dimanche, août 9, 2020
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Les manifestations contre la crise reprennent en l’Iran

Le 29 juin, les employés municipaux de Bouchehr sont en grève pour protester contre le non-paiement des salaires depuis quatre mois.

Selon les informations, de nombreuses manifestations ont lieu à travers l’Iran contre la crise aigüe dans le pays et les injustices du régime intégriste.

Mercredi, les travailleurs de la société de canne à sucre de Haft Tappeh à Suse, sud-ouest de l’Iran, ont poursuivi leur grève pour la 17e journée consécutive. Cette fois le rassemblement a été organisé devant le bâtiment du gouvernorat Suse (Chouche). Par ailleurs, les travailleurs des sections de l’agriculture, l’élevage, la mécanique et l’administration de l’usine sont en grève depuis le 15 juin 2020. Le 16 juin 2020, environ 800 travailleurs de différentes parties de l’entreprise ont de nouveau protesté dans la zone industrielle de l’entreprise en raison du non-paiement de leurs salaires et l’incertitude quant à leur statut professionnel.

Lundi, les employés municipaux de Bouchehr ont entamé une grève pour ne pas avoir reçu leur chèque de paie depuis quatre mois. Un manifestant a déclaré : « Les travailleurs sont en grève pour ne pas avoir reçu leur chèque de paie et les primes du nouvel an. Ils ont parfaitement le droit de protester. Les responsables ne font rien pour répondre aux demandes de ces gens. Chaque mois, ils font quelque chose contre ces pauvres travailleurs et la situation est troublante. »

Ailleurs, à Bandar Abbas, les opérateurs des sites à haute tension d’Hormozgan se sont réunis devant le service régional de l’électricité pour exiger la clarification immédiate de leur statut d’emploi, affirmant que les autorités locales retardent les mesures nécessaires. Leurs collègues d’autres sites à haute tension ont organisé des rassemblements similaires ces dernières semaines.

Des infirmières de la province de Gilan se sont rassemblées devant l’université des sciences médicales de Gilan pour protester contre le refus de respecter les promesses concernant leur statut professionnel.

Alors que les manifestations se poursuivent, les médias du régime expriment leur inquiétude face à la réapparition de manifestations à l’échelle nationale. Quarante ans de gestion calamiteuse et d’oppression et maintenant la mauvaise gestion de la crise de COVID-19, ont transformé la société iranienne en un baril de poudre au bord de l’explosion.

Le quotidien Mostaghel a écrit : « c’est une autre année où de nombreux Iraniens sont sans abri ou sont entassés dans des maison trop petite, tandis que leurs revenus ne suffisent pas aux nécessités de base. »

Aftab-e Yazd a écrit : «Quand les gens n’ont rien à perdre, ils abandonnent la vie elle-même. Il faut faire quelque chose avant que la situation n’atteigne un seuil critique. »

Hashem Hashemzadeh Herisi, membre de l’Assemblée des experts, a pour sa part averti : « La situation actuelle de la société est insupportable. La disparité des classes sociales et le faussé entre la population et l’establishment augmente chaque jour… La situation est très critique. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés et laisser le système [régime] mourir.»

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