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Paris : Pour un "Iran Libre" avec des centaines de personnalités, de parlementaires et d’élus des cinq continents

Paris Iran Libre villepinte

Maryam Radjavi : Le soulèvement a embrasé l'Iran, c’est la fin de la partie pour les deux factions ; la victoire est inévitable et l'Iran sera libre

L’imposant rassemblement annuel des Iraniens et des partisans de la Résistance iranienne pour un « Iran libre » s'est tenu à Villepinte Paris nord le samedi 30 juin 2018. Etaient présent la présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne Maryam Radjavi, et des centaines de hauts responsables politiques et d'hommes d'État des cinq continents.

Dans son allocution, Mme Radjavi a souligné : « Une génération pleine d’ardeur et assoiffée de liberté s’est dressée pour s'emparer de tout le pays et reprendre l'Iran à ses occupants, les mollahs. Les travailleurs de Haft-Tapeh, les sidérurgistes, les agriculteurs de Varzaneh, les jeunes de Kazeroun, les conducteurs de camions et les commerçants de tout le pays, les Bazaris, les jeunes de Lalehzar, Ferdoussi, Chouch, Mellat et Ekbatan à Téhéran, ont fait preuve de beaucoup de courage face à la sauvagerie des forces de sécurité. C'est la bataille du peuple iranien. Le renversement du régime est inévitable. La victoire est certaine et l'Iran sera libre. Les perspectives d'un Iran sans les mollahs ni le chah sont imminentes. Le mythe de la solution venant de l’intérieur du fascisme religieux est parti en fumée. Le peuple et la jeunesse insurgée ont sifflé la fin de partie pour les deux factions du régime. »

Maryam Radjavi a ajouté : « Cela fait six mois que les Iraniens ont rendu possible un soulèvement et un mouvement de protestation malgré une répression intense. La société est dans un état explosif. La position de Khamenei s'est considérablement affaiblie et il n’a strictement aucune légitimité. Les gardiens de la révolution répressifs et leur milice du Bassidj voient leurs rangs s’effriter. Les mollahs ont perdu le plus important soutien de la politique de complaisance, à savoir les États-Unis. Une avalanche de sanctions successives les frappe durement. Et le signal le plus important de la période du renversement, c’est que les mollahs ont vu se réaliser ce qu’ils redoutaient le plus. Il s’agit de la connexion des opprimés en colère et de la résistance organisée. »

Au sujet du futur Iran libre, Maryam Radjavi a déclaré : « Nous appelons à édifier une société dont la trame sera constituée de liberté, de démocratie et d’égalité. Nous avons défendu et défendons l’égalité des femmes et des hommes, le droit de choisir librement ses vêtements, la séparation de la religion et de l’État, l’autonomie des minorités, l’égalité des droits politiques et sociaux de toute la nation iranienne, l’abolition de la peine de mort, la liberté d’expression, de partis, de la presse et d’assemblée, la liberté d’unions, d’associations, de conseils et de syndicats. Nous sommes pour un Iran non nucléaire, vivant dans la coexistence pacifique et la coopération régionale et internationale. »

Elle a ajouté : « Dans cette voie, le premier pas sera le transfert de la souveraineté au peuple iranien. C’est en s’appuyant sur le peuple et cette base sociale que l’on peut éviter le chaos et l’insécurité et que l’on peut préserver l’intégrité de l’Iran et des Iraniens tout en leur gardant la tête haute. Selon le programme du CNRI, après le renversement des mollahs, un gouvernement provisoire se mettra en place pour une période de six mois dont la tâche principale sera la formation d’une Assemblée constituante avec des élections libres au suffrage universel, direct, égalitaire et secret. Cette Assemblée constituante devra en deux ans rédiger la nouvelle Constitution de la république et la soumettre au vote du peuple iranien. De la même façon, elle devra mettre en place les instances essentielles de la nouvelle république soumises au vote populaire. »

La présidente élue du CNRI a souligné, « il y a 16 ans, en adoptant le plan du « Front de solidarité national pour le renversement de la dictature religieuse », le CNRI a déclaré qu’il était prêt à coopérer avec les forces républicaines qui rejettent le régime des mollahs dans sa totalité et qui luttent pour un Iran démocratique, indépendant et fondé sur la séparation de la religion et de l’État. »

Cinq reportages vidéo sur les vastes campagnes menées par les jeunes Iraniens et les partisans de l'OMPI et de la Résistance iranienne dans plusieurs quartiers de Téhéran et diverses villes du pays, déclarant leur soutien au rassemblement pour un Iran libre, ont été l'une des parties les plus inspirantes du rassemblement, saluée avec enthousiasme par le public.

Parmi les éminentes personnalités qui sont intervenues au grand rassemblement, on peut citer Rudy Giuliani, candidat à l’élection présidentielle américaine et ancien maire de New York ; Newt Gingrich, candidat à l’élection présidentielle américaine et ancien président de la Chambre des Représentants ; le gouverneur Bill Richardson ; Michael Mukasey, ancien ministre américain de la Justice ; Louis Freeh, ancien directeur du FBI ; et le général George Casey, ancien chef d’état-major de l’armée américaine ; Stephen Harper et John Baird, respectivement ancien Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Canada ; Bernard Kouchner et Philippe Douste-Blazy, anciens ministres français des Affaires étrangères et Rama Yade, ancienne Secétaire d’Etat française des Droits de l’homme; l'ambassadeur Giulio Terzi, ancien ministre italien des Affaires étrangères ; Sid Ahmad Ghozali, ancien Premier ministre algérien ; Eduard Lintner, ancien vice-ministre allemand de l'Intérieur ; S.E. Mrs Theresa Villiers, ancienne Secrétaire d’Etat de l’Irlande du Nord ; Michele de Vaucouleurs et Philippe Gosselin, parlementaires français ; le sénateur Paolo Corsini, représentant la délégation italienne ; Anna Fotyga, ancienne ministre polonaise des Affaires étrangères, représentant la délégation du PE ; Pandeli Majko, ministre d'État et ancien Premier ministre d'Albanie ; Ben-Oni Ardelean, vice-président de la Chambre des députés de Roumanie ; Saleh al-Qalab, ancien ministre jordanien de la Propagande ; Nazir Hakim, Leader de l'opposition syrienne.

Mme Theresa Villiers, députée britannique, a remis à Mme Radjavi une plaquette portant le soutien de 2 000 parlementaires de toute l'Europe à la Résistance iranienne qu’elle dirige et à son plan en dix points pour un Iran libre.

Des dizaines de déclarations de soutien de personnalités éminentes et de politiciens, de délégations du Parlement européen et de hauts dignitaires religieux de divers pays ont été présentées à Mme Radjavi, pour soutenir le soulèvement iranien et sa Résistance organisée, l'alternative démocratique, le Conseil national de la Résistance iranienne.

En plus de la participation de dignitaires américain au rassemblement, un communiqué bipartite a été signé par 33 dignitaires américains, parmi lesquels le sénateur Joseph Lieberman, ancien candidat à la vice-présidence ; le général James Jones, conseiller à la sécurité nationale auprès du président Obama et ancien commandant de l'OTAN ; Edward Rendell, ancien président du DNC (Democratic National Commitee) et gouverneur de Pennsylvanie et Tom Ridge, ancien Secrétaire à la sécurité intérieure et ancien gouverneur de Pennsylvanie. Le communiqué stipule : « Nous croyons que le changement démocratique en Iran est le seule événement capable d’instaurer la stabilité et de calmer les feux de l'extrémisme dans la région... Le mouvement de résistance a démontré son enracinement généralisé au sein de la société iranienne, sa résilience face à des circonstances incroyablement difficiles, ses prouesses organisationnelles impressionnantes et sa capacité à révéler les secrets que Téhéran est déterminé à cacher au peuple iranien et au reste du monde. »

Plus de 50 évêques d'Angleterre, d'Écosse et du Pays de Galles, notamment les deux tiers des chefs religieux de la Chambre des Lords britannique qui supervisent des milliers d'églises à travers le Royaume-Uni, et 78 chefs d’églises aux États-Unis, se sont joints au Révérend Dr Rowan Williams, l'archevêque de Canterbury, dans son communiqué condamnant les violations flagrantes des droits de l’homme en Iran, en particulier les droits des minorités religieuses et leur situation très difficile. Les signataires ont exhorté la communauté internationale à fonder toute amélioration des relations avec l'Iran sur la cessation de l'oppression des minorités et sur l'arrêt des exécutions en Iran.

Jean-Francois Legaret, Maire du 1er arrondissement de Paris, était accompagné de 100 maires et élus français, lors du rassemblement Iran Libre où ils ont annoncé le soutien de milliers de leurs collègues en solidarité avec la résistance du peuple iranien et le soulèvement contre la dictature des mollahs.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
30 juin 2018

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