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Cinq coups mortels portés au régime iranien par l’OMPI

Cinq coups mortels portés au régime iranien par l’OMPI

Par Mahmoud Hakamian 

Cinq coups mortels portés au régime iranien par le groupe d'opposition le plus important et le mieux organisé, l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d'Iran (OMPI) :

1 - Exposer Khomeiny comme un tyran

Le 11 février 1979, alors que les Iraniens renversaient le Shah, quelque six millions de personnes affluèrent à Téhéran pour saluer Khomeiny et lui donner une influence politique, religieuse et révolutionnaire sans précédent. Aucun groupe n'osait le défier – aucun, à l’exception de l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI).

Le leader de l’OMPI, Massoud Radjavi, a immédiatement tenu une série de discours publics dénonçant les nouvelles restrictions aux libertés et révélant au grand jour la nature intégriste et la tyrannie que Khomeiny était en train d'instaurer. Pendant 2 ans et demi, l’OMPI a pacifiquement dénoncé les failles du système théocratique, tandis que les milices armées de Khomeiny ont saccagé les bureaux et les rassemblements de l’OMPI, tuant des dizaines de militants de l’OMPI et en arrêtant des milliers. Enfin, le 20 juin 1981, Khomeiny ordonna aux Gardiens de la révolution (pasdaran) d’ouvrir le feu sur un rassemblement pacifique d'un demi-million de militants de l’OMPI. Par la suite commença le règne de terreur de Khomeiny. Des milliers de militants de l’OMPI ont été sommairement exécutés. À partir de ce jour-là, les Iraniens ont réalisé que Khomeiny était un dictateur impitoyable qui utilisait le nom de l'Islam pour se maintenir au pouvoir. Son régime perdit toute légitimité, et ainsi commença la Résistance pour renverser les mollahs.

2 - Mettre fin à la politique de complaisance de l'Occident

Après la mort de Khomeiny en 1989, les dirigeants occidentaux, qui cherchaient à obtenir des contrats pétroliers iraniens, ont immédiatement chanté de faux éloges à l'égard des supposés modérés qui auraient pris le pouvoir en Iran. L’OMPI et l'ensemble de la coalition du CNRI à laquelle elle adhère ont lancé une campagne visant à dénoncer la menace mondiale de l'intégrisme islamiste de Téhéran et du parrainage du terrorisme d'État. Massoud Radjavi a déclaré : « Une vipère ne donnerait jamais naissance à une colombe. » La campagne internationale de l’OMPI a obtenu le soutien d'une majorité de législateurs du Congrès américain et des parlements de toute l'Europe. Plus récemment, Maryam Radjavi, présidente élue du CNRI, a réussi à rallier l'énorme soutien bipartite de législateurs et d’anciens fonctionnaires pour le droit du peuple iranien à renverser ses dictateurs. En 2019, le Département d'État américain a désigné les Gardiens de la révolution (pasdaran) du régime comme une organisation terroriste étrangère.

3 – Des révélations nucléaires qui déclenchent des sanctions de l'ONU

En 2002, lors d'une conférence de presse à Washington, le CNRI a révélé le site secret d'enrichissement d'uranium du régime des mollahs à Natanz et le réacteur à eau lourde à Arak. La révélation, fondée sur des renseignements fournis par l’OMPI et provenant de l'intérieur du régime, a déclenché une enquête menée par l’agence de surveillance nucléaire de l'ONU, qui a conclu que le régime avait un programme nucléaire secret. Par la suite, l’OMPI et le CNRI ont tenu des douzaines de conférences de presse révélant des détails sur d'autres projets et sites illicites de production d'armes nucléaires, d'armes de destruction massive (ADM) et de missiles balistiques. Ces révélations ont donné lieu à des sanctions de l'ONU et de la communauté internationale contre le régime qui sévissent aujourd'hui encore contre les mollahs.

4 - Blocage de la stratégie belliciste de Khomeiny en Irak

Khomeiny a utilisé la guerre Iran-Irak de 1980-1988 comme couverture pour continuer la répression interne et excuser son régime pour son incapacité à diriger un État moderne. En 1983, le gouvernement irakien a signé le « Plan de paix » du CNRI pour la fin de la guerre. L’OMPI, qui avait lutté contre l'invasion des forces irakiennes au début de la guerre, a mis fin à toutes les hostilités avec l'Irak une fois que les forces irakiennes se sont retirées du territoire iranien et que l'Irak a accepté ce plan de paix. Khomeiny, quant à lui, refusa de signer le plan et jura de continuer la guerre jusqu'au dernier maison debout en Iran , dans le but ultime de « libérer Jérusalem par Karbala ». Le gouvernement irakien a a alors toléré l'établissement par l’OMPI des bases à la frontière Iran-Irak. La présence de l’OMPI en Irak reposait sur une indépendance totale vis-à-vis du gouvernement irakien. En 1987, l’OMPI a créé l'Armée de libération nationale, qui a bénéficié d'un large soutien interne. Dans chacune des opérations majeures de l'ALNI contre les pasdaran, les habitants des villes libérées ont afflué en masse pour rejoindre les rangs du mouvement luttant pour la liberté de leur nation. En 1988, une opération de l'ALNI qui a libéré la ville de Mehran, a abouti à un slogan populaire, « Aujourd'hui Mehran, demain Téhéran ». Le succès de l’OMPI et de l’ALNI et la possibilité de nouvelles défaites militaires du régime ont effrayé Khomeiny au point qu'il a fait marche arrière quant à sa promesse de poursuivre la guerre jusqu'à ce que « les ennemis de l'Islam » soient vaincus et, a été contraint d'accepter un cessez-le-feu avec l'Irak.

5 - Briser l'héritier de Khomeiny

Deux fois au cours des quatre dernières décennies, l’OMPI a déclenché des brèches majeures au sein du régime des mollahs. En 1981, l’OMPI a persuadé le président de l'époque de se séparer de Khomeiny. En 1988, alors qu'un massacre était en cours, sur ordre de Khomeiny, de tous les prisonniers politiques restés fidèles à l’OMPI, l'Ayatollah Hossein-Ali Montazeri, l'héritier désigné de Khomeiny, a dénoncé ce massacre, le qualifiant de « plus grand crime contre l'humanité pour lequel l'histoire nous condamnera ». Khomeiny enragé a renvoyé Montazeri qui a ensuite été placé en résidence surveillée. En 2016, une bande audio de la conversation de Montazeri avec les membres des commissions de la mort de 1988 a fait surface, ce qui a déclenché d'autres demandes de justice publique concernant le massacre.

Le rôle de l’OMPI en Iran aujourd'hui

Le CNRI et l’OMPI représentent une alternative démocratique puissante au régime. Au cours des 40 dernières années, l’OMPI a obtenu un large soutien populaire malgré l'exécution de 100 000 militants de l’OMPI, les attaques terroristes contre les membres de l’OMPI et la désinformation contre le groupe.

Ces dernières années, l’OMPI a pu étendre et organiser son réseau à l'intérieur de l'Iran malgré une répression omniprésente. En 2017, l’OMPI a quitté l'Irak pour l'Albanie et a établi une base appelée « Achraf-3 », d'où les Moudjahidine du peuple sont devenu un symbole d'espoir et d'inspiration pour des millions de jeunes Iraniens. Simultanément, l’OMPI a créé en Iran des « Unités de résistance » dont l'objectif est de diffuser le message de la Résistance et de transformer les manifestations économiques et sociales en un soulèvement national contre les mollahs.

En décembre 2017 et tout au long de 2018, un soulèvement majeur dans plus de 140 villes, avec des appels au changement de régime, a ébranlé le régime. Le 9 janvier 2018, le Guide Suprême du régime, Ali Khamenei, a explicitement déclaré que l’OMPI était derrière les manifestations. Le 2 janvier 2018, le président du régime des mollahs Hassan Rohani a déclaré au président français Emmanuel Macron, lors d'un appel téléphonique, que l’OMPI était derrière les troubles et il a demandé (en vain) à la France d’évincer le groupe.

Le 19 avril 2019, le ministre iranien du Renseignement, Mahmoud Alavi, a déclaré que 116 équipes affiliées à l’OMPI avaient été arrêtées l'année dernière. Le 22 avril 2019, le directeur général du ministère dans la province de l'Azerbaïdjan oriental a déclaré que l’OMPI avait considérablement étendu sa portée et que 60 militants de l’organisation avaient récemment été arrêtés dans la province.

En réaction aux commentaires d'Alavi, l’OMPI a déclaré que le nombre d'arrestations de ses militants de l'année dernière était en fait beaucoup plus élevé. L’OMPI a publié un petit échantillon des noms et coordonnées de 28 des détenus, exhortant à une action internationale urgente pour leur libération. Cette liste en dit long sur le statut croissant de l’OMPI en Iran. Plus de la moitié d'entre eux ont moins de 35 ans. Parmi eux, des femmes ont été arrêtées dans 13 villes différentes, ce qui témoigne de la grande portée de l’OMPI en Iran.

Le régime des mollahs est paralysé par des crises majeures et terrifié à l'idée que le peuple iranien est son véritable ennemi. Il craint qu'ils ne s'organisent, et il ne veut certainement aucune alternative à son régime autoritaire. Il traque toute personne associée à l’OMPI.

Les propos du ministre des renseignements du régime vont à l'encontre de ce que les apologistes du régime ont déclaré au sujet du « manque de soutien populaire » de l’OMPI en Iran. L’OMPI s'est avérée être le seul mouvement d’opposition démocratique capable de rallier les Iraniens contre le régime, à travers une formidable structure organisationnelle et un réseau populaire en Iran.

La communauté internationale devrait reconnaître le droit démocratique du peuple iranien à changer de régime. L'Iran dispose d'une alternative, dirigée par l’OMPI, capable d'établir une république démocratique et pluraliste fondée sur la séparation de la religion et de l'État, l'égalité des sexes, l'autonomie des groupes ethniques de l'Iran et un Iran non nucléaire.

Grâce à son organisation et à sa cohésion, la Résistance iranienne peut remplacer le régime et assurer une transition pacifique du pouvoir aux représentants élus du peuple iranien.


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Contexte: L'OMPI a été fondée le 6 septembre 1965 par trois intellectuels iraniens afin de renverser la dictature du Shah. Depuis 1981, l’OMPI se bat pour renverser le régime des mollahs et instaurer la démocratie, la liberté et les droits humains en Iran.

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