jeudi, octobre 1, 2020
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En Albanie, la ville où des opposants iraniens font de la résistance

AFP – Sur une colline albanaise, dans une ville flambant neuve créée ex-nihilo, des milliers d’opposants iraniens déterminés dédient toute leur vie au combat contre le régime de Téhéran. Et ils veulent croire que la fin de l’exil est «proche».

A quelque 3.000 kilomètres de la capitale iranienne, les habitants de la cité Ashraf 3 n’attendent qu’une chose: la chute des autorités au pouvoir en Iran, engagé dans un bras de fer acrimonieux avec Washington, plongé dans une crise économique provoquée par les sanctions, secoué en novembre par une vague de contestation et aujourd’hui frappé par le nouveau coronavirus.

Si un renversement du régime iranien semble une tâche ardue, l’optimisme règne ici. A l’entrée de la cité gardée par des grilles métalliques et des caméras, une imposante réplique de l’Arc de Triomphe parisien proclame ainsi: «La victoire nous appartient! L’avenir nous appartient!».

En 2013, à la demande de Washington et de l’ONU, l’Albanie accepte d’accueillir sur son sol 200 membres de l’Organisation des moudjahidines du peuple d’Iran (OMPI), après des bombardements sur leur camp en Irak.

Au fil du temps, leur nombre a augmenté. Aujourd’hui, ils sont 2.800 à Ashraf 3, âgés de 28 à 74 ans, le plus grand regroupement d’exilés de l’OMPI au monde.

La ville nouvelle est sortie de terre en à peine 18 mois non loin de Tirana, sur des milliers de kilomètres carrés de terrains agricoles achetés à des habitants.

C’est tout un monde en miniature: immeubles d’habitation, bureaux, cantine, cuisine collective, salle de sport, cliniques, commerces, bibliothèque, menuiserie, musée où sont présentées des scènes de torture d’opposants.

– «Contre la censure» –

Selon l’OMPI, la construction a été financée pour un montant inconnu par la diaspora iranienne ainsi que par des moudjahidines qui ont vendu leurs biens.

Ici pas d’enfants ni de vie de famille classique car les «résistants» sont tenus de consacrer toute leur énergie à la lutte. Si les hommes et les femmes partagent travail et vie quotidienne, ils dorment dans des quartiers séparés.

L’OMPI a été accusée par ses détracteurs d’être une secte fermée, ce qu’elle dément avec force. Le site, souligne-t-elle, est ouvert à tous.

«Comme les autres moudjahidines et les autres femmes de l’OMPI, j’ai décidé de sacrifier toute ma vie, mon énergie et mon temps pour mon peuple et la libération du peuple d’Iran», dit Zohreh Akhiani, 56 ans, la «maire» d’Ashraf 3. Sa fille vit en Suède.

Damona Taavoni, 39 ans, vivait aussi en Suède mais a décidé de renoncer à sa «belle vie» pour la «résistance».

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