samedi, décembre 4, 2021
AccueilActualitésActualités: Iran ProtestationsUn rassemblement de 2 jours tenu dans la capitale iranienne pour demander...

Un rassemblement de 2 jours tenu dans la capitale iranienne pour demander la remise en liberté d’un prisonnier politique

CNRI – Les parents et les soutiens du militant des droits des travailleurs iraniens Jafar Azimzadeh, en grève de la faim dans une prison en Iran, se sont rassemblés mardi pour une deuxième journée devant le Majlis du régime iranien (Parlement) à Téhéran pour exiger sa remise en liberté. 

M. Azimzadeh entame le 33ème jour d’une grève de la faim illimitée, dans la prison d’Evine à Téhéran, pour lutter contre la répression du régime envers les activités syndicales en Iran.

Les manifestants, notamment des enseignants et des travailleurs, ont brandi des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : « le travailleur emprisonné Jafar Azimzadeh est en grève de la faim depuis plus d’un mois » et « les jours de Jafar Azimzadeh sont en danger ».

Sur une autre banderole on lisait : « nous demandons à ce que l’on prête une attention urgente aux demandes de Jafar Azimzadeh ».

Une manifestation similaire a été organisée par les soutiens de M. Azimzadeh lundi 30 mai, en face du Parlement, alors que débutait la 105ème Conférence annuelle internationale du Travail à Genève.

Les manifestants des deux rassemblements ont dénoncé l’indifférence du pouvoir judiciaire du régime vis-à-vis de la détérioration de l’état de santé M. Azimzadeh.

Lundi également, environ 100 soutiens de M. Azimzadeh ont organisé un rassemblement à Sanandaj, dans l’ouest de l’Iran, pour protester contre sa détention illégale.

M. Azimzadeh, qui a été arrêté le 8 novembre 2015, purge actuellement une peine de six ans de prison dans le quartier 8 de la prison d’Evin pour avoir participé à des activités syndicales pacifiques et légitimes.

La santé de M. Azimzadeh se serait considérablement détériorée et il a été transféré deux fois dans des hôpitaux. Pourtant, il a à chaque fois été renvoyé sans aucun traitement médical.

Le 21 mai, M. Azimzadeh a été temporairement transporté à l’hôpital après s’être plaint de problèmes rénaux. On lui a refusé l’injection de sérum liquide et il a été transféré à la prison dans son état actuel après minuit.

Le 28 mai, il a été emmené par les gardes à l’hôpital de Tajrish de Téhéran, mais a été renvoyé à la prison dans les 20 minutes, sans pouvoir obtenir d’examen échographique.

Le 27 mai, M. Azimzadeh a envoyé une lettre ouverte à l’Organisation internationale du travail (OIT) depuis sa prison, dans laquelle il fustigeait les mauvais traitements infligés aux travailleurs par le régime iranien.

Le syndicat des chauffeurs de bus de Téhéran et le Syndicat des travailleurs de la compagnie de bus de Téhéran et de sa banlieue (Sherkat-e Vahed), ont averti dans un communiqué publié le 24 mai, de la détérioration de l’état de santé de M. Azimzadeh et ont appelé à sa libération de prison.

L’épouse de M. Azimzadeh affirme qu’il a perdu beaucoup de poids, que sa pression artérielle a chuté, et qu’il souffre de perte de la vue et de douleurs rénales aïgues.

L’une des demandes clé de M. Azimzadeh et des militants syndicaux d’autres travailleurs vise à ce que les autorités abandonnent l’accusation de « rassemblement et collusion pour commettre des crimes contre la sécurité nationale » et d’autres charges liées à la sécurité nationale en cas d’activités syndicales.

M. Azimzadeh a envoyé un commniqué depuis la prison d’Evin suite à la libération sous caution de son compatriote, le prisonnier politique Ismail Abdi, secrétaire général de l’Association professionnelle des enseignants d’Iran (ITTA), en promettant de poursuivre sa grève de la faim jusqu’à ce que l’on réponde aux « demandes de millions d’enseignants et de travailleurs ».

Le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) a une nouvelle fois appelé tous les défenseurs des droits de l’Homme, en particulier le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme, le rapporteur spécial de l’ONU sur la torture et autres peines cruelles et inhumaines, le Rapporteur spécial sur le droit de toute personne à jouir du meilleur état de santé physique et mentale, le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l’Homme en Iran et le Groupe de travail sur la détention arbitraire, à prendre des mesures urgentes et efficaces pour obtenir la libération de prisonniers politiques en grève de la faim en Iran, y compris M. Azimzadeh, dans un communiqué publié le 24 mai.

 

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe