénateur N-VA

Président du comité des affaires transversales

Membre du Comité fédéral pour les Affaires européennes

Membre Assemblée parlementaire OSCE

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