mercredi, juin 23, 2021
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Réunion semestrielle du Conseil national de la Résistance iranienne

Le Conseil national de la Résistance iranienne a tenu sa réunion semestrielle à Paris en présence de la présidente élue du CNRI, Maryam Radjavi. La session s’est tenue le 31 mars dernier avec la participation virtuelle des membres du CNRI et des observateurs de 12 pays, dont l’Allemagne, les Etats-Unis, l’Autriche, le Royaume-Uni, l’Italie, la Belgique, la France, la Suède, le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas et Achraf-3 en Albanie.

Au début de la réunion, Mme Radjavi a décrit la nouvelle année perse 1400 de décisive : «L’année 1400, qui vient de commencer, est une année déterminante. Pour autant que l’on puisse le prévoir, cette année, des événements importants se préparent dont chacun peut avoir des conséquences politiques et sociales de grande portée : de la farce électorale présidentielle du régime au sort de l’accord nucléaire en passant par l’éruption de soulèvements de dessous les cendres du coronavirus.

Dans l’année qui vient de s’écouler, la pandémie avec ses décès de grande ampleur et la montée de la pauvreté et du chômage ont infligé de dures souffrances à notre peuple ; certes, ces calamités ont été principalement causées par Khamenei et Rohani. Aujourd’hui, le nombre de décès dus au coronavirus a dépassé les 240.000.

Sans les politiques inhumaines des mollahs, ce nombre aurait pu être bien moindre. Tout comme il aurait été possible d’éviter à des millions de personnes de perdre leur emploi et à des millions d’autres d’être la proie de la pauvreté.

Pendant qu’il ouvrait la voie à la propagation de l’épidémie dans le pays, le régime a évité de prendre des mesures de base pour lutter contre la maladie. Il a refusé de dépenser une partie de la fortune de mille milliards de dollars des institutions contrôlées par Khamenei pour combattre le coronavirus. Khamenei a même empêché l’importation de vaccins. Malgré tout, la société reste prête à se soulever et cela constitue la réalité la plus importante de l’Iran.

La société iranienne est un baril de poudre prêt à exploser contre l’oppression des mollahs. Les conditions objectives sont en place pour renverser le pouvoir, un conflit féroce fait rage entre la société iranienne et la tyrannie et le régime est fragile, en décomposition et démuni de toute solution.

Aujourd’hui, la situation politique et sociale est visiblement mûre pour ce renversement. »

La réunion a réitéré la conclusion du CNRI selon laquelle cette série d’événements a conduit les autorités du régime à un certain consensus concernant la perte de leur base sociale dans la société iranienne, la quasi-certitude d’encore plus de troubles à l’avenir, et le rôle prépondérant que le CNRI et l’OMPI ont joué et continueront de jouer dans ces troubles.

« Si nous voulons examiner la situation du régime, nous pouvons l’expliquer en trois domaines. Toutes les factions du régime qui s’affrontent sont d’accord sur trois points. Le premier est que le capital social est perdu et qu’il n’y a pas de confiance, et que le peuple ne leur fait pas confiance. Le deuxième point sur lequel ils sont tous d’accord est que le régime est extrêmement vulnérable. Si un soulèvement comme celui de janvier 2020 se reproduit, il ne pourra plus être réprimé. En d’autres termes, même avec la répression violente qui a réprimé le soulèvement de janvier 2020, ils ne pourront pas contenir le prochain soulèvement. La troisième question sur laquelle il y a un consensus est celle des activités de la Résistance iranienne, au sujet desquelles Khamenei lui-même et d’autres responsables du régime disent que ces activités sont devenues insupportables pour eux », a déclaré M. Jalal Ganjaei, président de la Commission des religions, à propos de la situation du régime.

« Je pense que le problème de la société iranienne avec le soulèvement de l’OMPI a été résolu. Cela signifie que le rétropédalage n’est pas possible. Non seulement il est impossible de revenir en arrière, mais il est également impossible de revenir à mi-chemin« , a déclaré le Dr Manouchehr Hezarkhani, président de la Commission des arts et de la culture.

Les participants à la réunion se sont également accordés sur le fait que la consolidation du pouvoir avant l’élection présidentielle n’est qu’un des moyens par lesquels les autorités du régime espèrent empêcher de graves remises en cause de leur emprise sur le pouvoir, mais même cela serait vain.

« Le candidat de Khamenei pour l’élection est Ebrahim Raïssi, et de cette façon, il veut purger l’autre faction au sein du régime, mais ce candidat lui créera beaucoup de problèmes. Le paradoxe auquel Khamenei est confronté est que lorsqu’il élimine les candidats des autres factions par le biais du Conseil des gardiens, le spectacle des élections n’aura même plus la forme d’un spectacle, ce qui coûtera cher à Khamenei. Même les gangs du régime ne participeraient pas au show électoral« , a déclaré Mehdi Abrishamchi, président de la Commission pour la paix, à propos de l’élection présidentielle du régime.

« Je pense qu’en intensifiant la répression, Khamenei peut éliminer l’autre faction. Mais tout comme Ahmadinejad a rendu la tâche difficile à Khamenei lors de sa Présidence, si Khamenei amène quelqu’un d’autre, même un robot en tant que Président, cela ne fera qu’exacerber à nouveau les problèmes du régime et la situation révolutionnaire ne changera pas« , a déclaré Mehdi Sameh, le président de la Commission des industries du CNRI.

Les dirigeants du CNRI ont ensuite souligné plusieurs effets concrets des priorités du régime. Parmi ceux-ci, on distingue la mauvaise gestion de la pandémie du Coronavirus et l’abdication de la responsabilité fondamentale du gouvernement concernant l’avenir économique du pays. Les participants à la réunion ont explicitement condamné un accord économique de 25 ans récemment annoncé entre l’Iran et la Chine, qu’ils ont décrit comme un abandon d’une grande partie des industries et des actifs du pays à une puissance étrangère. La perte d’autonomie anticipée a vraisemblablement été justifiée à Téhéran par l’injection de liquidités à court terme qui l’accompagne et qui peut maintenant être utilisée pour poursuivre la répression de la dissidence et la consolidation du pouvoir.

Malgré tout cela, les participants à la réunion du CNRI se sont montrés majoritairement optimistes quant à l’échec final des efforts du régime dans sa tentative pour renforcer son contrôle sur le pays. A la lumière du taux de participation record aux élections législatives et de la récente recrudescence de nouvelles manifestations à grande échelle, les militants de la Résistance prévoient des « conséquences écrasantes » pour Khamenei s’il s’entête à installer d’un président qu’il peut contrôler directement ou pire encore s’il ne peut pas le faire.

Mme Radjavi a conclu son intervention en exposant les « perspectives d’avenir pour l’Iran« . Elle a déclaré : « La farce électorale de la présidentielle à laquelle se prépare le régime, est un autre terrain de sa contradiction mortifère.

Khamenei a besoin de toute urgence de confier la présidence à l’un de ses favoris et de mettre en place un pouvoir monolithe pour contrôler la situation. Mais ce changement rend l’ensemble du régime vulnérable face à une société mécontente. Or si Khamenei et les gardiens de la révolution ne parviennent pas à mettre en œuvre ce plan, il y aura une fracture beaucoup plus grande que dans les périodes précédentes au sommet du pouvoir, ce qui ébranlera l’hégémonie de Khamenei. Mais pour le peuple iranien, sa résistance et le CNRI, la farce électorale n’est qu’un moyen de masquer le visage hideux et sanguinaire de la tyrannie religieuse.

Les simulacres d’élections de la dictature religieuse ne sont pas libres, ne répondent à aucune norme électorale internationale et le peuple iranien ne leur accorde pas la moindre légitimité.

Ces quatre dernières décennies, le CNRI a catégoriquement boycotté toutes les farces électorales et les chiffres officiels trafiqués visant à multiplier plusieurs fois le taux de participation. Cette fois aussi, la farce électorale du fascisme religieux n’obtiendra d’autres réponses qu’un rejet et un boycott généralisés du peuple iranien.

Oui, nous votons pour le renversement. Nous disons: non à la dictature religieuse, oui à une république démocratique.

Oui à une république pluraliste fondée sur des élections libres, la séparation de la religion et de l’État, l’égalité entre les femmes et les hommes, l’abolition de la peine de mort, l’élimination de toute discrimination contre les adeptes des diverses religions et l’autonomie pour toutes les minorités ethniques. »

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