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Lutte contre le terrorisme: l’Occident doit choisir la fermeté et non la complaisance

ImageLes attentats criminels de Londres et les mollahs qui mettent un  preneur d’otages terroriste à la présidence du pays peuvent sembler sans relations. Cependant il s’agit de signes d’une menace similaire. L’intégrisme religieux et le terrorisme sous prétexte de l’islam représentent le plus grand danger pour la paix et la tranquillité dans le monde aujourd’hui.

Il faut porter une attention spéciale à la menace grandissante de l’intégrisme islamique et du terrorisme qui en émane, ainsi qu’aux moyens de les combattre. Peut-être qu’aujourd’hui, douze ans après la publication de mon livre, « L’intégrisme islamique, la nouvelle menace mondiale », où je prévoyais cette menace, une approche plus réaliste est tentée pour mieux comprendre ce phénomène.

Commentaire – Mohammad Mohadessine
Président de la commission des affaires étrangères – 14 juillet 2005

ImageLes attentats criminels de Londres et les mollahs qui mettent un  preneur d’otages terroriste à la présidence du pays peuvent sembler sans relations. Cependant il s’agit de signes d’une menace similaire. L’intégrisme religieux et le terrorisme sous prétexte de l’islam représentent le plus grand danger pour la paix et la tranquillité dans le monde aujourd’hui.

Il faut porter une attention spéciale à la menace grandissante de l’intégrisme islamique et du terrorisme qui en émane, ainsi qu’aux moyens de les combattre. Peut-être qu’aujourd’hui, douze ans après la publication de mon livre, « L’intégrisme islamique, la nouvelle menace mondiale », où je prévoyais cette menace, une approche plus réaliste est tentée pour mieux comprendre ce phénomène.

Combattre le terrorisme est devenu, spécialement après le 11 septembre, la priorité des dirigeants du monde. Les pays occidentaux ont adopté des lois plus dures, comme la Loi 2000 contre le terrorisme en Grande-Bretagne et la loi patriotique aux Etats-Unis.

Nul ne doute de la nécessité et des résultats des lois anti-terroristes, de l’action policière et des mesures préventives. Ces effets, cependant, sont temporaires et tactiques et ne peuvent résoudre le problème à la racine. Parce que le terrorisme et l’intégrisme, étant un phénomène de sécurité et militaire, sont politiques dans leur nature. Le terrorisme est un moyen de faire avancer une politique spécifique basée sur une idéologie particulière.

Le terrorisme au nom de l’islam et de Dieu est apparu essentiellement avec la venue au pouvoir de l’ayatollah Khomeiny à Téhéran en 1979. Dans ce dernier quart de siècle, le régime a toujours utilisé les prises d’otages et le terrorisme comme moyen pour faire avancer sa politique étrangère. L’occupation de l’ambassade américaine en 1979, l’attentat  au camion piégé de la garnison des marines américains à Beyrouth, les détournements d’avions, la tuerie des pèlerins à la Mecque, l’assassinat d’opposants à l’étranger, les attentats en Argentine et à Khobar, ainsi que la formation, le renforcement et la logistique des courants terroristes au Moyen-Orient en sont quelques exemples. A présent, et spécialement après les récents développements, le régime iranien est le seul Etat qui parraine le terrorisme dans le monde aujourd’hui.

Il serait naïf de penser que les dirigeants chi’ites d’Iran ne sont pas liés à des activités terroristes de groupes sunnites. L’idéologie qui gouverne le terrorisme est l’intégrisme islamique, dans lequel les éléments essentiels ne sont ni le chi’isme ni le sunnisme, mais un régime islamique mondial. Bien que chi’ite, Khomeiny ne cessait de se lamenter sur la chute de l’empire ottoman qui était dirigé par des sunnites. Le régime en place à Téhéran n’est pas seulement l’unique modèle au pouvoir pour les intégristes, c’est aussi leur utopie même s’il ne les soutient pas matériellement. De la même façon que l’Union soviétique était l’utopie des communistes et des partisans de la dictature du prolétariat, sans tenir compte de leur penchant politique spécifique. Avec la chute de l’Union soviétique, ces communistes ont perdu leur soutien.

Les intégristes, qu’ils soient chi’ites ou sunnites partagent leur hostilité avec l’occident, le modernisme et la démocratie. Ils veulent l’annihilation d’Israël. Cette idéologie destructrice revendique la direction de 1,2 milliards de musulmans. Dans ce contexte, le guide suprême iranien Ali Khameneï se considère comme le guide suprême des musulmans à travers le monde et non seulement des chi’ites.

La lutte contre le terrorisme, est donc liée au combat contre l’intégrisme islamique. Il est regrettable que la complaisance avec ce régime religieux, qui a constitué la politique occidentale vis-à-vis de l’Iran ces vingt dernières années, ait eu un effet contraire. L’aspect le plus destructif de cette politique a été d’inclure le principal groupe d’opposition iranien, les Moudjahidine du peuple, dans la liste du terrorisme. Cette mesure  a clairement renforcé un régime répressif et réprimé son opposition légitime. Ce n’est pas tout cependant. Les Moudjahidine du peuple d’Iran sont la seule force organisée à l’échelle d’une nation qui, en s’appuyant sur l’interprétation démocratique de l’islam, mène depuis 25 ans une bataille général culturelle, religieuse et politique contre l’intégrisme. Cette désignation a en effet bloqué plus de 90% des capacités, en potentiel et en ressource, de ce mouvement, qui aurait pu autrement être utilisées pour forcer l’intégrisme à battre en retraite. A la place, les mollahs ont trouvé la possibilité de propager l’intégrisme et de recruter et d’entraîner des terroristes dans les pays occidentaux avec une totale liberté.

L’Irak est un autre exemple de cette triste réalité. Alors que les Moudjahidine du peuple sont soutenu par la majorité du peuple irakien, ils sont soumis à de strictes limitations à cause de leur présence sur la liste du terrorisme. Le régime iranien non seulement organise et renforce les réseaux intégristes, mais sur la base des évaluations de la Résistance iranienne, que beaucoup d’autorités irakiennes et de la coalition ont confirmé, 75% des opérations terroristes menées en Irak le sont par des groupes affiliés à Téhéran.

Les activités terroristes et intégristes du régime des mollahs s’accélèrera sans aucun doute avec l’arrivée au pouvoir du nouveau président Mahmoud Ahmadinejad. Lui et ses complices sont des terroristes intégristes qui ont pris une part active à l’occupation de l’ambassade des Etats-Unis à Téhéran, à des opération terroristes en Iran et à l’étranger et au massacre du peuple iranien. Ahmadinejad a personnellement achevé à coups de grâce plus de mille prisonniers politiques. Le 29 juin il a déclaré : une nouvelle révolution islamique a émergé… La vague de la révolution traversera bientôt le monde entier. »

Pour lutter contre le terrorisme, il faut abandonner la politique de complaisance avec les mollahs. Surtout après seize ans de cette politique. Non seulement la complaisance a échoué à amener la réforme et la modération, mais elle a conduit la faction la plus extrémiste à accaparer le pouvoir. Le terrorisme au nom de l’islam a connu le jour avec ce régime et disparaîtra avec lui. Le renversement des mollahs éliminera la source d’inspiration et le moteur du terrorisme.

Les penchants intégristes sont bien moindres en Iran que dans tous les pays de la région. Le peuple iranien demande un changement de régime. A la suite de la dernière élection qui a abouti à une purge interne majeure et a été boycottée par 90% de la population, le régime dans son ensemble est devenu plus vulnérable et fragile. Exercer des pressions sur la résistance iranienne et qualifier l’opposition iranienne de terroriste, deux attitudes découlant de la politique de complaisance, représente le plus grand obstacle à la réalisation de changement démocratique auquel aspire le peuple iranien.

L’adoption d’une politique de fermeté contre le régime des mollahs est non seulement une condition préalable à la démocratie en Iran, mais c’est aussi un pas nécessaire pour combattre le terrorisme et l’intégrisme islamique.

Mohammad Mohadessine
Président de la commission des affaires étrangères
14 juillet 2005

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