mercredi, octobre 21, 2020
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Sommet mondial pour un Iran libre : il faut se tenir aux côtés du peuple iranien pour le changement de régime

Une conférence internationale se tiendra à Achraf 3, le 20 juin 2020.

Le Conseil national de la résistance d’Iran (CNRI) tiendra son « Sommet mondial pour un Iran libre » le 17 juillet prochain. L’événement inédit qui aura lieu en ligne en raison de la pandémie de COVID-19, réunira des milliers de sympathisants de la Résistance iranienne, ainsi que des centaines de personnalités et de démocrates du monde entier.

Quel est le message de ce rassemblement, son impact sur le régime iranien et la situation actuelle du régime ?

Le régime iranien est criblé de crises. Les 40 années d’oppression du régime intégriste et sa politique institutionnalisée de corruption et de bellicisme n’ont apporté que souffrance et désolation pour le peuple iranien. Cette dérive totalitaire a par ailleurs transformé la société iranienne en un baril de poudre prêt à exploser à tout moment.

Après la soudaine hausse des prix du carburant en novembre 2019, la gronde de la société iranienne a été violente. Des centaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues. Le peuple iranien a identifié le régime comme la racine de tous les problèmes en Iran et a unanimement demandé un changement de régime. Ces protestations se sont rapidement répandues en Iran et ont ébranlé les fondations même du régime.

Les manifestants ont attaqué des centres de répression, notamment des centres gouvernementaux, des postes de sécurité et des banques, stations-service et séminaires religieux affiliés à l’État, en particulier les bases du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI). Des centaines de bâtiments ont été incendiés ou ont subi de graves dommages.

Pour retarder sa chute, le régime a recouru à une répression brutale. Selon les rapports publiés par l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI / MEK), plus de 1 500 personnes ont été tuées, tandis que 12 000 autres ont été arrêtées et quelques 4 000 ont été blessés. Le régime des mollahs a imposé une panne d’Internet pour empêcher que les manifestations n’atteignent le monde extérieur. Parallèlement à l’ampleur des manifestations en Iran, le rôle de premier plan des unités de résistance de l’OMPI a beaucoup plus secoué le régime.

L’agence de presse officielle Fars a cité Hossein Ashtari, commandant des Forces de sécurité de l’Etat (SSF) : «Nos enquêtes montrent que dans les coulisses, des organisations antirévolutionnaires et l’OMPI ont dirigé ces mouvements. Les services de sécurité du pays ont identifié ces personnes. Et si Dieu le veut, ils seront punis pour leurs actions en temps et lieu. »

Le quotidien d’État Jomhouri Eslami a rapporté le 18 novembre: “Le commandant des CGRI dans la province du Fars a affirmés que les chefs des émeutiers avaient des liens avec l’OMPI”.

La répression brutale du régime lors du soulèvement de novembre a temporairement étouffé la société iranienne. Mais lorsque le 11 janvier, le CGRI a reconnu avoir abattu un avion de ligne ukrainien un peu plus tôt le 8 janvier, une autre série de manifestations ont éclaté  en Iran. Les étudiants dans les universités étaient en première ligne de ces manifestations. Dans leurs slogans, ils ont visé les hauts responsables du régime, y compris Khamenei en tant que commandant en chef du régime et le président des mollahs, Hassan Rouhani, et ont exigé un changement de régime.

Bien que le régime ait pu une fois de plus réprimer les manifestants, le boycott général et sans précédent des élections parlementaires en février a montré que le conflit du peuple avec ce régime a atteint un point irréversible.

Maintenant, après deux soulèvements à l’échelle nationale, le régime est aux prises avec la pandémie de COVID-19. En raison de la dissimulation et de l’inaction du régime, le virus s’est rapidement propagé à travers l’Iran. Il a jusqu’à présent coûté la vie à plus de 63 000 personnes. La politique criminelle du régime des mollahs en matière d’immunité collective, alors que le régime dispose de suffisamment de ressources pour assurer la sécurité des personnes dans leurs foyers, confirme que le régime n’a aucune intention d’aider la population et qu’il a choisi d’utiliser le COVID-19 comme levier d’oppression. Pourtant, les propres responsables du régime mettent désormais en garde contre l’ère « post-coronavirus» et que cela pourrait déclencher un nouveau soulèvement. À cet égard, Ahmad Naderi, l’un des responsables du régime, a déclaré le 7 mars au quotidien gouvernemental Resalat: «Je m’inquiète des résultats sociaux et sécuritaires de cette crise. Bientôt, des rébellions, beaucoup plus importantes que celles de 2018 et 2019 risquent de se produire.»

Le régime iranien englouti dans la crise essaie d’opprimer la société iranienne en utilisant tous les moyens, alors que les lobbyistes et les apologistes du régime tentent désespérément de faire croire  qu’il n’y a pas d’alternative viable au fascisme religieux au pouvoir en Iran.

Par conséquent, les opposant iraniens, à travers le « Sommet 2020 pour un Iran Libre », chercheront non seulement à envoyer un message fort de soutien au peuple iranien insurgé, mais également que le changement de régime en Iran est imminent. L’alternative démocratique est prête et capable à réaliser ce changement vers la démocratie en Iran. Les Iranien attendent de la communauté internationale de soutenir le peuple iranien et son mouvement de résistance organisé pour mettre fin à quarante ans d’une dictature nauséabonde en Iran.

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