mercredi, juillet 8, 2020
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Bruno Leroux : L’Iran doit cesser les pendaisons et libérer les prisonniers politiques

Le combat pour la liberté est un combat qui transcende les clivages politiques et c’est le rôle de parlementaire que de dire qu’à côté des discussions qui peuvent très certainement être utiles, il faut toujours qu’elles puissent avoir un pendant qui est l’amélioration de la démocratie et l’amélioration de la liberté (…) Je défends aujourd’hui en Iran le fait qu’il faut abolir totalement la peine de mort», a déclaré Bruno Leroux lors d’une conférence à l’Assemblée nationale le mardi 27 octobre.

Tenue à l’invitation du Comité parlementaire pour un Iran démocratique (CPID), coprésidée par Dominique Lefebvre (PS), Michel Terrot (LR), André Chassaigne (GDR), la réunion a également été l’occasion pour les députés (dont 70 ont signé un appel) d’inviter le gouvernement français à subordonner l’évolution des relations diplomatiques et commerciales avec l’Iran à l’amélioration de la situation des droits humains dans ce pays.

Dans son intervention, le Président du Groupe socialiste à l’Assemblée nationale et grand ami du peuple iranien a déclaré : « D’abord vous dire, que vous êtes les bienvenus dans cette salle Colbert. Je l’ai déjà dit que vous étiez ici chez vous, Madame Radjavi, Mesdames, Messieurs, pour discuter de la liberté, pour discuter de la façon dont doit se structurer une démocratie. Pour discuter des exécutions que nous devons tous condamner, pour discuter des prisonniers politiques qui doivent tous être libérés.

La salle du Colbert et le portrait de Jaurès sont bien entendu à votre disposition et c’est pour ça que vous vous réunissez à l’initiative de Dominique Lefèvre et du Comité parlementaire pour un Iran démocratique, et c’est tout à fait normal. Et ça c’est le premier mot bienveillant. 

Le second, vous vous imaginez bien que le président de groupe majoritaire à l’Assemblée nationale que je suis, défend et serait capable ici -- si c’était le thème du débat, mais ça ne l’est pas -- de défendre ce qu’est la politique de la France aujourd’hui et ce qu’a été la politique menée par un certain nombre de grands pays en rétablissant des relations sur la base d’une négociation qui a duré très longtemps. Je n’ai pas ici de différenciation à faire valoir par rapport à ce qu’est cette politique menée par la France, ni de retrait à avoir par rapport à la rencontre qui a eu lieu à New York entre le président Hollande et le président Rohani et les discussions qui s’en suivent. Donc je ne marque pas la moindre différenciation non plus par rapport à cela.

Par contre je pense que mon rôle et notre rôle de parlementaire est d’ajouter à cela des exigences. Des exigences notamment parce que le combat pour la liberté est un combat qui transcende d’ailleurs ici les clivages politiques, qui permet de se réunir très largement. Parce que je pense que c’est le rôle de parlementaire que de dire qu’à côté des discussions qui peuvent très certainement être utiles, il faut toujours qu’elles puissent avoir un pendant, qui n’est pas simplement l’amélioration de relations diplomatiques, mais qui est l’amélioration de la démocratie et l’amélioration de la liberté.

Il ne peut pas y avoir de discussions qui ne conduisent pas aussi à des améliorations de ce point de vue-là. Et moi je défends aujourd’hui en Iran -- tout comme je le défendrai ce week-end en partant avec le président de la république en Chine, tout comme je fais lorsque je vais aux Etats-Unis -- je défendrai aujourd’hui le fait qu’il faut abolir totalement la peine de mort où qu’elle soit.

Il est insupportable de recevoir des éléments nous mettant en situation de savoir que quatre jeunes vont être encore pendus (en Iran). Ce qui doit appeler non seulement notre réprobation, mais toujours notre mobilisation la plus totale.

Cela doit donc faire partie de ce qu’est la capacité d’apport des parlementaires de l’Assemblée nationale au processus de relation qui a fortement évolué ces derniers mois et qui conduit à une situation diplomatique qui est nouvelle et qui doit être bien entendu prise en compte.

Donc je crois qu’il y a là des terrains qui sont des terrains très politiques pour vous, mais ça c’est votre responsabilité que de faire place à la démocratie, de pouvoir avoir de véritables débats et d’organiser les conditions dans lesquelles celle-ci pourrait évoluer demain.

Notre rôle c’est de dire aussi qu’il y’a un certain nombre de principes qui sont pour nous universels, et qui doivent toujours accompagner les combats pour la liberté, que vous menez de votre côté.

Je vous dis une nouvelle fois qu’avec les combats que vous pouvez mener, ces combats qui sont aujourd’hui reconnus par la communauté internationale, j’ai plaisir à vous accueillir ici dans la salle (Colbert) qui n’est plus simplement à ce moment-là -- je regarde mes collègues -- plus simplement la salle du groupe socialiste, mais qui est la salle de l’Assemblée nationale qui est heureuse de vous recevoir. »

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