mercredi, août 4, 2021
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Les mouvements sociaux en Iran et la perspective d’un boycott général de l’élection des mollahs

Les protestations et les mouvements sociaux, de tous les horizons de la société, contre les crises économiques et sociales se poursuivent en Iran. Selon les prédictions des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI), un boycott général attend la parodie d’élection présidentielle des mollahs, alors qu’on entend de plus en plus des slogans tels que, « nous ne voterons pas car il n’y a aucune justice« .

Le mardi 8 juin 2021, un groupe d’enseignants travaillant dans les écoles dites « à but non lucratif » a organisé sa troisième manifestation devant le parlement du régime, pour protester contre les mauvaises conditions de travail et les bas salaires. Il y a eu de nombreuses protestations d’enseignants lundi dans d’autres villes d’Iran.

Alors que les écoles à but non lucratif reçoivent des sommes énormes d’argents des familles, les salaires des enseignants représentent le tiers d’un enseignant travaillant dans une école ordinaire. Il convient de noter que les enseignants iraniens dans les écoles ordinaires reçoivent un salaire plusieurs fois inférieur au seuil de pauvreté.

De même, lundi, un groupe d’éducateurs préscolaires à Izeh, dans la province du Lorestan, a organisé un rassemblement pour protester contre les faibles revenus et le refus du régime de couvrir les frais de déplacement.

Les riziculteurs du Khouzistan ont organisé mardi un rassemblement devant le bureau du gouverneur d’Ahvaz pour réclamer leurs droits à l’irrigation. Ces derniers jours, les provinces du sud de l’Iran, comme le Khouzistan, connaissent des pénuries d’eau en raison des politiques hydriques dévastatrices du régime.

Les membres du Conseil islamique du travail de la compagnie iranienne du transport urbain se sont réunis mardi devant le conseil municipal de Téhéran pour exiger la mise en œuvre du plan de classification des emplois.

Mardi, un groupe d’investisseurs de Cryptoland Exchange Company, dont les économies ont été spoliées, s’est réuni devant le tribunal des crimes économiques du régime à Téhéran. «La fermeture de Cryptoland a entraîné le blocage du capital de nombreuses personnes opérant sur le marché des devises numériques. Pendant plus d’une semaine, les avoirs en rial et en devises étrangères de nombreuses personnes ont été gelées au bureau de Cryptoland », a écrit le journal officiel Tejarat News le 29 mai.

Mardi, les employés de Persian Gulf Holding dans la zone économique spéciale de Bandar Mahshahr ont organisé un rassemblement pour la deuxième journée consécutive. Ils ont protesté contre les modalités injustes des contrats et les bas salaires.

Lundi, des travailleurs de la municipalité de Kota Abdullah se sont rassemblés devant le «palais de justice » de la ville de Karun pour protester contre l’arrestation de quatre de leurs collègues. Des informations en provenance d’Iran indiquent que neuf travailleurs contractuels ont été détenus par la police répressive au commissariat de police d’Ahvaz depuis la semaine dernière, après s’être mis en grève pour ne pas avoir perçu les allocations salariales. Deux travailleurs sont toujours détenus.

Lundi, un groupe de travailleurs de l’usine de canne à sucre Haft Tappeh a organisé un rassemblement devant le bureau du gouverneur de la ville de Shush. Ces travailleurs ont exigé leurs salaires impayés et le droit à l’irrigation, soulignant qu’ils continueraient leurs protestations jusqu’à ce qu’ils obtiennent leurs droits.

Samedi, l’organisation des ressources naturelles du régime a cédé les terres des pâturages autour du village de Magtou, à la pêche. C’est Ferdows, une sous-entreprise affilié aux gardiens de la révolution (CGRI) qui a pris possession des terres pour créer des étangs piscicoles. En réponse, les agriculteurs locaux du village de Magtou ont protesté contre l’occupation de ces terres par le CGRI.

Avec la croissance des mouvements sociaux en Iran et l’aggravation des crises économiques, les responsables du régime et les médias d’État mettent en garde contre le boycott de l’élection du régime.

« Nous vivons la situation économique et sociale la plus instable des 42 dernières années. La dissidence populaire est à son paroxysme, la situation économique est très mauvaise et la population est sous pression« , a reconnu lundi Mahmoud Ahmadinejad, l’ancien président du régime.

« Avec l’augmentation de la sensibilisation du public, on ne peut pas s’attendre à ce que les gens se comportent comme par le passé. Il y a eu des événements dans le pays ces dernières années qui ont creusé le fossé entre le peuple et le système [régime], et ce fossé s’approfondit chaque jour, ce qui entraînera une diminution de la légitimité du système », a écrit mardi le quotidien Setar-e Sobh.

 

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