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Après le scrutin en Iran, l’UE doit abandonner la complaisance

ImageA la suite du scrutin présidentiel en Iran, l’Union européenne doit abandonner la complaisance et retirer les Moudjahidine du peuple de la liste du terrorisme

Communiqué de presse                Bruxelles, le 30 juin 2005-07-04

A l’initiative du groupe interparlementaire des Amis d’un Iran libre, une réunion s’est tenue au Parlement européen intitulée « L’élection iranienne : ses conséquences pour l’Iran et l’Union européenne ». Plusieurs députés européens et leurs assistants y assistaient. La réunion était présidéet par Paulo Casaca, co-président des Amis d’un Iran Libre et président de la délégation du PE à l’OTAN.

ImageMme Sarvnaz Chitsaz, présidente de la commission des femmes du Conseil national de la Rrésistance iranienne, et M. Ali Safavi, président de Near East Policy Research à Washington, y ont pris la parole.

En guise d’introduction, M. Casaca a déclaré que « l’élection en Iran a pris les Européens de court. Ayant insisté sur le fait que leur politique de complaisance avec Téhéran marcherait et renforçait les soi-disant forces modérées en Iran, ils doivent à présent expliquer comment et pourquoi les autorités les plus extrémistes de la République islamiques sont sorties des urnes. »

M. Casaca a ajouté qu’avec l’échec de cette politique, l’Union européenne doit à présent changer de ligne et se mettre du côté du peuple iranien plutôt que d’investir dans les mollahs comme des partenaires fiables. Il n’existe plus de justifications pour traiter avec un régime dont le président est un criminel qui a été personnellement impliqué dans la tuerie des opposants.

Mme Chitsaz quant à elle, a souligné que « sur la base de tous les critères de la démocratie, l’élection présidentielle en Iran était une farce dont le résultat est une tragédie. Devant choisir entre le moindre de deux maux, des millions d’Iraniens ont fait ce qu’on attendait d’eux : ils se sont abstenus. »

ImageEvoquant les fraudes massives et le bourrage des urnes, Mme Chitsaz a déclaré : « Cette fois ce n’est pas seulement l’opposition qui a crié à la tricherie. D’autres candidats furieux contre une machine bien huilée de bourrage des urnes, qui impliquait pas moins de 300.00 miliciens paramilitaires du bassidj et des pasdarans, les gardiens de la révolution. La faction de Khatami a signalé les malversations de trésorerie et des détournements des ressources financières du pays pour faire de ce processus « une élection téléguidée ».

Citant Mme Maryam Radjavi, présidente de la République élue du Conseil national de la résistance iranienne, Mme Chitsaz a ajouté : « La complaisance avec la théocratie a conduit à la consolidation du pouvoir dans les mains des factions les plus extrémistes. Un commandant du corps des pasdaran et un terroriste est à la tête de l’exécutif, un mollahs terroriste dirige le judiciaire et d’autres pasdaran et hommes de main contrôlent le législatif et la radiotélévision et occupent de nombreux sièges au parlement. »

Mme Chitsaz a estimé que la désignation de terroriste du principal groupe d’opposition iranien, les Moudjahidine du peuple, était à la fois immorale et illégale. « Il est donc temps pour la communauté mondiale, particulièrement les gouvernements européens, de mettre fin à la politique de complaisance avec Téhéran et de retirer l’étiquette de terroriste des Moudjahidine pour permettre au peuple iranien d’amener un changement démocratique en Iran avant que la communauté internationale ne soit forcée d’intervenir. »

Quant à M. Safavi, il a déclaré que « comme on dit, à quelque chose malheur est bon. Les nuages noirs amoncelés dans le ciel de l’Iran après la victoire d’Ahmadinejad viennent confirmer les points de vue longtemps défendus par la résistance iranienne comme quoi une vipère ne peut accoucher d’une colombe. Cela signifie que la théocratie sanguinaire qui règne en Iran depuis un quart de siècle ne peut pas et ne veut pas changer, à moins d’être renversée du pouvoir dans sa totalité par le peuple iranien. »

Evoquant le rôle de la politique de l’Union européenne sur l’élection d’Ahmadinejad, Ali Safavi a dit : « Il ne fait aucun doute que l’Union européenne mue par des intérêts à courts termes a grandement contribué à l’émergence d’un rabat-joie qui va ramener l’Iran au Moyen-Âge. »

Safavi a conclu en disant que « sur le plan intérieur, le régime sortira bien plus affaibli et vulnérable. Ahmadinejad ne va résoudre aucun des problèmes aigus de la pauvreté, du chômage ou de la drogue. Toute tentative de traiter les calamités sociales demande une décision essentielle : le respect du libre choix du peuple iranien, quelque chose qui ne se fera pas tant que la théocratie sera au pouvoir. »

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