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Le soutien aux médias de la Résistance iranienne 

Ces derniers mois, les réseaux de propagande et les campagnes de diffamation du régime iranien ont attiré l’attention. L'attention internationale s'est d'abord portée sur la question en août, lorsque les géants des médias sociaux, notamment Facebook et Twitter ont présenté de faux comptes ayant leurs racines en Iran, suite à un rapport de la société de cybersécurité FireEye.

Plus récemment, les fermetures qui en ont résulté ont fait l'objet de nouvelles informations, sous la forme d'un rapport spécial de Reuters qui a identifié 70 sites Web dans le monde, chargés de véhiculer les messages de propagande du régime iranien.

Il est difficile d’estimer l'impact de ces réseaux de diffamation. Mais quelle que soit la portée internationale de la propagande des mollahs, elle est pâle en comparaison de l'intensité avec laquelle cette propagande est alimentée auprès du public iranien. En Iran les organes d'information indépendants sont toujours fermés et les restrictions plus strictes sur Internet et les médias sociaux, ne font que s'accélérer depuis le déclenchement des manifestations nationales à la fin de l'année dernière.

La poursuite de ce mouvement de protestation a incité davantage Téhéran à imposer des messages fortement biaisés à la communauté internationale. Qui plus est, elle a conduit le régime des mollahs à préparer des attentats terroristes contre des militants de l'opposition iranienne basés dans des pays étrangers. En janvier, le Guide Suprême des mollahs, Ali Khamenei, a accusé le principal groupe d'opposition iranien, l'Organisation des Moudjahidine du Peuple d'Iran (OMPI/MEK), d'avoir organisé et dirigé le soulèvement populaire de décembre et janvier derniers. Bien qu'elle dirige régulièrement des activités politiques en Iran, la coalition du Conseil national de la Résistance iranienne est basée en France, où des agents des mollahs ont préparé un attentat terroriste contre le rassemblement international de l’opposition iranienne organisé en juin dernier.

Tout cela souligne l'importance de soutenir d'autres sources d'information à l'intérieur du régime islamiste. Bien qu'il soit peu probable que les médias indépendants survivent après avoir ouvertement critiqué le régime des mollahs, il existe un certain nombre d'autres médias qui opèrent très discrètement et qui sont hors de la portée des tactiques de répression du régime.

L'un de ces médias indépendants, une chaine de télévision satellite appelé Iran National Television, a lancé son dernier téléthon. Les dirigeants d'INTV indiquent qu'ils s'attendent à ce que leur dernier téléthon apporte des contributions encore plus importantes et nombreuses. Sa mission cruciale qui est d’apporter au peuple iranien des informations qui n'ont pas été filtrées par le réseau de propagande du régime.

Les manifestations et les grèves ouvrières au cours de l'année écoulée ont fait passer le message de l’aspiration du peuple à un changement de régime et à l’avènement d’une gouvernance démocratique. Cela met en lumière le rôle fondamental des médias libres et indépendants qui donnent de la voix aux revendications populaires devant un régime répressif. S'il n'y avait pas eu des médias comme INTV qui apportent des informations justes, non censurées et complètes de diverses sources, la plupart des Iraniens ne seraient probablement pas au courant des manifestations qui ont éclaté dans des villes et des villages éloignés. Et sans ces médias non filtrés, la communauté internationale serait également dans l'ignorance.

Malheureusement, des militants iraniens ont été mis à mort pour leur soutien aux médias indépendants. Pourtant, de nombreux citoyens continuent de risquer des représailles du gouvernement parce qu'ils reconnaissent que les médias indépendants, notamment INTV, fournissent des services essentiels au peuple iranien et à la communauté internationale. Dans de nombreux cas, le risque vient non seulement du fait de faire un don à un organe d'information indépendant, mais aussi du fait de lui fournir des informations sur les dernières manifestations, sur les conditions de vie tragiques du peuple iranien, notamment des minorités ethniques et religieuses, sur les réactions violentes des autorités iraniennes et sur les divers autres abus commis par le régime.

Ces abus n'ont fait qu'augmenter en fréquence et en intensité depuis le début de ce que la présidente élue du CNRI, Maryam Radjavi, a prédit comme une « année pleine de soulèvements » contre la dictature théocratique.

L'escalade de la répression et les preuves de plus en plus nombreuses de la manipulation des médias mondiaux par les mollahs soulignent la nécessité d'une action de la communauté internationale. Alors que l'INTV organise son téléthon, les organismes internationaux et les défenseurs des droits de l'homme devraient garder un œil attentif sur les agissements de Téhéran.

Le monde doit donc être prêt à faire comprendre une fois de plus au régime des mollahs qu'il ne peut espérer intensifier sa répression ou amplifier sa propagande destructrice sans subir des conséquences économiques et l’isolement diplomatique.

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