vendredi, décembre 3, 2021
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Appelle à un référendum en Iran pour un changement de régime et marquer la solidarité nationale

La présidente de la République élue de la Résistance iranienne appelle à un référendum en Iran pour un changement de régime et marquer la solidarité nationale

Le régime des mollahs a annoncé que les élections du Majlis auraient lieu le 20 février 2004. Les dirigeants religieux qui ont usurpé le droit du peuple à la souveraineté et ont nié le droit de la nation à élire librement ses représentants, ont déclaré que la principale condition requise pour les candidats qui se présenteront aux élections de « l’Assemblée islamique » est « la foi et un engagement pratique dans l’islam et la république islamique sacrée » et qu’ils « doivent exprimer leur allégeance à la constitution et au pouvoir du guide suprême ». La présidente de la République élue de la Résistance iranienne appelle à un référendum en Iran pour un changement de régime et marquer la solidarité nationale

Le régime des mollahs a annoncé que les élections du Majlis auraient lieu le 20 février 2004. Les dirigeants religieux qui ont usurpé le droit du peuple à la souveraineté et ont nié le droit de la nation à élire librement ses représentants, ont déclaré que la principale condition requise pour les candidats qui se présenteront aux élections de « l’Assemblée islamique » est « la foi et un engagement pratique dans l’islam et la république islamique sacrée » et qu’ils « doivent exprimer leur allégeance à la constitution et au pouvoir du guide suprême ».

La dictature religieuse au pouvoir dans notre patrie a détourné de leur signification des mots tels que « élections », « voter » et « conditions à la candidature ». Cela montre clairement la nature de ce régime tyrannique, dont on ne peut dire d’aucune partie qu’elle ait été élue ou qu’elle soit représentative du choix du peuple. Aucun Iranien épris de liberté n’a été épargné par la théocratie au pouvoir.

Tout en rendant hommage à ceux qui sont tombés dans la lutte pour la liberté, à tous les sympathisants et militants du mouvement de la Résistance et à toutes ces femmes et tous ces hommes qui ont refusé le fléau du fascisme religieux en Iran, j’appelle le peuple iranien à boycotter la farce électorale des mollahs. J’appelle également à un référendum sous la supervision des Nations Unies pour un changement de régime et marquer la solidarité nationale :

1- Le ferme boycott par le peuple iranien des « conseils islamiques urbains et ruraux » en février 2003 n’était rien d’autre que le rejet par l’électorat du régime en place. Le boycott était si écrasant que les dirigeants des deux principales factions de la théocratie ont reconnu que plus de 90% des électeurs avaient refusé de voter et ils s’étaient lancés des mises en garde mutuelles : « Craignez le jour où vous perdrez jusqu’à ces 10%. » Ils ont qualifié le scrutin du 28 février « d’expression de la colère nationale », « un coup de semonce sérieux pour la République islamique dans son intégralité », « Un Non retentissant » et « un rejet du régime ». (agence de presse ISNA, 8 mars 2003)

2- Partout dans le monde, les lois électorales sont faites pour garantir la libre expression du choix des peuples. Or sous le régime des mollahs, les lois électorales n’ont qu’un objectif : garantir aux dirigeants répressifs leur maintien au pouvoir et que l’électorat ne sera pas en mesure de choisir librement. Chaque candidat doit « déclarer et signer » sa « foi et son engagement pratique vis-à-vis du Guide suprême ». Chaque candidat doit passer par le crible d’innombrables organes de sécurité et de répression comme le ministère des renseignements et de la sécurité et le Conseil de surveillance, dont les membres sont nommés par le guide suprême. Chaque loi adoptée par « l’assemblée islamique » (le parlement des mollahs) doit être confirmée par le Conseil de surveillance. Le guide suprême a le pouvoir d’ordonner au parlement de supprimer un sujet de l’ordre du jour avant même d’en débattre.

3- Le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) n’a cessé de souligner « qu’il serait une folie d’attendre d’un régime incarnant l’ignorance, la corruption et la tyrannie qu’il permette au peuple de participer à l’élaboration de son propre destin ». Alors que les hostilités internes s’accentuent, la faction qui détient la majorité dans le Majlis qui a été usurpé annonce que « le front de participation ne prendra pas part à la mascarade électorale ». (quotidien Hambastegui du 17 septembre 2003).

4- Au fil des ans, le CNRI a constamment souligné la nécessité de restaurer le droit du peuple iranien à la souveraineté par le biais d’un référendum populaire. Les premières phrases du programme du CNRI et du gouvernement provisoire publié le 27 septembre 1981, mettent l’accent sur « la tâche de rendre le pouvoir au peuple iranien et d’instaurer une nouvelle souveraineté nationale et populaire ». Les documents officiels du CNRI n’ont cessé de souligner le fait que le vote populaire constitue la base de la légitimité du futur gouvernement du pays » et « qu’aucune loi autre que celles adoptées par la législation du pays ne sera reconnue ».

5- Ces 20 dernières années, le CNRI a constamment appelé l’actuel régime en Iran à accepter « des élections libres » sous la supervision de l’ONU. Le CNRI a souligné qu’il considérait « la mise en place d’élections libres comme le critère par lequel on peut distinguer les vrais des faux réformateurs. Si Khatami ou quiconque se prétend réformateur, il doit insister en tête de ses priorités sur le rejet de la souveraineté religieuse et la nécessité de tenir des élections libres. » (Tiré de la résolution adoptée lors de la séance plénière du CNRI le 14 avril 1999)

6- Cette année également, la déclaration du CNRI du 21 juillet rappelle que « si le régime accepte des élections libres, la résistance dans sa forme actuelle ne sera plus nécessaire. Mais jusqu’à présent le régime n’a répondu qu’en intensifiant la répression et les exécutions, parce qu’il sait parfaitement que le résultat de la première élection libre, par le vote libre de la population sanctionnera définitivement la défaite et la chute des mollahs. »

7- Sur cette base, au nom de la Résistance iranienne, j’appelle tous les Iraniens à boycotter la farce électorale des mollahs et j’appelle à un référendum en Iran pour changer la dictature religieuse, ce que demande le peuple iranien dans sa quasi unanimité et qui représente un signe de solidarité nationale. Le référendum pour le changement de régime en Iran est une question qui touche au destin de tous les secteurs de la société iranienne, de toutes les classes et de tous les groupes ethniques. Ce référendum résoudra les problèmes soulevés par le règne illégitime des mollahs et sera le recours final à un changement pacifique de cette tyrannie religieuse. J’appelle donc l’ensemble des nations et des Etats épris de liberté à travers le monde, les consciences éveillées de l’humanité et les autorités internationales concernées, particulièrement les Nations Unies et leur secrétaire général Kofi Annan, à déclarer leur soutien à cette aspiration du peuple iranien et à obliger le régime illégitime des mollahs à l’accepter.

8- Les efforts illégitimes des mollahs pour acquérir des armes nucléaires ont été placés à juste titre au cœur de l’attention internationale à la suite des révélations et des appels ouverts de la Résistance iranienne. L’Iran libre de demain sera sans aucun doute dépourvu de nucléaire et d’armes de destruction massive.

9- Alors que la dictature religieuse fait face à des mises en garde internationales et à des poursuites à cause de ses activités illégales dans le domaine du nucléaire et de son implication dans l’attentat terroriste en Argentine, je rappelle la nécessité de rouvrir les dossiers des 450 attentats terroristes commis par le régime des mollahs à l’étranger. Le noir bilan du terrorisme des mollahs hors d’Iran n’a d’égal que leur record en matière de crimes contre l’humanité à l’intérieur du pays, qui comprend le massacre de 30.000 prisonniers politiques sur des ordres explicites, les meurtres en série d’opposants, l’assassinat de prêtres et d’évêques chrétiens ou la torture et le meurtre sauvage de Mme Zahra Kazemi, une journaliste canadienne. On ne peut traiter ce régime avec complaisance.

10- La répression brutale des protestations populaires et des soulèvements en Iran et les pressions constantes sur les réfugiés iraniens et les sympathisants de la Résistance iranienne à l’étranger ne pourront jamais étouffer le cri de la nation révoltée. Les 120.000 femmes et hommes de la Résistance iranienne massacrés par la tyrannie religieuse, sont là pour témoigner de cette vérité historique. La résistance et la volonté du peuple iranien de se libérer vaincront la répression et le terrorisme des mollahs.

Vive la liberté !

Vive la solidarité de la nation iranienne dans sa totalité !

Maryam Radjavi

Le 17 octobre 2003

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