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Election : « Je vote pour le changement de régime », un slogan populaire en Iran

Election : « Je vote pour le changement de régime », un slogan populaire en Iran

Les candidats à la présidentielle en Iran : les deux faces d’une même Médaille

American Thinker, 12 avril 2017, par Shahriar Kia, analyste et opposant politique : L'élection présidentielle en Iran, prévue pour le 19 mai, a connu un développement majeur, jeudi dernier, lorsque Ebrahim Raisi (Raïssi), de la faction des « principalistes » et considéré comme un proche confident du Guide Suprême iranien, Ali Khamenei, a annoncé sa candidature.

Il y a quelques semaines, 50 membres de l'Assemblée des experts, uniquement composée de religieux, l’organe en charge de la désignation du prochain Guide Suprême, ont adressé une lettre à Khamenei l’invitant à approuver Raisi.

Le président sortant, Hassan Rohani, a également indiqué à son cercle intime avoir obtenu l’approbation de Khamenei pour participer aux élections. D’ores et déjà nous pouvons arriver à une conclusion initiale que ce qui se passe s’apparente plus à une sélection qu’à une élection, car les deux principaux candidats recherchent d'abord l'approbation d'un individu avant même de commencer à faire campagne auprès du grand public.

D'autres candidats sont aussi actuellement en course, notamment Hamid Baqai, un ancien vice-président de Mahmoud Ahmadinejad, et l'ancien négociateur nucléaire, Saeed Jalili. Le maire de Téhéran, Mohammad Baqer Qalibaf, s’est retiré récemment.

La population iranienne voit cependant en Rohani une personnalité trompeuse, et en Raisi (Raïssi) un ancien juge brutal qui a participé dans l’exécution de milliers de personnes.

Le bilan de Rohani en tant que responsable de la sécurité qui, selon ses propres mots, a participé à toutes les décisions importantes du régime des mollahs, montre un rôle actif dans les mesures répressives contre les femmes au début de la révolution de 1979. Il a envoyé des mineurs dans sur des champs de mines pendant la guerre Iran-Irak, réprimé le soulèvement estudiantin de 1999, fait progresser le programme clandestin d'armes nucléaires de l'Iran en trompant la communauté internationale, et perpétré plus de 3 000 exécutions au cours de ses quatre années en tant que président. Nous avons également assisté à la montée en flèche de la pauvreté générale, à la stagnation d’une grande partie de l'économie iranienne et à l’allocation des richesses du pays à l'ingérence étrangère en Syrie, en Irak, au Yémen...

Raisi a gravi les échelons du pouvoir judiciaire et a prouvé sa fidélité à l'institution du guide suprême en tant que procureur adjoint de Téhéran, prononçant des condamnations à mort à excès. Le plus horrible de ses crimes est sa participation au sinistre « Commission de la mort » responsable du massacre de plus de 30 000 prisonniers politiques en 1988, principalement des partisans de l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI) et d’autres opposants iraniens.

Khamenei a récompensé Raisi en le nommant Procureur de Téhéran, chef de l'Organisation des inspections du pays, adjoint du système judiciaire, Procureur de la Cour spéciale pour le clergé et principal Procureur général du régime. Plus récemment, Khamenei a fait confiance à Raisi en le mettant à la tête de l'Astan Qods Razavi, une fondation considérée comme l'une des entités politiques et économiques les plus puissantes d'Iran. Un pourcentage important du budget de ce régime utilisé pour exporter le terrorisme et le fondamentalisme par le biais des pasdaran à l'étranger est fourni par cette même institution.

Les rapports provenant de l'Iran indiquent un sentiment de haine d’aversion publique croissante chez les Iraniens à propos du simulacre d’élection du régime. La population ne fait pas confiance à aucune des factions du régime ni à leurs candidats. Les Iraniens à l'intérieur du pays et à l'étranger affirment de plus en plus sur les réseaux sociaux : « Je vote pour un changement de régime ».

L’OMPI a récemment publié un communiqué sur son site web, largement vu en l'Iran, exhortant la population à boycotter les élections. Intitulé « La liberté et des élections libres basées sur le droit des populations à la souveraineté », le communiqué exhorte la population à s’engager dans une « campagne nationale » visant à bouder boycotter les élections et exprimer son choix pour le changement de régime.

La lutte pour le pouvoir entre les factions du régime des mollahs et leurs représentants, Rohani et Raisi, n'est qu'un conflit pour l'usurpation et le pillage des ressources du pays. L’intensification des luttes internes à Téhéran est une indication claire de l'échec du régime face à la montée des crises nationales et internationales.

Le régime de Téhéran est terrifié par la répétition potentielle des soulèvements de 2009. Seulement que cette fois-ci, ce sera à une échelle beaucoup plus grande.

 

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